ACTE I
AMANDÀ.
Puis la capote de la vieille comtesse Narinka ?
MARIOL, donnant encore de l'argenU
Voilà, voilà!... Celle-là ne vaut pas cher.
LOUISE
Vingt-cinq roubles.
SAOTRIOT.
Vingt-cinq roubles... la comtesse?
LUCIEN
Et non... la capote.
Elle pouvait les valoir... je doute qu’elle les vaille à présent. Tu sais bien, Louise, le toutou de la comtesse... cet affreux petit chien imi aboie toujours et qui mord souvent. Ce matin il vint me roder autour des mollets... Moi, pas béte, je le prends eu tiaitre... etv’lan! je le le flanque dans le carton par-dessus la capote de sa maîtresse.
LOUISE
Une belle équipée !
MARIOL.
Magnifique! On sera obligé de commander une nouvelle coiffure, et le roquet sera rosse... ce sera tout bénef.
SAUTRIOT.
11 n'y a que lui pour avoir ces idées-là !
LUaEN.
Mais en conscience, mon ami... tous ces détails nous paraissent...
MARIOL, qui eit allé ëcouter à la porte des onrières.
Fort peu importants, n'est-ce pas? auprès de ce que nous avons à nous dire... Parbleu!... c'est aussi mon avis. Mais tu n'as donc pas compris que ces petites filles écoutaient aux portes?... Elles grillent d'envie d'être dans la confidence et je ne yeux pas les y mettre... Maintenant qu'elles sont retournées à lexu- ouvrage, laissons là tous ces chiffons et causons tranquillement. Pour marcher plus vite... questionnez-moi... je répondi-ai... allez votre train.
TOUS
Eh bien?...
MARIOL.
Ah! si vous parlez tous à la fois...
LUaEN.
Voyons !... D'où viens-tu? . . .
MARIOL.
D'où je viens?... Pour commencer, voilà que tu m'embairasscs...