‹ Le massage direct de l'artère: dans les cas de thrombose traumatique avec ischémie sous-jacenteChapitre 20 sur 32 · LAS · texte numérisé non relu

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bose qui ne se limite pas au point blessé et s'étend au loin.

De même on lit dans Delorme : « Les auteurs qui ont étudié la contusion des artères produite par les agents vulnérants ordinaires ont regardé la gangrène comme une terminaison habituelle de cette variété de lésion » (1). Et plus loin : « dans les contusions artérielles, le mécanisme de la production de la gangrène le plus habituel est l’oblitération du vaisseau par un caillot et l'interruption complète de la circulation dans touie la région dans laquelle l'artère va se distribuer. »

Lejars a rapporté des observations qui ne font que confirmer cette manière de voir. Pour lui la proportion des gangrènes dans les contusions artérielles est de 88 0/0, trente fois sur 34 cas. Et l’auteur cite 8 cas de gangrène très rapide où la contusion veineuse accompagnait la contusion artérielle. Herzog sur 62 cas note 92 gangrènes. Monod et Vanverts sur 58 cas de rupture incomplète relèvent 35 cas de gangrènes.

Et d’après tous ces auteurs ce chiffre doit être considéré comme inférieur à la réalité (in Delbet, Affections chirurgicales des artères, p.70).

Potherat cite aussi à la Société anatomique un cas. de contusion de la poplité, avec oblitération à la suite de la rupture de la tunique interne, et suivie de gangrène.

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