ACTE III
IV AN A
Certainement, monseigneur.
LE PRINCE
Je serai fier d'être le chevalier fidèle de celle qui à son tour n'a pas craint de rester pour moi un fidèle auditeiu'. (la regardant.) Mais je ne me trompe pas, mademoiselle Ivana...
' IVANA
Oui, monseigneur, (a pan.) Il est bien aimable! Tiens... je vais lui demander cela à lui. (Haut.) Monseigneur !
LE PRINCE
Mademoiselle !
Je voudrais vous px’ier de me dire...
LE PRINCE
Quoi donc?
IVANA, d'un ton enfantin et riant.
Ah! ah! non, je n’ose plus.
LE PRINCE, avec enjouement.
Mais enfin... mademoiselle...
IVANA
La musique! voulez- vous me faire danser?
LE PRINCE, riant.
Mais avec grand plaisir, ma beUe enfant.
IVANA
Eh bien ! Je vous invite.
LE PRINCE
■ Vous me confierez votre secret?
, IVANA
Oui, après la première figure, c’est toujours le moment où d’ordinaire on ne trouve rien à se dire, venez ! venez !
LE PRINCE, à part en inuriant.
Quelle étrange personne!... ici la naïveté, (il désigné ivan^ , et
là!... (il désigne Boriloff qui descend en scène avec son fils) là!... enfin...
nous verrons!
IVANA, l'interrompant.
Mais venez donc... nous sommes en retax'd.
LE PRINCE
Me voici, mademoiselle, me voici, (ll sort avec ivana. — La musique continue en sourdine.)