‹ Le MassacreChapitre 9 sur 29 · ANNA JUDIC · texte numérisé non relu

ANNA JUDIC

une langue qui pelote. Le mari en fut l'imprésario. M""® Judic est pareille à une jeune et jolie vidangeuse qui exécuterait, pudique, nue, rougissante, jouant de la feuille de vigne, une danse, entre des sentinelles, et n'en effleurerait aucune.

Je sais une histoire qu'on ne peut raconter qu'avec des pincettes et qu'écouter de même : le trou de mon cœur. Après que je l'aurais mise en couplets et que j'aurais ourle les vers de belles rimes, si M""® Judic consentait à interpréter, au Palais-Royal, ma bluette, cette grande artiste a tellement l'art d'adoucir les phrases scabreuses, que ma chansonnette, à la lecture de laquelle rougirait un régiment de dragons, depuis la cantinière jusqu'au colonel, pourrait être entendue, sans crainte par les petits enfants.

COQUELIN aîné

Les comédiens partagent avec les hommes d'État le privilège d'occuper l'attention et l'intérêt. Tous désirent savoir ce qu'il est, quand il est lui-même, celui qu'ils ont vu et applaudi sous les traits de Scapin et de Mascarilie. La curiosité est excitée justement par des contrastes dont le souvenir est légendaire. On a cité souvent la douce mélancolie de celui dont le rire a déridé tant de visages et le drame saisissant de sa mort, entre deux de ses camarades, dans le costume du malade imaginaire. Les temps sont changés, mais rien n'a affaibli les rapports sympathiques qui rattaclient le spectateur à l'artiste qui le promène dans le pays des illusions.

Plus s'effacent d'injustes préjugés, plus s'est ouvert l'accès de la société à d'anciens parias, plus on se

montre désireux de pénétrer dans leur monde à eux, et d'avoir vue sur eux, même au delà des coulisses. Des acteurs sont devenus en quelque sorte des hommes publics, et les acteurs des femmes publiques. Il y a dans chaque journal des feuilletons qui leur sont consacrés. On écrit cent lignes de critique sur un comédien, on n'en donne pas cinq à un livre, pas même une. Le succès de l'interprète est étudié, commenté tout autant que la valeur de la pièce. Comment le rôle a-t-il été compris? Était-il dans ses moyens, dans son genre détalent? Les appréciations diverses, et quelquefois passionnées, font de l'individu comme un objet d'étude. Ce qu'on sait de lui éveille le désir d'en savoir davantage.

M. Coquelin est fils d'un boulanger de Boulognesur-Mer. Il y est né en 1841, avec un nez retroussé. Les Coquelin sont trois frères, Constant, qui est l'aîné, Ernest qui n'est pas le cadet, mais qui Test tout de même, Gustave, qui se nomme encore Wasa, et qui est rédacteur du bulletin financier dans une gazette républicaine. Constant eut ses premiers succès dans le four paternel. Dans un angle était une barre où s'appuyaient de quinze à vingt longues pelles en bois dont l'autre bout reposait sur le manteau d'une immense cheminée. Constant, un gamin d'une douzaine d'années, poussait d'un côté toutes les pelles et, sur le morceau de barre devenu libre, commençait une série de tours de force et d'adresse. Il avait des renver-

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sements superbes, des torsions magnifiques. Les voisins ébahis admiraient.

A dix-neuf ans, en juillet 1860, Coquelin est engagé à la Comédie-Française. Il était entré au Conservatoire en décembre 1859, y avait suivi les leçons de Régnier, et en était sorti avec un second prix. Qui, à ce concours, eut le premier prix ? Le 7 décembre, il y avait sur les affiches du théâtre de la rue Richelieu, tout au bas, et en petits caractères, que M. Coquelin débuterait dans le rôle de Gros-René. On jouait /e Dépit amoureux en lever de rideau. Il y avait peut-être trois cents personnes dans la salle. Coquelin fut rappelé. En ce temps-là, tous les débuts ne se faisaient pas avec fracas, le nouveau venu n était pas mis en vedette, on ne lui confiait pas un premier rôle faisant valoir ses qualités et même ses défauts. C'était le bon temps.

A partir de ce début, M. Coquelin remplit les rôles de son emploi. Il fut ce qu'on appelle au théâtre une utilité. Enfin l'heure sonna pour lui. On représentait, le 15 juillet 1862, le Mariage de Figaro. Coquelin était Figaro. Ce fut un triomphe. Il s'était montré tout ce qu'est Figaro, vif, léger, alerte, spirituel, se raillant de tout et de tous, un journaliste avant l'heure. Je taille encore ma plume et répète à chacun un écho d'applaudissements :

Cy dictes moy, ou, ne en quel val Est Rachel, la belle Romaine, Le grand Frederick, ne Dorvai, Qui fut sa cousine germaine ?

Echo, parlant quand Lruyt on maine

Dessus rivière ou sus estan.

Qui beauté eut trop plus qu'humaine?

Le 1" janvier 1864, Coquelin est élu sociétaire de la Comédie-Française. 11 avait vingt-trois ans. Sentaient se révèle chaque jour plus fin, plus délicat^ et la gloire augmente à mesure. Maintenant, c'est un maître. Il joue avec intelligence, entrain et justesse. Il entend à ravir les personnages de l'ancienne comédie, il se met dans leur peau ou il les met dans la sienne, il va et vient sur la scène, comme un merle dans l'air, il fait de Coquelin don César ou Crispin, mais don César, mais Crispin vivant. joyeux, siffleur, entraînant et chantant, parfait.

Coquelin est aussi Jean qui pleure.

Lui, le comique accompli, il a joué des rôles dramatiques ou sentimentaux. Il a été l'ouvrier Marcel et on l'a vu aimant et attendri , il a été Filippo et il s'est lamenté sur un pauvre violon ; il a été Jean Dacier et il a tiré l'épée pour la République avec des flamboiements. Le rire et la larme sont bien près l'un de l'autre, et celle-ci souvent mouille celui-là. Une condition pour un comédien est de comprendre son rôle. Une autre condition est d'en avoir le physique. Coquelin, qui pouvait être Filippo, a dit des vers sur qui des pleurs tremblotent comme des gouttes de rosée sur des aubépines.

A une époque où toutes les positions sont si vivement disputées, Coquelin, ayant ainsi renversé les obstacles qui le séparaient du premier rang, devait

avoir en lui d'autres ressorts que les qualités spéciales à son art. On sait quelles relations il possède en dehors du théâtre. Il en devait résulter pour le sociétaire expérience et influence, bagages précieux pour un avenir plein de promesses. A mesure que le théâtre moderne se substitue au vieux répertoire, l'initiative primesautière qui compose les personnages domine, sans l'exclure, la fidélité routinière aux vieilles traditions. C'est ce qu'avaient déjà compris Samson, Régnier et Got. C'est ce que pratique M. Coquelin.

Il poursuit la réalisation d'un rêve qui témoigne de la sincérité de sesopinions.il veut introduire la blouse démocratique sur la scène si longtemps réservée au péplum des héros grecs, aux habits pailletés des financiers et des marquis. A titre épisodique, Tinnovation peut paraître acceptable. Elle a été déjà tentée dans un petit acte, les Ouvriers, d'Eugène Manuel. Ne faudra-t-il pas un grand art et des situations exceptionnelles pour pousser la tentative plus loin ?

Lorsque Coquelin reçoit un rôle, il cherche d'abord le personnage. Quel est son caractère? son tempérament? A-t-il des singularités? Quelle est son intelligence ? sa profession ? De tout cela résulte qu'il doit s'agencer de telle façon, avoir des habits de telle couleur, sombres ou clairs, être tiré à quatre épingles, négligé ou débraillé. Maintenant, à quel plan moyen est-il dans la pièce? A quel plan est-il dans telle scène? Voilà le bonhomme vêtu et debout. Il a son orierina-

lité, certain entendement, certaine niaiserie, 11 est à tel rang. Ceci trouvé, Coquelin reprend la comédie ou le drame, copie son rôle, l'étudié. Il s'agira de faire dire à ce personnage ainsi compris telles et telles choses dans telles et telles situations. Coquelin plus ne s'en inquiète. Il arrive à la première répétition, il est, autant que cela lui est possible, exécrable. Le rôle n"a pas de contours précis, de muscles, de nerfs. Peu à peu il s'accentue comme une ébauche vague sous le pinceau d'un peintre. Tout se fait ainsi à la répétition. Au bout de huit jours, le personnage apparaît. Il ne faut que le façonner, arrondir les angles, et, comme on le dit des ours, le lécher.

Le lendemain, les auteurs prennent leur plume la plus fine et écrivent à leur comédien. J'ai surpris, non malhonnêtement, un certain nombre de ces dédicaces, et j'en ai cueilli trois, une de Banville, une d'Augier, une de Dumas.

D'abord deux vers de Banville, le ciseleur de rimes, sur un exemplaire de Gringoire :

A mon collaborateur Coquelin.

Ali ! souviens-loi, mon fils, que, caché sous ce lin. Tu fais si bien Gringoire et si bien Coquelin. Ton vieux complice romantique,

Théodore de BA^•VILLE.

De l'esprit d'Augier, et du meilleur, en tête de Paul Forestier :

A Coq. Souvenir delajournée où il a gagné ses grands éperons.

ËUILK ÀnOIER.

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Un éloge habilement tourné, de Dumas, deuxième du nom, sur la couverture de VÉtrangère :

A Constant Coquelin, qui a été la perfection même dans le duc de Septmonts. Tout le monde certifie et j'approuve.

Alexandre Dumas.

En même temps qu'un politique et qu'un acteur, le célèbre sociétaire est un diseur. Il a comme inauguré dans les salons et dans les représentations à bénéfice, les récits en vers. Ce serait un dénombrement homérique qu'énumérer les succès de Coquelin en ce genre, qui est au grand débit théâtral ce que la poésie intime est à l'épopée. La voix de M. Coquelin est un clavier d'où sortent toutes les notes, et son masque, merveilleusement mobile, possède au plus haut degré le comique et l'émotion. Il me lisait, un jour, un conte de Paul Delair: le Nid. Les hémistiches, tout pleins de la sève printanière et de chants d'oiseaux, bruissent, ainsi que des soufl^es de mai, reflètent des échos humains. Tout ce que chantaient ou pleuraient les vers, Coquelin l'exprimait : la tendresse, Tamour maternel, la douceur des choses, la passion, le sacrifice. Puis Coquelin fit rire.

Il fait rire parfois diTéremment. Les comédiens se mettent du rouge sur la figure, lui veut qu'ils en puissent mettre à la boutonnière.

Je vois encore la tête narquoise et maligne de Coquelin, le soir de sa conférence sur la décoration des comédiens, ses yeux hardis soutenant les regards du

public, lorsqu'il lança sa phrase sur les gens qui trouveraient mauvais sans doute que l'homme aux rubans verts, Molière, devînt par rencontre, l'homme au ruban rouge. Il n'y eut pas un applaudissement.

Certes, quelques comédiens sont des artistes. Personne ne le nie. Quant à regarder, par exemple, Frederick Lemaître comme l'égal de Victor Hugo, l'acteur comme l'égal de l'auteur, Got comme l'égal d'Augier, c'est raide. Molière lui-même jugerait plus grand et plus digne en lui le comique que le comédien. Qui sait, lorsqu'il souffrait dans les fibres de son cœur, atrocement, des infidélités de sa femme, s'il ne trouvait pas vraiment le créateur d'Alceste vil sous les coups de bâton, même simulés, que reçoit Sganarelle?

Shakespeare a pu, en sa jeunesse, garder à la porte d'un théâtre les chevaux des lords. Mais il est douteux que cette servitude soit un titre de gloire. Molière et Shakespeare sont grands, non parce qu'ils ont été comédiens, non parce qu'ils ont joué des personnages, mais parce qu'ils en ont créé. Tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces rois, tous ces bandits, toutes ces courtisanes, toutes ces vierges, Lear, Othello, Juliette, Roméo, Ophélia, Mascarille, Sganarelle, Desdémone, Trissotin, Tartufe, Macbeth, Célimène, Alceste, tous ces êtres imaginaires existent. Ils vivent éternellement. Qu'on ne demande pas si le président de la République donnerait un ruban rouge à Molière. Molière est autre chose qu'un comédien.

Au reste, ça m'est égal.

Toutefois, M. Coquelin a peut-être tort de vou-

loir que les gens de théâtre rentrent tant que ça dans la loi commune. Il n'y aura plus d'artistes le jour où des fils de bourgeois pourront se faire comédiens, com.me on se fait avoué, notaire, ou employé à la préfecture, où ils iront au théâtre, comme on va à un bureau ; il n'y aura plus d'artistes, enfin, le jour où les comédiennes feront bouillir la soupe aux choux, ne connaîtront que leur mari, raccommoderont les bas des marmots. Elles doivent aimer, adroite et à gauche, dans toutes les classes de la société, le plus grand nombre de gens (quelle morale !) afin de savoir la gamme infinie des sentiments humains, et de pouvoir, sur la scène, la faire chanter et pleurer. Cette question, très sérieuse, fut agitée déjà à propos de Samson. Lambert Thiboust en fit alors le sujet de quelques couplets. Napoléon, triste sur le rocher de Sainte-Hélène, songe à Talma et murmure ces paroles qu'emporte le vent de mer :

Sans avoir décoré Talma, Faut-il mourir à Sainte-Hélène?

La rêverie de l'empereur, continue plus sombre, et Napoléon donne ce conseil sublime :

Sans avoir décoré Talma,

Ne mourez pas à Sainte-Hélène!

Est-ce à dire que M. Coquelin, que M. Got, que M. Delaunay ne méritent pas de faire partie de la Légion d'honneur aussi bien, par exemple, que M. Cabanel, que le colonel Ramollot ?

Non certes.

Ce qu'on pourrait regretter, c'est ce qu'il 3^ a parfois d'excessif dans les prétentions des comédiens. J'émets certainement, pour plusieurs d'entre eux. un paradoxe en prétendant qu'il vaut mieux créer Hamlet, le Cid, Phèdre, Oreste, don Juan, Alceste, Hernani, Marie de Neubourg que les jouer.

11 y a d'ailleurs à tout ceci un point d'interrogation. Des femmes, dans l'art de la scène, ont autant de talent que les acteurs qui en ont le plus. Si on décore les comédiens, ne serait-il pas juste de décorer aussi les comédiennes? Où s'arrêter? La limite n'existe plus. Si on décore Coquelin avant qu'il soit professeur au Conservatoire, po-rquoi, étant donné que c'est au talent dramatique qu'est attachée cette distinction, ne décorerait-on pas Croizette ou Sarah Bernhardt, Mme Jane Hading ?

Mlle Dodu porte le ruban rouge. Que les comédiennes ne restent pas hors la loi. Elles mettrontl'insigne de la Légion d'honneur au corsage, à l'endroit où saille la pointe du sein, et les messieurs, avec une familiarité, quelquefois permise, ou l'acteur chargé du rôle de Tartufe, si la main s'égara, pourront, en caressant, dire ce vers qu'aura pai^odié Coquelin de son presque homonyme :

Je tâte ce ruban, V étoffe en est moelleuse.

Au modèle :

Le portrait est achevé en une séance. Je n'ai pas eu

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recours au vermillon de ma palette, Coquelin, pour fleurir votre boutonnière. Je viens après d'autres qui n'ont pas été plus généreux que moi.

Chez vous, dans votre riche intérieur, à côté de toiles d'Alphonse de Neuville, de Détaille, de Corot, de Laurens, de Bonnat, vous avez, pour vous consoler, de nombreux portraits par des maîtres peintres. Madrazo, qui vous a fait poser en Mascarille, a bien saisi votre physionomie de comédien, ouverte et ondoyante, vos yeux vifs, vos narines qui s'évasent vers les frises du théâtre, votre bouche satirique, votre front où l'on sent un cerveau actif. Leloir vous a représenté dans Filippo, Jean Béraud dans le duc de Septmonts, Détaille en garde national.

Il en manque un à la collection. Je pressens celui là, œuvre de Bonnat, où je vous vois en frac noir, l'attitude grave et sévère, professeur assurément, peut-être orateur politique. Cette fois, rien ne manquera au portrait.

REJANE

Il faut employer les vieux clichés et les comparaisons anciennes. Le firmament théâtral n'a plus beaucoup d'étoiles. Il y a toujours Sarah Bernhardt, éclatante comme l'étoile polaire. Çà et là encore. Jeanne Granier, Céline Chaumont ; c'est presque tout. Marie Ulgade se lève ; on lève M^e Marie Mas^nier (du Chabanais supérieur.) Sophie Croizette, qui fait maintenant ce que veut son prénom, a disparu dans un hôtel gentil du bois de Boulogne.

Voici qu'une étoile resplendit, Gabrielle Réjane,la glu, étoile d'amour, Vénus, étoile de crépuscule, à l'horizon de Paris.

Jean Richepin, le premier qui a donné un rôle à cette fille attirante comme une corruption, celui qui a fait de cette acteuse une actrice, m'écrivait :

« Tous me rendriez tout à fait heureux si le portrait de Réjane était très, très gentil. Elle défend ma pièce si crânement! Le rôle est si odieux de franchise! Et puis, elle s'y révèle vraiment grande comédienne. Tous verrez ! Pour moi, c'est une Desclée à faire, et même faite. »

Une Desclée, c'est beaucoup. On verra. Toujours est-il qu'elle est vraiment artiste, cette gamine de Paris. Ni grande ni petite, elle a un corps de rien du tout, des bras, un torse, le reste, des jambes, juste assez pour exister un peu ; mais, tout cela est élégant, fin, distingué, suprêmement parisien.

Et puis, sur ce manche à balai ravissant, une tête ovale, maigre, la peau diaphane où transparaissent çà et là. les veines, une broussaille de cheveux qui est devenue dorée avec l'amour, commeune moisson avec le soleil. Sa figure est prodigieusement éclairée par deux 5^eux qui semblent immenses, tellement ils ont de clarté, deux yeux pleins d'azur.

Des nerfs et des yeux, c'est Réjane.

La modernité de cette actrice est adorable. La femme antique possédait, à ce qu'on croit, la forme merveilleuse. Qui sait si la Ténus de Milo, tout à coup vivante, aurait, par sa beauté sans pareille, hôtel et voitures ? Peut-être ; ce serait très chic. Mais les viveurs de cette fin de siècle sont plus épris d'artificiel. Des nerfs et des yeux ; pour une femme c'est assez ; dedans est tout ce qu'il faut aimer, la vie.

Réjane est, on peut le dire, une enfant de la balle.

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