XX PRÉFACE POUR L'ÉDITION FRANÇAISE
publia en guise de commentaire de son livre, sous le titre : (( Ce que je pense de la partie théorique du pro gramme d'Erfurt ».
Dans cet article, il est question entre autres chose du sixième paragraphe du Programme d'Erfurt où i 1 est dit : « Cette transformation sociale ne peut êtrt. l'œuvre que de la classe ouvrière », et Bernstein con dut :
(( C'est méconnaître grandement les faits do. dire qu la transformation de la société ne peut être l'œuvre qu i de la classe ouvrière. »
Lorsqu'il écrivait ces lignes il ne pensait pas encor, que dans le passage qui nous occupe il ne s'agissai' que d'une question de forme. Alors il s'attaquait à la proposition même du Programme d'Erfurt. Mai? lorsque, à Hanovre, un vote dut décider si sa façon de voir ou celle du Programme d'Erfurt ralUait la majo rite du parti socialiste allemand, il fit déclarer qu'il votait lui-même pour le. Programme, et maintenant ii raconte à ses lecteurs français qu'il a été atteint seulement dans la forme.
La résolution se termine par ces mots :
Il n'y a pour le parti aucune raison de modifier ni ses principes, ni ses revendications fondamentales, ni sa tactique, ni son nom, c'est-à-dire de se transformer de parti démocrate-socialiste qu'il est en un parti de réformes démocratiques et socialistes.
Mais, dans son livre, Bernstein dit (p. 274) :
• Il faut que la socialdémocratie ait le courage de s'émanciper ti^; la phraséologie du passé et de vouloir paraître ce qu'actuellemeit elle est en réalité : un parti de réformes démocratiques et socia listes.
Or, lorsque le parti socialiste allemand répond : (( Je ne suis ni un parti de réformes démocratiques t c socialistes, ni ne veux le paraître », Bernstein trou\': alors le courage de se rallier à cette déclaration et dj