Action d'un glacier sur le lit d'une vallée
L'action solaire est plus active sur les séracs que sur la masse unie du glacier, l'air et la chaleur pénétrant entre les glaçons éboulés. Si le glacier perd de son activité par une cause première d'ahmentation, la fonte en g est plus considérable que n'est l'alimentation E. Il y a solution de continuité entre le tronçon H et le tronçon I. Dès lors celui-ci, abandonné à lui-même, fond avec une grande rapidité et produit un écoulement torrentiel qui entraîne avec lui les sables et cailloux morainiques, lesquels vont combler l'affaissement, le creux inférieur K. Cet écoulement tor-
rentiel contribue à ouvrir des voies dans la digue A. Yoilà un tronçon de vallée disposé à recevoir le aivellement par alluvion et qui bientôt se couvrira de végétation. Si la digue n'est pas totalement rompue, alors il reste un lac à la place du tronçon glaciaire; mais, à la longue, ce lac est comblé par les apports torrentiels. Souvent aussi, sans qu'il y ait digue transversale bien caractérisée dans une vallée, le glacier de lui-même fait une étape, dépose une moraine frontale et forme ainsi une digue future aux lacs qui résulteront des fontes. Mais ces étapes sans barrages rocheux sont généralement occasionnées par l'apport de moraines d'un glacier latéral. — Car les glaciers latéraux ont une grande influence sur les étapes de retrait du glacier troncal.
Soit, en effet, un glacier troncal A B, figure 33, rencontré parmi
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