La chaîne de la Floria. (P
Quand les grands glaciers troncaux eurent cessé d'exister, le travail effectif des glaciers latéraux commença, mais ils se trouvaient dans d'autres conditions; pourvus de moins de puissance, ils se rapprochaient des altitudes où le thermomètre monte rarement au-dessus de zéro. Limités, morcelés, ils agirent sur les roches, non plus comme l'avaient fait les glaciers troncaux par grands nivellements, par grandes marches, mais en se tenant dans les parties déprimées du massif, en les rongeant peu à peu et en pénétrant ainsi jusqu'au cœur des plateaux. Toutefois, s'ils avaient par choc et poussée une action incontestable sur les flancs , sur leurs berges et par conséquent sur les escarpements, ils n'en eurent jamais qu'une très-faible sur leurs lits, se contentant de les polir, de les limer, mais sans pouvoir les creuser d'une façon trèssérieuse, à moins qu'ils ne trouvassent quelque digue ; un obstacle sur leur passage, car alors, ils agissaient par choc ou poussée et brisaient l'obstacle.
D'où Ton pourrait conclure que les altitudes extrêmes supé-