personnes
plus de 50 pers,
Dans toutes ces branches nous trouvons une forte diminution relative du personnel de la petite exploitation.
Dans l'industrie des métaux, cette diminution est même absolue, et elle correspond cependant à une plus forte diminution du nombre des exploitations. Pendant que le chiffre du personnel des petites exploitations diminuait de 1,2 «/o (3401), les petites industries diminuaient elles-mêmes de 7,6 0/0 (11, 889). Dans les autres branches citées plus haut, la petite industrie a augmenté absolument, mais relativement beaucoup moins que les moyennes et les grandes exploitations. Dans l'industrie du bâtiment, qui est cependant considérée comme le refuge des artisans, la diminution relative des petites exploitations est frappante.
Pour le trafic, le nombre du personnel des petites exploitations est relativement élevé, parce que les grandes exploitations — chemins de fer, télégraphes, postes, — ne sont pas comptées dans la statistique industrielle. Au reste, on n'a pas davantage compté des exploitations publiques, qui ne sont pas considérées comme branches d'industrie : établissements municipaux pour le service des eaux, de la répurgation, abattoirs, etc..
Le trafic comporte non seulement des exploitations gigantesques, qui n'ont pas été recensées, mais aussi d'innombrables exploitations, sans importance au point de vue économique et qui méritent à peine le nom d'entreprises. Parmi les 3,943 entreprises de pompes funèbres, 3,674 occupent une seule personne; parmi les 10,514 commission-
naircs^ 10,200 sont à leur coinple: parmi les 18,737 personnes employées au transport des voyageurs et au service postal^ 9,532 sont à leur compte.
Devons-nous donc compter à coté des fruitières, des logeuses et des garçons coifïeurs, les fossoyeurs^ les commissionnaires et les cochers de fiacre dans l'armée des centaines de mille petites exploitations, qui menaçantes barrent la route au socialisme?
Seule l'industrie des comestibles et de boissons paraît être favorable à la petite exploitation. Dans toutes les branches considérées, c'est elle où les petites exploitations augmentent le plus, — exception qui ne se présente que dans l'horticulture, — et la grande exploitation croît plus lentement que l'exploitation moyenne.
Sur un million de personnes, que comprend ce groupe, 153,080 appartiennent à la fabrication du tabac ; la petite exploitation est ici une industrie domestique exploitée par les capitalistes. Nous avons, d'autre part, la brasserie avec 97,682 personnes, la fabrication du sucre avec un nombre presque égal (95,162). Elles sont du domaine de la grande exploitation. Elle fait aussi des progrès dans la meunerie (110,267 personnes).
Parmi les branches importantes de ce groupe^ la boulangerie (comptant avec la pâtisserie 261,916 personnes) et la boucherie (avec 178,873 personnes) appartiennent seules à la petite exploitation indépendante. Mais la même cause, qui favorise la petite exploitation dans ces deux branches d'industrie , c'est-à-dire le monopole qu'elles exercent sur un marche local, étroite-
nienl limité, préscnic tant d'inconvénients, auxquels il devient de plus en plus nécessaire de remédier par la socialisation, que celle-ci pourra s'emparer de ces deux domaines incontestés de la petite exploitation, plus tôt que de certaines branches d'industrie, où la grande exploitation domine. Le développement des coopératives de consommation et de la politique socialiste municipale pourrait bien déblayer rapidement le terrain sur ces deux domaines.
Dans la boucherie, les abattoirs municipaux ont déjà ouvert la voie et socialisé les fonctions les plus importantes de cette branche. Mais quand môme ce mouvement progressif ne se poursuivrait pas, l'évolution de la boucherie et de la boulangerie vers la grande exploitation ne s'arrêterait pas. Ici aussi la concentration du capital commence à se produire.
Statistique du personnel de la boulangerie et de la boucherie :
Boulangerie Boucherie. .
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