‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 38 sur 121 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

BORILOFF.

si VOUS !

MAKIOL.

JUS donc ! vous me reconnaissez enfin !

BORILOFF.

jutez donc ! il y a li ente ans que je ne vous ai vu !

MARIOL.

i-l-il treille ans, cher comte ? Comme le temps passe donc grand Saint-Nicolas !

BORILOFF, à part.

i! à Pétorshourg ! Chez moi? Que vient-il y faire? Je ble!

MARIOL.

■ssoyons-nous, s’il vous complaît , cher, nous avons à conitionncr. D’abord, pom' commencer, perniettez-moi de vous jr la main eu la mémoire de mon meilleur ami, de feu 3 frère!

BORILOFF, à part.

jii frère ! nous y voilà ! (Haut.) Un noble cœur, cher comte !

MARIOL.

qui le dites-vous? Ah! je l’ai bien sangloté, et je le sani encore tous les joui-s. Je vous fais pardon pour ma sensié. Mais que voulez-vous, cher? nous sommes donc déjà que tous mortels, comme dit le proverbe ; ensuite, votre oré frère, tout mon ami qu’il fut, avait la cervelle un peu lée, l’esprit un peu volatil... amoui’eux de toutes les fem- ... trop amoureux! ça avance donc déjà! Enfin, il aclaqué; me on dit à Paris !

BORILOFF, à part.

fl veut-il en venir?

MARIOL.

Dla me rappelle une aventure de ce cher ami avec une cere mademoiselle Françoise, aventm-e où j’ai joué un rôle...

BORILOFF, iuquiet.

uelque folie de jeunesse.

MARIOL, sévèrement.

ui commença de cesser par lui mariage !

BORILOFF.

U mariage pour rire !

MARIOL, su levant.

'ue dites-vous donc ? Oubliez-vous que vous parlez au det de Stephan Stephanowitch, comte de Triskoi, ami intime »otre frère et de son aimable épouse Cécile Raymond, qui

contractèrent l'un d'avec l'autre un mariage légitime et secret, dont je fus le témoin accompagné deMichel Lambert, Français, soldat? Vous devriez savoir cela cl ne pas calomnier la mémoire de votre frère, qui est donc déjà trop mort pour pouvoir se défendre !

BORILOFl’.

Enfin, monsieur, que voulez- vous?

MARIOL.

Je veux la restitution de la fortune du comte Rozoroff et de Cécile Raymond, entre les mains de leur fille, Louise Raymond, que je connais, et dont vous gardez l'héritage.

BORILOFF.

A celui qui me produira l’acte du mariage secret, à celui-là seulement je rendrai la foriune !

MARIOL.

Tiens, vous avouez donc que vous l'avez volée?

BORILOFF.

Monsieur!...

MARIOL.

Ah ! ail ! ah ! Stotakoï, soukintitin, chosti, kï, vas mô..,'

Cet acte n'existe pas, et vous trouverez bon alors que je réserve mes droits en prenant telles mesures que de raison contre ceux qui tenteraient de les mécoimaitre.

MARIOL.

Puisque je vous dis que j’ai été témoin.

BORILOFF.

Prouve z-le, ou sans cela, je vous .répéterai cent [fois, mille fois : non, cet acte de mariage n’existe pas.

MARIOL, tirant un papier de sa poche.

Et moi, je vous dirai cent fois, mille fois, qu’il existe, et que c’est vous qui l'avez... Voici donc le contrat qui me l'affirme, et je crois à cela plus qu'à vous.

BORILOFF.

tjue dit-il? C'est impossible! (il veut saisir le papier.)

MARIOL, l’empoignant à la gorge.

Ne touchez pas... ou je vous étrangle... histoire de vous apprendre à vivre. Ne gigotez donc pas comme ça... et ne fciites pas le malin... A bas les pattes surtout !

BORILOFF.

Mais qui donc êtes-vous ?

MARIOL, changeant de ton.

César Mariol, enfant du boulevard du Temple, qui a pris la

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