‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 114 sur 121 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

soyez exécuté... mais, là... gentiment!... Après ça, vous y étiez bien un peu forcé, ce qui diminue votre mérite... Mais, enfin, ne chicanons pas sur les mots... l/alfaire est au sac, n’en parlons plus... Je viens pour... pour quelqu’un que je ne vois pas... et que je voudrais bien voir... (ll fait ua pas vers rintérieur de l’apparlcmeot. )

BORU.OFF, l’arrctant.

OÙ allez-vous?

MARIOL.

Je vais... je vais voh’ Louise.

BORILOFF, brusquement.

Elle dort!

MARIOL, s’asseyant.

Alors, j’attendrai qu’elle se réveille.

BORILOFF, involontairement.

Elle ne se réveillera pas! (sc reprenant.) Au fait, que lui voulez-vous ?

I MARIOL.

Est-ü curieux! Fi! que c’est vilain d’être...

BORILOFF^ sombre et menaçaot.

Tenez, toute réflexion faite, vous n’avez nul besoin de parlei’ à ma.nièce. Vous ne lui parlerez pas.

MARIOL.

A cause?

• BORILOFF, en'colère.

Tu ne lui parleras pas.

MARIOL.

Il me tutoie à présent ; plus qu’ ça de familiarité !

BORILOFF.

Et si tu ne sors pas à l’instant d’ici, je te ferai chasser, ou, mieux encore, je te chasserai moi-même.

MARIOL, tirant un mouchoir et l'agitant.

Minute... Drapeau blanc de parlementaire... Parlementons.

BORILOFF, exaspéré.

Va-t’en, va-t’en, te dis-je!

MARIOL, se mettant en garde.

Ah ça ! mais, faut donc se piocher à la fin des fins !

BORILOFF.

Pierre, à moi! (ii cherche une arme et trouve une hache.)

MARIOL.

Mais c’est donc un coupe-gorge que cette barraque !

BORILOFF, revenant à lui la hache levée.

Misérable! qu’as- tu dit?

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