‹ Le massage direct de l'artère: dans les cas de thrombose traumatique avec ischémie sous-jacenteChapitre 14 sur 32 · Michel, Gazette des Hôpitaux, n°6, 15 janvier · texte numérisé non relu

Michel, Gazette des Hôpitaux, n°6, 15 janvier

ment aux excitations extérieures et cette insensibilité va en augmentant à mesure que l’on s'éloigne davantage du jour de l’accident. On peut pincer, piquer sans amener de réaction. Il y a donc une insensibilité marquée à la douleur provoquée qui fait un contraste frappant avec les douleurs spontanées si vives qu'accuse le blessé.

L'impotence fonctionnelle est marquée : le membre est lourd, engourdi et n’exécute que péniblement les mouvements qu'on lui demande pour aboutir petit à petit à une paralysie complète. Les mouvements des doigts, même dans le territoire conservé par le cubital étaient presque impossibles pour le blessé de notre seconde observation el il était obligé de porter sa main avec son membre valide pour le placer dans la position demandée.

Tous ces symptômes réunis, dus tous à l'arrêt de la circulation, forment le syndrome que les anciens auteurs décrivaient sous le nom de «stupeur locale ».

En résumé, on voit donc par l'étude succincte que nous venons de faire que la plupart des symptômes pourront donner des signes de présomption très grande mais qu’un seul donnera la certitude qui fera porter le diagnostic de thrombose et d'arrêt cireulatoire complet, nous voulons dire la disparition du pouls.

Une fois le diagnostic de thrombose traumatique posé, le chirurgien ayant dénudé l'artère possèdera un signe de certitude absclue si, prenant et serrant très légèrement l'artère entre ses doigts, il

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sænt, comme l’a dit Picou, un cordon de consistance pâteuse comme si l'artère était remplie par une injection de suif mollement poussée.

Cette sensation a été très nette, surtout dans les preuves que nous avons relatées, puisque l'artère a été massée jusqu'à ce que fonde, sous la pression, l'obstacle perceptible à travers la paroi.

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