Michel, Gazette des Hôpitaux, n° 6, 15 janvier
3. Picquet (Obs. XXXI), Ruptures artérielles traumatiques. Thèse, 1906.
SUSSS eu
irrigué par l'artère au-dessous du point lésé et alors qu’il n’y a pas eu d'hémorragie primitive notable.
D'abord la disparition du pouls dans les artères sous-jacentes à la région blessée : pas de pouls ni à la radiale ni à la cubitale dans notre second cas. C’est là le symptôme capital et c’est lui qui doit être cherché dans toute blessure pouvant avoir atteint les vaisseaux, même si aucun autre signe ne peut faire supposer une lésion de ceux-ci.
Nous voyons du reste tous les auteurs ayant relaté des observations de thrombose artérielle insister sur ce point d’une manière particulière.
Cette disparition du pouls est vite suivie d’une perte de coloration du membre ou de la partie du membre non irriguée qui devient livide, couleur cire.
Lejars dans son Mémoire a indiqué un signe d’arrêt circulatoire.
Si chez un sujet sain on déprime du doigt les téguments, il se produit une tache blanche qui disparait très vite alors que si om fait la même expérience la circulation étant interrompue, la tache blanche ainsi produite ne disparaît que très lentement.
Le refroidissement se constate très facilement et est appréciable à la main.Mais le thermomètre indique d’une façon beaucoup plus précise les différences de température qui peuvent exister entre le membre saim
et le membre malade.
Ci, D) 4 En
Michel (1), dans l'observation citée déjà de rupture sous-cutanée directe de l’humérale, avec oblitération consécutive, constate les différences suivantes :
La température superficielle, prise avec un thermomètre très sensible au niveau du deltoïde considéré comme normalement irrigué, est de 34 degrés au niveau de la face anléricure et de la partie moyenne du biceps, au-dessous de la lésion 31 degrés; au pli du coude 31°3 ; à l’avant-bras 2902 ; sur la cubitale (partie inférieure de l’avant-bras) 25°5; sur la radiale (même région) 25°4 ; sur le dos de la main 2402.
Il existe donc une diminution très considérable de la température dorsale à mesure que l'on s'éloigne de la lésion puisqu'il y a un écart de 10 degrés.
De nos deux blessés, le premier se plaignait simplement d’engourdissement, mais le second avait en plus dans la main des sensations pénibles, des fourmillements et à certains moments des douleurs irès vives. Sa main [ui semblait augmenter de volume et très lourde.
[1 est des cas où la douleur accusée est beaucoup plus violente encore et les fourmillements peuvent devenir douloureux au point d'être insupportables.
Quant à la sensibilité tactile elle semble très diminuée sinon abolie.
La partie du membre atteinte ne réagit que faible-