Schwartz, Bull.:et Mém. Soc. Ghir., 9 juin
SR 4 SU toires entiers sont définitivement privés de tout apport sanguin.
Et c'est ainsi que dans un cas de contusion de Ja tibiale postérieure, Grégoire a pu en disséquant l'artère voir que la thrombose s’étendait depuis l’anneau du soléaire jusqu'à la malléole.
Si nous ajoutons maintenant que la circulation collatérale est ordinairement entravée par l’'importance des dégâts musculaires, l'abondance de l'infiltration hémorragique, la compression centrifuge d’un hématome sous tension aponévrotique, enfin par des blessures concomitantes si fréquentes avec les obus et les engins de iranchée, on comprend la quasiconstance de la gangrène.
Et si, par exception, l’ischémie ainsi établie a le temps de suivre une évolution aseptique comme Lejars, Berlein, Sencert, Morestin en ont montré des. exemples, combien plus souvent observera-l-on Îlæ gangrène humide, où même le tableau dramatique d'une gangrène gazeuse, dont l'agent infectieux, d'apport exogène, a trouvé réunies les conditions les plus favorables à la puliulation rapide.
Picquet montre même combien dans les cas à terminaison favorable la guérison laisse toujours à désirer, « Le travail de cicatrisation qui s'opère dans la région traumatisée, dit-il, finit par exercer des tiraillements et des compressions sur les troncs vasculaires et ncrveux ; d’autre part les artères collaitrales dilatées ne remplissent jamais complètement leur rôle de suppléantes et elles laissent persisier
malgré tout une certaine gêne circulatoire. La nutrition du membre reste imparfaite, il en résulte de l’ædème, des névralgies, des troubles trophiques divers ; les muscles mal nourris restent atrophiés et présentent parfois des accidents paralytiques.
En vérité l'espoir d'une semblable guérison si imparfaite qu’elle soit, demeure bien [faible dans la plupart des cas.
Le pronostic de ces lésions est toujours très grave. Ce n’est donc pas sans raison que alarmé par le refroidissement et la lividité de tout le membre audessous de la blessure, on pouvait considérer chez
noire premier blessé la gangrène comme quasi-fatale.