PRÉFACE POUR L'ÉDITION FRANÇAISE XV
avec la lutte des syndicats pour la modification des conditions de la production, avec la lutte du prolétariat pour le pouvoir dans la Commune et l'Etat, et avec les efforts que font la Commune et l'Etat pour s'étendre et augmenter les branches de la production qu'ils régissent. » (P. 3i.)
Pas une voix ne s'éleva alors dans le parti contre cette façon de voir, et pourtant j'allais plus loin que la résolution de Hanovre. Cependant Bernstein se comporte comme si on l'avait attaqué à cause de ses idées sur les coopératives, de sorte que le Congrès en proclamant la neutralité à leur égard, aurait fait, d'après Bernstein, « une concession à son point de vue particulier )).
Il en est de "même de la question de la participation aux élections au Landtag prussien. Il est vrai que Bernstein fut le premier qui en parla (Neue Zeit, 1 893). Il fut alors désapprouvé presque par tous, même par ceux qui passaient pour les représentants du a bon sens et de l'expérience pratique )), tels que Auer. A son avis se rangeait un certain Unus, pseudonyme sous lequel se cachait l'auteur, qui plus tard, sous le nom de guerre de Parvus, attaqua si énergiquement Bernstein.
Cette invitation à prendre part à la lutte électorale du Landtag eut d'autant moins d'effets qu'elle vint trop tard, peu de temps avant les élections. En revanche, une occasion plus propice se présenta en 1897, lorsque le gouvernement prussien proposa une loi po\\r étrangler la liberté de réunion et d'association. La proposition d'entrer dans la lutte électorale trouva alors beaucoup d'écho. Au Congrès de Hambourg, Auer fit sur cette proposition un rapport où il disait :
(( Tandis qu'en 1893, Bernstein et Unus étaient seuls de leur avis, il en a été tout autrement lorsque la pro-