‹ Le massage de l'utérus [electronic resource]Chapitre 19 sur 27 · Bulletin thérapeutique, t. XXI., p · texte numérisé non relu

Bulletin thérapeutique, t. XXI., p

Le premier travail un peu complet sur la question, fut un mémoire de Récamier (1850) 1. 11 y avait de lit confusion et de l'incertitude sur la nature de la maladie ; l'entité nosographique se dégageait péniblement. Paul Dubois ne voulait point entendre parler de grattage ; il n'admettait pas même le calhétérisme de l'utérus. Nélaton adopta les idées de Récamier, popularisa sa méthode, montra ce qu'elle avait de bon et donna une description vraiment scientifique de la métrite fougueuse. Le savant professeur avait le tort de trop se fier à l'enseignement oral, de rarement donner une formule définitive à ses idées lorsqu'elles avaient été comprises par son auditoire. Pour fixer la part de Nélaton , il faut de longues recherches à travers les thèses et les recueils périodiques. Un élève adopte la doctrine de son maître, l'expose, la défend dans une bonne dissertation inaugurale ; les nécessités de la pratique l'empêcheront désormais d'écrire ; une ou deux générations d'étudiants liront son travail, puis on l'oubliera. En 1858 un élève de Nélaton, le Dr Rouyer réunissait avec peine ce qu'il avait dit sur les fongosilés utérines. 11 avait publié des observations, dans le cours de 1853 2 et de 1856 3 dans la Gazettte des Hôpitaux ; des travaux plus importants

1. Mémoires sur les productions fibreuses et fongueuses intra-utérines. Union médicale, 1850, Ie1', 4, 6 et 8 juin.

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