‹ Le massage direct de l'artère: dans les cas de thrombose traumatique avec ischémie sous-jacenteChapitre 21 sur 32 · Delorme, Traité de Chirurgie de guerre · texte numérisé non relu

Delorme, Traité de Chirurgie de guerre

Plus récemment Picquet (1) dans sa thèse émet la même opinion : « De fait, dit-il, dans la majorité des cas, ces ruptures (ruptures incomplètes) aboutissent à la thrombose. Le caillot peut être court, limité au segment vasculaire lésé ; plus souvent il se prolonge à grande distance jusque dans les branches collatérales ; et même des fragments emboliques détachés de sa masse principale vont l'envoyer plus loin encore dans les fins rameaux périphériques. On comprend à quel point la circulation doit être entravée par cette oblitération artérielle étendue et combien la gangrène est menaçante dans tout le territoire ischémié. »

Enfin la guerre actuelle a multiplié les observations probantes.

Picqué (2) a insisté sur l'importance pratique de tels faits. « Les contusions résultant, dit-il, du contact tangentiel d’un projectile, en général à faible vitesse (balle de shrapnell ou éclat d’obus) constituent des lésions d’autant plus importantes, que, mécon-. nues initialement, elles ont le plus de tendance comme les plaies partielles minimes, à se compliquer secondairement d’anévrismes circonserits ou de thrombose avec gangrène ischémique. »

Sencert (3) avait déjà signalé ces faits auparavant,

r. Picquet, Thèse de Paris, 1906, p. 21.

2. R. Picqué, Bul. et Mém. de la Soc. de Ghir., 22 mars 1916,

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