Les avalanches
chose que le lit rocheux du glacier dans lequel le scellement des piquets de fer serait fort long et dispendieux.
Alors, à l'extrémité des lits d'avalanches, au-dessus del'exutoire B, on peut, à l'aide des pierres, abondantes sur ces lits, former une série de barrages perpendiculaires aux directions des pentes. Ces bourrelets de roches et pierrailles, figure 108 (voir en A), n'ayant qu'un assez faible relief, arrêtent les neiges, les empêchent de glis-
ser en nappes et les obligent à fondre sur place ou à se diviser pour couler. Ces barrages, bien connus, et auxquels les montagnards de la Savoie donnent le nom de tournes^ ne sont établis par eux que dans les vallées au point de chute extrême des avalanches, pour protéger leurs habitations. Cependant c'est, non à la limite de parcours des avalanches, qu'il les faudrait élever, mais là, oii les avalanches s'accumulent pour descendre en masses formidables dans les couloirs. Les neiges ne se précipitent dans ces couloirs que parce qu'elles trouvent au-dessus le lit moutonné, poli d'un ancien glacier, lit dépourvu d'aspérités. Il suffit généralement de