SCÈNE IV
BORILOFF, LOUISE.
BORILOFF.
La folle enfant! Je ne l’ai jamais vue ainsi.
LOUISE
Ce sera une charmante femme que cette jeune fille-là.
BORLOFF.
Oui, n’est-ce pas? ces natm-es insouciantes sont souvent bien trompeuses... Qu’il leur vienne au cœur un sentiment nouveau, plus vif, tel que l’amitié, par exemple! comme celle que vous inspirez déjà a ma fille., et puis plus tard... Mais nous avons encore le temps d’y songer, ce ii est pas comme vous, mademoiselle...
LOUISE
Comme moi, monsieur?
BORILOFF.
Sans doute, mademoiselle. Mon langage ne saurait ni vous surprendre ni vous offenser... N’êtes-vous pas dans J’àgc où le ctcur éprouve de vagues aspirations vers un sentiment nouveau... dans l’àge où l’on doit penser à lier son avenir à celui d'une autre personne?... Et à supposer, ce qui est tout naturel, que la haute position qui vous appartient désormais soit encore trop récente pour vous permettre de fixer immédiatement votre choi.x, n’est-ce pas à moi que revient le droit, que dis-jc ! le devoir de guider ce choix, de le conseiller... du moins?...