Action d'un glacier sur le lit d'une vallée
longitudinal de cette vallée présentait alors le tracé, figure 31. Le glacier, qui venait remplir le lac Léman et qui trouvait encore un barrage au-dessous de Genève, passait par-dessus toutes ces digues avec d'autant plus d'énergie qu'au droit de chacune d'elles,
il trouvait un étranglement produit par le rapprochement des rives. Mais, quand il eut frayé sa route au-dessous de Genève et qu'il put s'écouler librement, il s'affaissa en raison de la facilité même de cet écoulement et fmit par fondre jusqu'à la digue de Saint- Maurice, n'étant plus alimenté d'amont proportionnellement à son écoulement d'aval. Il remplit donc l'énorme affaissement qui constitue le lac Léman, et les glaces tombèrent en séracs dans ce réservoir par-dessus la digue de Saint-Maurice. Peu à peu ces éboulements et l'action des intempéries sur la digue la rongèrent assez pour que le glacier abaissât sa surface externe, puis enfin il y eut ablation de ce tronçon entre Saint-Maurice et Martigny. Longtemps le glacier laissa un second lac dans cet espace, lac étroit et long comme sont encore les lacs de Thun et de Brienz, puis il y eut ainsi ablation des tronçons supérieurs les uns après les autres.
Yoici comment l'ablation des tronçons se produit, figure 32. Soit A B, la section longitudinale d'une vallée avant son nivellement produit par les glaciers et les alluvions. Soit CD le niveau supérieur du glacier. Comme il y a toujours étranglement produit par les parois latérales en CED, au droit de chaque ressaut AFB, il y a amoncellement des glaces en DEC et séracs en dec.