TE MASQUE
— N'importe ! je suis là pour répondre de mes faits et gestes ! . . .
Et à peine M. de Brémeule a-t-il prononcé ces mots, qu'il arrache violemment le masque qui couvrait le visage de cet homme.
Tous deux poussent un cri.
— Ah! ah! je ne me trompais donc pas? dit M. de Brémeule. C'est vous, vous !...
Et ses yeux lançaient des flammes; il était frémissant, furieux.
— Monsieur , dit l'homme au masque; à demi-voix, il est inutile de mettre tout le njonde dans notre confidence, et de faire une esclandre : je suis à vous...
— Bien ! vous avez du cœur au moins, c'est quelque chose! Entre nous maintenant, n'est-ce pas, c'est un duel à mort?
— A merveille , Monsieur ! je n'ai jamais refusé de semblable partie de plaisir...
— Ce sera votre dernière! repartit M. de Brémeule. Songez-y, monsieur , l'outrage que vous m'avez fait est ineffaçable.. . il faudrait pour le laver bien plus de sang qu'il n'y en a dans vos veines... mais n'importe! Vous n'avez qu'une âme, vous n'avez qu'une vie... je ne vous en demande pas davantage! Entre nous deux c'est un combat à mort !
— Oui , oui , à mort ! je ne demande pas mieux. Depuis longtemps, moi aussi, je vous cherche. Vous dites que vous me haïssez... et moi donc, est-ce que je n'ai pas pour