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fort vertueux et rempli de piété » .
Il succomba dans ce Idng martyre, le 1*' juillet 1794» à l'âge de 58 ans, et fut enterré dans l'île d^Jix. (F. Bobdebie, curé, et A. Bobdieb.)
BORDIER (Alexandre), vicaire de Montignac, dans le diocèse de Sarlat, et né à Ber-* gerac, dans le oftême diocèse, ne prêta point le seiment de la cans* titution civile du clergé. Cette conduite louable le voua à la proscription comme « prêtre réfractaire » ; et, quand survint la loi d'expulsion rendue le a6 août 1792, il crut pouvoir rester tran* quillement dans sa province, en faisant le serment de iiherté^alilé prescrit alors. Cet acte de foi"blesse ne pouvoit sauver un prêtre déjà compris dans la classe des insermentés , et qui se montroit attaché à la religion et à l'exercice 4ç son ministère. Il fut arrêté en ^79^9 ^^ j^té dans les prisons de Périgueux. On l'en fit partir en février i7945pourRochefort, d'où il devoit être envoyé au-delà des mers ( V, Rogbbfo&t). Arrivé dans cette ville , il y fut embarqué sur le navire (es Deux Associés, Les maux qu'on souffroit dans l'entrepont de ce bâtiment devenoient pour lui un supplice auquel il ne ' pouvoit résister. Sa patience étoit grande ; il dotina à ses compagnons, entre autres exemples édîfians, celui de rétracter son ser-^ ment de liberté -égaUU; et il
mourut dans la paix du Seigneui*, à l'âge jde 58 ans , durant l'été de 1794* Ses ossemens reposent dans l'île Madame. {F. P. Y. Bobdb-* BiE€t K. Boucher.)
BORIE (Joseph) 9 simple ou-- ▼riercordonnier en laville de Gaussade , où il étoît né 9 mérita d'être compris ayec son curé , parmi les dix-huit habitans de cet endroit qu'on y arrêta en 17945 et que Ton conduisit à Paris 9 comme autant de conspirateurs. Le tribunal révatutiannaire l'envoya à l'échafaud avec eux, en qualité de fanatique 9 le 5 messidor an II (ai juin 1794) ; et Borie périt le même )our, à l'âge de 19 ans. ( V.
J. P. Clâtière.)
BORIE (Jeah-Eub) 9 prêtre de la congrégation de la Mission , dite de Samt-Lazarcy supérieur du séminaire de Sarlat, et vicairegénéral de ce diocèse 9 fut un des plus zélés défenseurs de la Foi lors de l'introduction de la ùonstitu-^ tion dvUù du clergé. Il fut donc loin d'en prêter le schismatique serment 9 et ne sortit point de France après la loi de déportation du a6 août 1792. La tranquillité dont jonissolt sa province j faisoit que ce saint prêtre s'applaudissoit d'y être resté pour l'utilité des catholiques ; mais cette tranquillité fut troublée d'une manière violente vers la fin de 1793. On arrêta le lazariste Borie; et 9 après plusieurs mois de séjour- dans les prisons de Périgueux où il avoit
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été conduit 9 on le traduisit devant le tribunal drîolinel du département de la Dordogné, siégieant en Cette ville 9 le 14 niessidoran II (2 juillet 1794 )• Les juges l'envoyèrent ce même jour à l'écha-»
faud comme « prêtre réfractaire » .
( F. F. Artensië et P. Capelle. )
BOBJE ( Andeê Portefaix- ) 9 prêtre de la congrégation des Lazaristes 9 et supérieur du séminaire d'AIbî, s'étoit retiré, lors de l'abolition des anciennes institutiont ecclésiastiques 9 dans le bourg de Paulbac^ près Saînt-Cheîy-d'Apcher, diocèse de Mende. Modèle de piété et des vertus de son état 9 il n'avoît point fait le serment schismatique 9 et avoit cru pouvoir se dispenser d'obéir à Tinique loi de la déportation. On l'arrêta au commencement de 1794; et il fut traîné dans les prisons de Mende , déjà chef- lieu du département de la Lozère. Le tribunal criminel de ce département le condamna à la peine de mort comme « prêtre réfractaire » 9 le 12 floréal an II (2 mai 1794)* Sa sœur 9 Marie Portefaix 9 chez laquelle il demeuroit 9 fut condamnée ensuite 9 le 3 prairial an II (22 mai 1 794) 9 à la déporta* tion pour toute sa vie 9 comme « receleuse de prêtres réfractaires ». {V. 3* Alix.)
BOS (Cbari.es) 9 prêtre, né à Yerargues 9 dans le département de V Hérault ou du CatUai, comme il est dit sur le registre de l'hôpi* tal de Saint-André de Borde^RZ ,
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oûil mourut, étoit un de ces innombrables ministres des autels qui» pour conseryer leur Foi intacte^ avoîent refusé le serment de 1791, et s'étoient exposés aux plus grands périls pour la gloire de la religion et les besoins spiri-> tuels de ses disciples. Arrêté dans sa province par les persécuteurs en 1793 y il a voit été conduit en 1794 à Bordeaux, où il devoît être em« barque pour la déportation à la Guiane. Les embarquemens ne commencèrent qu'en automne , trois mois après la chute de Ro* berspierre ( F. Bobdbâvx) ; et le prêtre Bos^ restant enfermé dans le fort du Ha, attendoit que son tour de partir arrivât, lorsqu'il succomba sous le poids de ses longues et cruelles soufifrances. Avant qu'il expirât, on le fit transporter dans l'hôpital de Saint- André , où il ne cessoit pas d'être captif de J.-G. Il y rendit son dernier soupir le 25 novembre 1794 9 à l'âge de 49 £^s« ( F. G* BoHHXT et Bon-
HBFONT.)
BOSGAULT (Victoa), prêtre, né à Gordes, dans l'Albigeois, en 1758, et religieux Bernardin à Aibi, n'avoit prêté aucun des ser^ mens de la révolution; et les persécuteurs des années .1795 et 1794 n'avoient pu l'atteindre. Il n'échappa point à ceux que mit en oeuvre la cruelle loi de déportation à la Guiane, rendue le lendemain du 18 fructidor an Y ( 4 septeipbfre i797). Ils le firent con«
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duire à Bochefort, où il fut embarqué sur la corvette te Bayonnaiêôf le 1*' août 1798 (F. Guunb}. Arrivé à Garenne 9 à la fin de septembre , il fut felé* gué dans un canton tion moins pestilentiel que tes autres; et il y mourut dans le cburai^ de décembre 1799. {F. L^ Boixinfr et M. BoTBHF.) ;
BOSGUS (Jban- Joseph], prêtre du diocèse de Bodez, dont la vie et la mort fyrent amplement racontées avec celles de son frère 9 dans les Annales ùiUhoUq%tô$ de 1 797, ensuite dans les Mén^re9 'pour servir à i* Histoire de ia Religion, à la fin du XFIII* siècle 9 publiés en i8o3, et df)9r quels le récit a été depuis lojrt souvent copié, ne sera présenté par nous ici que sous le rapport des actions qui le préparèrent à la couronne du martyre. Profitimt pour cela de la notice- que- nou$ en reçûmes en 1799, nous rectifierons en passant quelques erreurs de noms des précédentes narrations. Jean-Joseph et son frère André étoient nés dans la pa« roisse de Flanjac, près d'Espalion. Le premier, qui étoit l'aîné, y avoit vu le jour en 1756; et, fait prêtre vers 1781, il avoit été placé comme vicaire dans la paroisse de Naussac , près de Bignac. Son frère, plus jeune, qu'il avoit lui-même formé à l'état ecclésiastique , n'étoit encore que sous-diacre lorsque la révolution
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éclata. Ne pouvant être ayancé dans les ordres en sa province, il alla se faire ordonner diacre et prêtre en Espagne. Les supérieurs ecclésiastiques l'établirent alofs vicaire en la paroisse de Saint -Julien- de^Pigagnol ? près Rignac qu'il vînt desservir.- Voisin de sorffrèr* Jean-Joseph, etencore plus intimement uni avec lui par sa Foi el sa piété que par les liens dîi sang, il montra comme lui un égal éloigfiement du serment de \st cfmstitution civiie du clergé.
iîesté dans le pays après la loi de déportation, et voyant s'accroître de jour en jour la persécution, ces deux plâtrés qui, chacun de son côté, -Itavailloient ardeii(iment au ëalât des âmes , se rapprochèrent ens^^mble pour délibérer sur ce qtr^$ ferôient en de si critiques conjonctures. Le résultat de leur ccftféfrence fut qu'ils retourneroient, l'un et l'autre, exercer leur ministère dans leur canton respectif. Ils bravèrent tous les périls , et supportèrent toutes sortes de Fatigues pour procurer les secours Spirituels aux mourans, aux malades, à tous ceux qui réclamoîent les soins de leur sacerdoce. Quand des parens, des amis , les supplioient de ne pas tant s'exposer , ils leur répondoient : « Ce n'est pas pour nous seuls que nous sommes prêtres; et c'est surtout dans ce temps de calamité que nous devons être disposés à nous immoler pour le
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salut des fidèles ». Le 28 mai 1794, veille de l'Ascension, ils se trouvèrefit tous les deux à Flanjac pour y entendre les confessions des catholiques , et les disposer à la fête du lendemain. La nuit même fut consacrée à ces fonctions ; et les exercices du jour de la fête ne furent pas moins pénibles pour eux. Epuisés de fatigues, ils venoient de se coucher, et/dormoient à peine, lorsque 9 Vf/rs minuit, la maison où ils étoient fut investie par une soldatesque impie qui , ayant forcé les portes, s'empara de leur personne, les accabla d'injures, et frappa même l'aîné de plusieurs coups de sabre qui le mirent tout en sang. Ils furent liés l'un à l'autre par le cou avec une grosse chaîne de fer, et traînés à Espalion où siégeoit l'administration du district sur lequel on les avoit arrêtés.
Dans la route, ils s'exhortoientmth> tuellement à ne se laisser abattre par aucune espèce d'épreuve. En entrant dans la ville , ils sont ren* contrés par leur sœur qui s'évanouit en les voyant ainsi garrottés ; et ils la consolent en la conjurant de ne pas s'afïliger de leur bonheur.
Interrogés avec insolence et dureté par les membres du district, qui cependant étoient tous leurs parens ou leurs anciens amis, ils font leur profession de Foi avec autant de douceur que de fermeté ; mais ils sont inébranlables dans le refus des aveux qu'on veuloit leur
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arracher pour associer à leur sort une foule d'autres yictîmes. Leur compatriote M. Dubruel5 depuis lors membre du Corps Législatif en 1797, et de la Chambre des Députés en 1 8 1 5 et 1 8ao , accourt pour solliciter en leur faveur, essayant au moins de sauver le plus jeune des deux ; et il obtient presque l'assurance qu*André qui n'aroit été ordonné prêtre que depuis la révolution , et pouvoît n'être pas censé fonctionnaire public 9 ne seroit pas considéré « comme réfractaîre». Quand il en a obtenu la promesse, il vient arec émotion dire au plus jeune des Boscus :
<c Cher ami , tous êtes sauyé , si TOUS voulez dire que vous n'étiez pas fonctionnaire public». Celuici] jette alors sur M.^Dubruel un regard plein de reconnôissance, et lui répond avec l'accent de la Foilà plus vive : « Ah ! Monsieur, la vie la plus heureuse vaut -elle assez pôiir être rachetée par un mensonge»? £n lisant cette réponse , où se croit reporté aux plus beaux temps de l'Eglise, lors^que, sous les persécutions de Galère et de Maximin en 3o6, on vit Phlléas, évoque de Thmuis, et Philoromus , magistrat d'Alexandrie , résister aux sollicitations de leurs parens , de leurs amis , des juges mêmes qiii les pressoient de pourvoir ù leur conservation par quelque condesceùdance qui auroit obscurci leur Foi (Eusèb. Hist.
t 8^. Ne' croit-on path emendré ce
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Philéas, lorsque son frère le supposoit appelant de la sentence de mort, avec l'intention de revenir sur sa profession de Foi pour l'altérer, s'écrier: «Ne l'écoutez pas; bien loin de souhaiter qu'on révoque l'arrêt qui me condamne à mourir, j'ai au contraire de grandes actions de grâces à rendre au président qui va me faire co-héritier de J.-C.»?{Rufin, Hist. ecct.
L VIII, c. 10,) Frater Phiieœ \ qui erat unus ex advocatis, ea?ctoAfnavit dicens : P/iiieas abo^ Utionem petit. Culdanûs re^ vocans eum dixit : Quid ap^ peUasti ? Phileas respondit :
non appeiiavi ; aisit. Huic noti intendere ; ego autera magnas ago grattai prœsidi quoniam cohœres foetus sum Jesu Christi. Quelques heures après, ces deux prêtres toujours enchaînés, sont conduits à pied à Rodez, chef- lieu du dépar* tement de YAveyron, Dès leur arrivée , ils comparoissent devant le tribunal crimineloù ils montrent la même sérénité , la même douceur, la même fermeté. lis sont jetés dans un affreux cachot, où îls restent deux jours, et n'ont de communication qu'avec leur geôlier. Les deux frères se firent alors , l'un à l'autre , une confession générale, et employèrent le reste du temps à réciter ensemble leur office , à chanter alternativement le Miserere met, Deus, le Stahatj^ le VexiilaRegisprodeunts et à
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3e dire réciproquement les prières des agonisans. Ilschantoient surtout avec transport ce Terset du psaume cxxxii : Ecce quàm honum, et quant jucundum, ha^ hilare f vôtres in unuml Le lundi matin 9 i4 prairial an II (2 juin 1794)9 on les ramène au tribunal , où la peine de n\ort est prononcée contre eux : ils sont condamnés comme « prêtres réfractaires ». Leur visage n'en éproufe aucune altération : ils s'embrassent de nouveau ^ en se félicitant mutuellement « de partir ensemble pour la céleste Jérusalem ». Conduits à Téobafaud, ils y marchent avec au* tant de dignité que d'assurance.
Arrivés au lieu du supplice , l'un dispute sérieusement à l'autre l'avantage de lui donner l'exemple du courage ; et le bourreau les met d'accord, en décidant que ce sera le plus jeune. Celui-ci transporté de joie pour cette préférence, em-> brasse encore son frère ; il em« brasse même ensuite l'exécuteur, en s'écriant « qu'il pardonne à ses ennemis, et qu'il meurt satisfait de verser son sang pour sa religion » . Il continue en adressant au peuple des exhortations édifiantes ; c'étoit encore ce même Philéas qui, parvenu à l'endroit de l'exécution, étendant les mains vers Forient, disoit à haute voix aux 'assistans : « Mes chers frères , vous qui cherchez Dieu , soyez attentifs aux préceptes de Notre Sei«
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gneur J.-C; invoquons ce Dieu incompréhensible et sans tache qui est assis sur les Chérubins, qui a tout créé, qui est le commence* ment et la fin de toutes choses, et auquel appartient la gloire dans tous les siècles ». Fiiioli nui carissimiy çuicunupic Deum quasritis , vigHate ad corda vestra. Carissimi, attenditc prceceptis Domini nostriJesU' Christi. Invocenvus immacU" iatu/m , inconiprehensibUenk qui sedet super Cheruhim, fac'* torem omnium, quiestmitium et finis, cui gloria in secuia secuiorum ( Ruin. , Acta Sanc^ torum Phileœ et Phiioromi}, Le bruit du tambour vient couvrir la voix d'André Boscus, et il reçoit le coup de la mort. Jean- Joseph qui, pendant cette scène douloureuse, avoit toujours les yeux levés et les bras tendus vers le ciel , imite en tout les dernières actions de son frère,, et meurt avec les mêmes démonstrations de Foi et de charité. C'est de la mort de ces deux héroïques Martyrs que vouloit parler M. Dubruel dans son rapport fait au Corps Législatif le 8 messidor an Y
(26 juin 1797), *^^ ^ ^^ P^' tées contre Us prêtres; il citoit ce fait pour confondre les accusations d'hypocrisie portées contre eux , et concluait en disant d'André Boseus : a Cet infortuné, à l'âge de 28 ans, marcha à l'échafaud,, comme au théâtre de la gloire.... £st*ce
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ainsi que se conduit l'hypocrisie P «
BOSCUS (Amdejb), frère da précédent, né au même lieu 5 en 1766 9 et TiCdire aussi dans le diocèse de Rodez 9 conduit au supplice ayec son frère 5 fut immolé ayec lui pour la Foi le 14 prairial an II (a juin 1794)9 à Tâge de a8 ans. Les circonstances de son martyre se trouvent dans l'article de J. J. BosGus.
BOSSAN (Lovise), reli^euse de l'abbaye royale de Saint-Pierre de Lyon 9 et née dans cette Tille 9 y prit un asile modeste et retiré du monde 9 lorsqu'elle se vit expulsée de son cloître par les décrets de l'Assemblée Constituante. Déjà ayàncée en âge 9 et ayant contracté ayec joie toutes les saintes habitudes du cloître, elle continu oit à \iyre en religieuse fort attachée à sa règle. Cette conduite ne pouYoit qu'offusquer les impies révolutionnaires ; ils la dénoncèrent à la féroce commission que les représentans avoient établie dans cette YÎUe , à la fin de 1 795 , pour envoyer à la mort le plus de Lyonnais qu'elle pourroit ( F. Ltoh }.
La religieuse Bossan, alors âgée de 60 ans , est amenée devant cet horrible tribunal ; les juges Tinterrogent sur sa Foi, et elle en (ait une courageuse confession. Ils lui demandent le serment de (iierté - égadité ; elle le refuse comme une sorte d'apostasie » et le tribunal la condamne à la peine
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de mort comme t fanatique , contre-révolutionnaire, et refusant de reconnoitre les lois de la république » • Ce jugement fut rendu le 18 pluviôse an II (6 février 1794)9 ^t Louise Bossan fut immolée le lendemain. ( V. Bun et B01TBBE. )
BOTËRF, ditBODU (Màbg)»
prêtre, né en 1768 dans le diocèse de Nantes, où il étoît vicaire en la ville de la Roche-Bernard, avoit été forcé de sortir de France en 1 792 par suite de son refus du serment de la constitution dvUù du cierge. Il y revint , guidé par son xèle , et encouragé par l'esprit de tolérance dont paroissoit empreinte la loi du 7 fructidor an V (a4 Août 1797). Mais bientôt survint la crise du 18 fructidor suivant ( 4 septembre ) ; et la loi de déportation rendue le lendemain , ayant excité les persécuteurs à rechercher de nouveau les prêtres non-assermentés , Boterf fut arrêté, et envoyé à Rochefort , pour être déporté à la Guiane ( T^* Guiane). On l'embarqua, le la mars 1798 sur la ft^gate ta Chorrente, d'où il passa le a5 avril sur ta Décade 9 qui le déposa vers le milieu de juin dans le port de Cayenne. II fut relégué dans le désert de Konanama , où atteint bientôt de peste et de dyssenterie, il en mourut le 1 1 de septembre 1798, à l'âge de 40 ans. {V* V.
BoscAULT et P. A. Boughabd.) BOTTEX (JsAH-* Baptiste),
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curé de Neuyille-sur-Âin, dans le diocèse de Ljon , en la province de Bresse , où il ayoit yu le jour yers 1 75 19 étoit un des prêtres les plus yertueux , les plus instruits et les plus modestes de ce diocèse.. Quoi* que jeune encore » il s'étoit concilié non seulement la yénération et Tamour de ses paroissiens , mais encore l'estime générale. £n 1 7899 lors de l'assemblée du clergé du bailliage de Bourg-en*Bresse pour le choix de ses députés aux Etats-.
Généraux^ le curé Bottex attira sur lui, sans le vouloir, presque tous les suffrà^s de ses confrères.
Arrivé à Paris, il fut dans l'assemblée des Etats -Généraux, et de l'Assemblée Nationale en laquelle ils se convertirent , le même çaint prêtre qu'on admiroit dans sa paroisse. M. l'abbé Baruel qui le connut particulièrement dans la Capitale, a dit de lui, histoire de la conduite du clergé {etc») :
« Un novice dans toute sa feryeur, n'avoit pas la conscience plus délicate^ que cet excellent prêtre. Les maîtres les plus -versés dans l'art d'approfondir une question, n'apportoient pas à la discussion une logique plus exacte, un jugement plus droit, une métaphysique plus profonde, et surtout un désir plus sincère de sacrifier ses premières idées à la vérité. Sa modestie alors sembloit prendre tout des lumières des autres, quand ils prenoient tout des siennes'. Je l'ai tu bien des fois
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flottant péniblement entre le désir d'aller rejoindre ses chers paroissiens, et l'obligation où il secroyoit de rester à l'Assemblée pour ne pas priver d'un suffrage la cause des amis de la religion- et de la monarchie » . Ses affections pastorales furent sacrifiées à ce devoir ; mais il ne négligea pas pour cela ses ouailles : il leur eavojoit les ouvrages qui leur convenoient le plus pour se maintenir dans la Foi, et les leur faisoit distribuer à ses frais. Les honoraires qu'il recevoit comme député, ne lui paroissant pas assez légitimement acquis dans leur entier, il en dîstribuoit la moitié aux pauyrcs. La maison qu'il ayoit choisie pour sa demeure , indiquoit bien ses inclinations apostoliques : il habitoit le séminaire des Missions Étrangères. Gomme il refusa de prêter le serment de la cons^ titution civile du clergé 9 et que de plus il ayoit signé le 19 novembre 1790, avec vingt-six autres prêtres, l'adhésion à VExpoitition des principes des éyêques contre cette constitution civile du clergé ^ il ne lui étoit plus permis de retourner dans sa paroisse après la fin des séances de l'Assemblée Constituante. Ses goûts le portèrent à rester en pension dans le même séminaire, où il s'adonnoit paisiblement aux saints exercices de son état. Vers la fin d'août 1792 , les agens de la persécution contre les prêtres yin-
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rent troubler sa retraite , sous le prétexte d^une perquisition à faire dans ses papiers : une lettre de l'abbé Maury qu'ils y trouvèrent, leur fut un motif suffisant pour l'arrêter. Ils le conduisirent dans la prison appelée laForce, Le curé Bottex y cQnserva le calme d'une bonne conscience; mais il auroit mieux aimé ayoir été arrêté formellement pour la cause de la religion 5 que pour cette correspondance trop facile à justifier. « Je sais bien 9 disoit-il avec regret 9 que cette lettre de l'abbé Maury est loin de rien contenir contre l'Ëtat ; je mourrai innocent de ce crime ; mais je n'aurai pas le bonheur de mourir pour la Foi ! » Il étoit trop digne du martyre pour que Dieu lui en refusât la gloire.
L'Assemblée Législative yenoit d'en fournir les moyens , en prescriyant le serment de maintenir 4a liberté et i* égalité, de mourir même pour les défendre.
€e serment alarma la conscience du curé Bottex. En va^n un autre ecclésiastique 9 compagnon de sa captivité, et qui, en le prêtant, échappa ensuite au carnage dans lequel notre curé succomba, lui alléguoit que par ce serment aucun dogme n'étoit blessé , qu'il ne contenoit rien de ce que celui de la constitution civile du clergé avoit en y ue : « ce serment , à la yérité, n'est pas clair, continuoit-il ; mais s'il a un double seiis^ l'un bon et l'autre mauvais 9
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nou^pouyons le faire. dans le sens qui est bon » . Le curé Bottex re* jetoit ce raisonnement, comme très - condamnable , parce qu'il savoît qu'un serment se fait tou- .* jours suivant l'intention de la per-^ sonne qui le demande, ad sensum petentis; et en supposant même que les vues de l'Assemblée Législative ne fussent pas connues^ il croyoit devoir se décider d'après ce principe incontestable 9 qu'il yaut mieux s'exposer à la mort que prononcer un serment équivoque, parce que la crainte de prendre Dieu à témoin d'une promesse yague et captieuse , doit l'emporter sur la terreur de la mort ( V, ci -devant au tom. I, pag. 5o et 21 1). Ce serment enfin parut au curé Bottex une dernière épreuve à laquelle Dieu avoit permis que fût livrée la fidélité de ses ministres , afin que ce qui restoit d'ivraie parmi le bon grain en fût séparé par ce crible décisif ( V. Fontaine , Lazariste)* Se voyant destiné à la mort, il s'y encourageoit saintement avec l'abbé Bertrand , conseiller au grand-conseil, frère de l'ex-ministre de Louis XYI, et l'abbé de la Gardette {F. ce dernier nom).
Ils se lisoient les prières des agonisans, s'exfaortant à pardonner à leurs bourreaux, priant pour eux, et se donnant l'absolution. Les meurtriers qui vinrent à la Force , y demandèrent aux yictimes ce serment de liberté et d'égaUté.
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Quand le curé Bottex fut af pelé deyant les municipaux qui s'y étoient constitués ses juges , ceuxci ne lui pstrièrent d'abord que de I ' la lettre de Tabbé Maury ; et il les eut bientôt convaincus, par cette lottre-là même 9 que sa correspond dance n'avoit pour but aucun complot contre l'Etat. Il étoît renvoyé absous ; mais à la porte de la prison étoient les assassins ayant déjà les mains teintes de sang; et à leurs pieds gisoient les cadavres des victimes qu'ils venoient d'immoler. Quand le curé Bottex se présente pour sortir, ils lui demandent le fatal serment, lui offrant sa liberté au prix de cette prestation; le curé Bottet refuse' de le prêter, et il est égorgé sur-lechamp, à l'âge d'environ 4^ an^« ( j^. Septembre.)
BOTTOT (Philippe), curé de Yillemoiron, dans le diocèse de Troyes, avoit refusé le serment de 1791 ; et l'attachement à sqs paroissiens l'avoit détourné d'obéir à l'inique loi de la déportation.
Il fut découvert, pris et jeté dans les prisons de Troyes en 1 793. Le tribunal criminel du département deVjàuée, siégeant en cette ville, et jugeant d'après les lois d'aloiV, condamna ce curé, comme «prêtre réfractaîre » , à la peîn^ç de mort, le 9 messidor an II (27 juin 1 794 )• L'exécution eut lieu le lendemain.
BOUARD (iV... ) 9 chanoine de la cathédrale de Nevers , avoit ac«
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cepté par goût la charge d'aumônier d'un hôpital, et sacrifioît sa fortune, comme son temps, au service des pauvres. Les éloges qu'on a faits des vertus de cet ecclésiastique, sont aussi nombreux que bien fondés ; et il n'est pas néces* saîre de dire que sa Foi vive et pure rejeta le ferment de l'hétérodoxe constitution civile du clergé. L'âge de 7 1 ans qu'il avoit, lors de la loi du a6 août 179a qui condamna les prêtres nonassermentés à se déporter euxmêmes , ne l'en dispensoit comme vieillard, qu'à la condition de vivre en une maison de réclusion sous la surveillance des autorités dé^ pariementaies. Il fut donc renfermé avec beaucoup d'autres à Ne vers , souffrant tout ce que les ennemis de la religion pouvoient se permettre de vexations contre eux ( F» Nevers ). La loi sembloit les mettre à l'abri du danger d'une déportation homicide. Cependant il fut enlevé avec tous ses vénérables compagnons de réclusion , pour être conduit à Nantes (V.
Nantes), a Ce vieillard, dit le curé de Ghûteau - Chinon , Moreau jeune , qui partagea leur sort , et n'y succomba pas; ce vieillard, dit-il dans sa lettre de Nantes , ie 17 avril 17949 étoit malade d'une hernie , et son bandage s'étoit dérangé quand nous arrivâmes à Angers. Pendant les onze jours que nous y passâmes au cachot , nous ne pûmes obtenir d'avoir un chi-
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rurgien qui Tînt le secourir. La gangrène déjà se manifestoit, et elle fit de grands progrès pendant les trois jours de nayigation jusqu'à Nantes ». Il fut; ainsi que le curé Robillard (J^. ce nom), maltraité d'une manière particulière et barbare , par les «oldats du ^8' régiment de ci-devant Penthièvre, qui, depuis Angers jusqu'à Nantes, escortèrent les déportés, sous le commandement d'un nommé Marquet. Lorsqu'ensuite on les fit descendre dans le bourbier infect du fond de cale de la galiote hollandaise qui , à Nantes, leur servit de prison de mort, Bouard étoit agonisant ; et les soldats en le transportant du bateau à la galiote , profitèrent de sa situation pour achever de le dépouiller , et ne lui laissèrent qu'un gilet avec ses bas. Il y expira le lendemain sur les planches, «le seul lit que nous eussions pu lui procurer » , dit encore le curé de Ghâteau-Ghinon.
Le jour de sa mort (17 mars 1 794) fut aussi celui de la fin du curé Robillard. Un autre compagnon de leurs souffrances qui put ensuite revenir dans ses foyers comme le curé Moreau , nous voulons dire M. Imbert, nomme dans une de 89S lettres le chanoine Bouard , à la tête de ceux des déportés de Nevers, dont les vertus l'ont frappé davantage. Il regrette qu'on n'ait pu consacrer à chacun d'eux une histoire particulière, parce que « ceux qui doivent nous succè*
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der, ajoute -t-il, y trouveroicnt d'amples sujets d'admiration et d'édification» . Les traits de vertu , de patience et de sainteté du vieillard Bouard, remplissent encore le prêtre Imbert d'un saint enthousiasme; et nous n'en atomes point surpris : car, suivant qu'il le remarque lui-même , ce vénérable chanoine « étoit déjà pro« posé pour modèle à tous les ecclésiastiques du diocèse de Nevers, bien des années avant qu'il passât au creuset des tribulations » . ( J^.
Bbrthaut, d'Arleuf, et Bovghet^ d'Angers. )
BOUBËE ( Jacques -Feahçois DE ) , loyal gentilhomme du Forez, né à Montbrison et résidant à Feurs, étoit capitaine d'un régiment au service du Roi à l'époque de la révolution. Attaché à la monarchie par la sainteté de ses sermens autant que par penchant, il donna sa démission de capitaine quand il vit qu'en restant au service militaire il ne serviroit plus que d'impies factieux. Les principes de la religion catholique dont il avoit été profondément pénétré dès sa première éducation, lui firent repousser avec horreur toutes les innovations sacrilèges des révolutionnaires. Lorsqu'après le siège de Lyon, vers la fin de 1793, les proconsuls de la Convention eurent établi dans cette ville leur sanguinaire commission révohuian" noire ( V. Lyon ) , Boubée y fut amené de Feurs; et, quand il y
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comparut, ce fut avec la fermeté d'un guerrier fidèle à sa religion comme à son Roi. Royaliste par principe de' Religion, il fut con- Mamné à la peine de mort le 26 Tentose an II (ï6 mars 1794)?
comnié « a jaqt donné sa démission d'oflicîer à l'époque de l'organisation des troupes de la république, et comme ayant eu chez lui des lettres qui témoignoient son indignation ( toute chrétienne ) de ce qu'il la voyoit exister». {F.
BOSSAN et BOUGBABLAT.)
BOUBERT (Lon^AiExis-MA- THiAs de);» né dans le Forez , étoit Tenu faire ses études ecclésiastiques à Paris , dans le séminaire de Saint-Sulpice. Il y ayoit été déjà promu à l'ordre du diaconat, lorsqu'on 179I9 ses maîtres dans la carrière du sacerdoce, expulsés de leur maison de Paris , se retirèrent dans celle qu'ils avoient à Issy, yillage près de Paris, non loin de la rive gauche de la Seine.
Cette maison qui avoit appartenu à la reine Marguerite, femme de saint Louis, étoit un vrai séminaire où les charmes de ce local champêtre et oient eux-mêmes de nature à porter à la piété. Un poëte latin du dernier siècle , l'abbé Coger , alors simple clerc de la paroisse de Saint-Roch à Paris , et qui fut ensuite profe^rseur d'éloquence au collège Mazarin, puis en 1773 recteur de l'Université , avoit exprimé les sentimens qu'înspîroit la rue de cette retraite, par des vers
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qui peuvent servir en quelque sorte à faire juger ce que devoit être le jeune Boubert, sous le rapport de l'esprit ecclésiastique . Il y étoit dit :
Qus loeiu nie saeer^ ritœ nutiorit imag» ! Omnia iUvinos a/flaat pietatis odorts :
Niminnn hic sedemposmt vênerabile Numen^ Etnamerosa eohon virtutum his pnesidet 0ri*.
Prœterea Cknstô surgit numerosa fuventus , Magna relut segetisjœcuadœ semina^ hetms Prodiêctiuat fupante Deo.^ cmm/œnorê messes.
Frondosœ arrident trantjuilla silentia sylva , Mitiiu lue lumen sublustri Julget in umird ; Hu pietati addunt stimulus ors et loeus ipse , Sanctaçue /ormido , et seeretus eorripit Morror Intrantes , pavidisque saeros inspirât amcres , Et replet attom'tam prœsenti Numine mentem. ( Voy. Mkhcvbb de Fbahgk, avril x'jk^.')
Boubert étoit donc dans cette sainte maison, lorsqu'arriva le terrible événement du 10 août 1 79a, et que les persécuteurs firent rechercher les prêtres non-assermen« tés pour se débarrasser d'eux par quelques moyens violens. Il ne fut pas épargné ; les impies redoutoient le zèle de ces apôtres nai»sans qui pourroient relever les autels qu'on alloit abattre. Amené au comité de la section du Xticnefnhourgj il y montra par ses réponses qu'il étoit capable d'être un des héros de la Foi : c'en fut assez pour que le comité l'envoyât comme prisonnier, dans cette église des Carmes ^ où tant de vénérables ministres du Seigneur étoient déjà captifs pour la cause de J.-G. {F. DuLÂu). Il regarda comme un double honneur de la sceller avec eux de son propre sang ;
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et il fut aussi massacré pour elle»
à Tâge de a3 ans, le a septembre 1 792. ( V. Septembre. )
BOUBET (Jeàh), religieux, simple frère loi d'Atignon, mais directeur des Ecoles- Chrétiennes pour les enfans des pauvres, à qui elles enseignoient la religion avec Tart de lire et d'écrire , étoit odieux sous ce premier rapport, aux persécuteurs athéistesde 1795 et 1794 ; ils le firent arrêter et jeter dans les prisons. Le 29 pluviôse an II (17 février 1794)9 on le fit comparoître devant le tribunal criminel du département de Vatu^hMe, siégeant à Avignon; et les juges, trouvant en lui un homme invariable dans sa Foi, le traitèrent comme un curé ou vicaire qui, n'ayant pas fait le serment de 1 79 1 , ne s'étoit pas soumis à la loi de la déportation. Il fut condamné à la peine de mort, comme «prêtre réfractaire », et la subit le même jour. ( V, £. F. BouHAUER.)
BOUCHARD (Pierre- André), curé dans la ville de Lille, diocèse de Tournai , et né à Rumigny eu 1752, n'ayant fait aucun des sermens anti-religieux de la révolution, avoit été obligé de fuir pour éviter les persécuteurs. La perfide tolérance du gouvernement en 1796 le séduisit ; il revint en France par la Bretagne, et s'arrêta dans la ville de Nantes , où il ne put résister à l'essor de son zèle. Quand la catastrophe du 18 fructidor (4 septembre 1797) fut ar-