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Au-dessus de 2.000.000. . .
« On ne peut déclarer bonne une répartition des fortunes, d'après laquelle les deux classes supérieures, comprenant les millionnaires, au nombre de o,2o6, possèdent encore 1,621 millions de marks de plus que les classes inférieures, quoique celles-ci représentent 767,284 contribuables. Et cependant ces chiffres ne montrent les contrastes qu'offre la répartition des fortunes que pour
les classes aisées. Celte répartition des fortunes fait naître de graves scrupules si on se place au point de vue social et au point de vue du progrès économique. » Mais ce n'est pas le cas de Bernstein — car Bernstein n'est pas un économiste bourgeois, mais, comme il le dit, un socialiste et un marxiste.
Le reste de la masse colossale de chilfres qui prouverait d'après lui l'augmentation du nombre des propriétaires ne contient aucune statistique des fortunes et des biens, mais une simple statistique de l'impôt sur le revenu.
Revenu et revenu de propriété ne sont pas deux termes nécessairement identiques. Si de nos jours les 3/4 des revenus au-dessus de 3,000 marks proviennent de la propriété et si dans trente ans les 3/4 de ces revenus sont devenus des revenus de travail, la statistique de l'impôt sur le revenu ne donnera aucune idée de la transformation opérée dans les conditions sociales, si le chiffre des revenus n'a pas changé. Elle ne nous renseigne précisément pas sur l'augmentation et la diminution du nombre des propriétaires.
Elle peut môme indiquer une élévation des revenus, sans que celle-ci existe. Tenons-nous en à l'exemple ci-dessus et supposons que dans l'espace de trente années, le chitfre du revenu soit resté le même, mais que son caractère ait changé. 11 y a trente ans les 3/4 du revenu provenaient de la propriété et 1/4 du salaire et du traitement. C'est maintenant le contraire qui a lieu. Mais il est plus facile de fixer avec exactitude les revenus