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thrombus sans pouvoir rien faire sur les lésions qui l'ont produit et qui, persistant, le reproduiront.
Enfin, l'exécution de l’artériotomie avec suture artérielle est loin d’être une manœuvre aisée, surtout en chirurgie de guerre, dans une formation de l'avant.
Le massage direct de l'artère nous apparaît autrement simple ; il est comme nous l’avons montré d'exécution facile ; mais nous ne saurions trop insister sur un point, il doit être, nous l’avonsdit, précoce, car il n’expose point aux risques qu'on pourrait redouter.
De plus, il est évident que si, fait tardivement il peut mobiliser le caillot, ce qui ne serait du reste pas sans inconvénients, il sera incapable de réparer les lésoins qui l’ont produit. Mais fait quelques heures après la blessure, dans les cas où il est réalisable, il semble donner des résultats supérieurs à ceux de toute autre méthode.
Dans nos deux cas, en effet, non seulement la mobilisation précoce du caillot a évité son extension et sa reproduction, mais elle a rétabli la circulation normale.
Et cette contribution au traitement des lésions vasculaires est un argument de plus en faveur de cette règle absolument formelle de chirurgie de guerre : toute blessure qui laisse supposer qu’un vaisseau peut être atteint doit être immédiatement
traitée: comme sile: vaisseau était sûrement atteint : on doit «y aller: voir ».
Et l’on aura parfois d’heureuses surprises ! :