SCÈNE V
LUCIEN, MARIOL, sous le costume du docteur KroupofT ; SAUTRIOT, eu graude livrée, soutient Mariol. — Satilriot a sous le bras un panier garni de
fioles ; puis KACIANE et BESTUCHEf’F.
MARIOL.
Les autres médecins sont des ânes... Choubinski, où est-il ce jeune prisonnier, que je le voie ?
SAUTRIOT, entrant.
Docteur...
MARIOL.
Ils disent toujours : il n’y a rien, il n’y a rien... Moi, je dis qu’il y a quelque chose. Il faut savoir prévenir le mal. On ne | sait pas le prévenir, et voilà pourquoi on succombe. — Moi, j’ai une autre méthode: Un homme vient, je l’examine; je dis; Il > j est malade. — Un auti’e dirait: 11 n’est pas malade... Moi, je soutiens qu’il est malade... et je lui donne ce qu’il faut pour I combattre le mal... C’estcomme ce jeune soldat qu’on a chargé
de m’accompagner... (on voit entrer Kaclane, jeune militaire. Il est pâle et | défait. Bestucheff se place au fond.) Au premier COUp d’oeU, j’ai VU qu’il
avait les fièvres... Je lui ai donné de ma poudre, et presto, comme disent les Italiens... il est guéri.
LUCIEN, le reconnaissant; bas.
Mariol !
MARIOL, bas.
Tais-toi! (Appelant sautrioi.) Choubinski !
, SAUTRIOT.
Docteur !
MARIOL.
Approche un siège, (a Lucien.) Vous aussi, vous, jeune homme, venez près de moi, plus près... Dounez-moi votre main.
Avec plaisir.
MARIOL, haut.
Choubinski ! '
SAUTRIOT.
MARIOL.
le malade de l’autre côté.