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Les tournes

•quelques faibles obstacles pour les arrêter dans leur course au moment oii elles commencent à se mettre en mouvement.

Ces touilles, figure 109, présentées en projection horizontale A et en coupe B sur ab, peuvent n'avoir, dans la plupart des cas, que deux à trois mètres de hauteur à l'éperon, au-dessus du profil de la pente, et on doit tenir leur surface supérieure plus ou moins déclive en raison de cette pente.

Elles ne sauraient arrêter une avalanche au milieu de sa course, mais elles résistent à son glissement initial bien mieux encore qu'à l'efl'ort terminal à fin de course, lequel ne peut jamais être connu exactement.

Toutefois, les points oii elles doivent être établies, dans les larges entonnoirs quisurmontentles cônes de déjection, demandent à être marqués par un bon observateur. Leur conservation et leur effet préventif dépendent du choix de ces points.

Retenir les neiges sur les sommets, c'est éviter deux très-graves périls qui sont : 1" la chute des avalanches, T la suppression des petits torrents si nécessaires à l'arrosage des parties basses.

Si le temps que les bergers consacrent à la préservation des prairies hautes et à la répartition des eaux de telle sorte qu'elles s'écoulent promptement, était employé à ces travaux d'intérêt général, il suffirait à éviter des désastres et ne les priverait pas davantage du bénéfice de ces hauts pâturages. Mais personne ne songe à leur faire comprendre ces lois générales, et comment leur intérêt est solidaire de ceux de la vallée. Ne sont-ce pas les mêmes hommes qui, l'hiver, descendent dans les vais, et l'été montent sur les hautes pentes avec leurs bestiaux? Ces montagnards, qui envoient leurs bêtes de juin en septembre sur ces points élevés, ne possèdent-ils pas des prairies dans les vallées qu'ils fauchent pour amasser une provision d'hiver? Ainsi, leur ignorance les porte à détruire, par un aménagement inintelligent des prairies hautes, celles qu'ils possèdent en bas, et de plus ils contribuent à la dévastation de territoires étendus.

Au-dessus du point A, des exutoires des bassins de neiges, figure 107, il y a toujours amas d'humus, parfois même un marécage. Là, si l'altitude le permet, les grands végétaux ne demandent qu'à pousser, étant abrités, arrosés et trouvant un sol végétal épais. Mais c'est là surtout où l'on s'empresse de couper les pins pour les faire descendre par les couloirs; et, si ces couloirs ont été en partie couverts par la végétation, le bûcheron coupe ces obstacles, afin de faire librement couler les troncs d'arbre jusqu'en bas du cône.

L'année suivante, une formidable avalanche se forme, le couloir est élargi, les sapins qui le bordent, renversés, et la stérilité gagne de nouveau la surface du cône de déjection. Les neiges descendent en masses des hauteurs au printemps, et les quelques flaques qui demeurent abritées à la base des arêtes du sommet ont totalement

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fondu en juillet. Dès lors, plus de torrents, plus d'eau dans les prairies hautes pour faire boire les bestiaux, pour arroser le sol. Le désert se fait, les pierrailles et la poussière recou\Tent les gazons, et, sur ces espaces désolés, quelques marmottes seules trouvent moyen de vivre.

Et cependant, le montagnard n'est pas inintelligent à ce point qu'il ne puisse comprendre ces lois si simples dont chaque jour il observe les effets.

Mais qui donc s'occupe de l'éclairer, de lui faire entendi'e que s'il passe une heure chaque jour à remuer quelques cailloux, — ce qu'il fait d'ailleurs dans ses prairies basses, — lorsqu'il séjourne sur les hauteurs, il peut changer les conditions fâcheuses auxquelles son incurie le soumet?

Au bas de chaque sommet, de chaque rocher, n'y a-t-il pas. en petit, une disposition analogue à celle que donne notre figure 107 ? Ces grandes ouïes, dont les exutoires sont indiqués en A, se répètent à l'infini jusqu'à former des cuvettes de quelques mètres de surface. Que l'homme commence par régler ces petits réservoirs, et il pourra devenir maître des grands. Car cette question des avalanches et des fontes de neiges est une question de multiplication. Si l'homme est impuissant en présence de nombres fabuleux, il peut agir sur les unités sans se donner un travail au-dessus de ses forces et de ses moyens. Non-seulement, les chutes brusques d'avalanches dévastent des espaces considérables dans les vallées ; mais, tombées d'une altitude de 2000 mètres à un niveau de 1000 mètres, les neiges fondent beaucoup plus rapidement, augmentent accidentellement les cours d'eau, puis, la fonte consommée, il n'y a plus d'approvisionnement pour la saison chaude. Il y aurait donc un intérêt considérable à maintenir les neiges près des sommets sur les anciens lits des glaciers que la nature leur a préparés comme autant de paliers où elles peuvent s'amasser et fondre lentement, en raison de l'altitude, des anfractuosités et de l'ombre des sommités.

Ayant eu maintes fois l'occasion de nous trouver sur ces hauts plateaux avec des montagnards, il nous est arrivé de leur expliquer ces problèmes si simples, de leur montrer la prévoyance de

SUR LES COURS D'EAU. 2o5

la nature et Fimprévoyance de Thomme, et comment, par des travaux insignifiants, il était facile de reformer un petit lac, de ralentir un cours d'eau, d'arrêter les éboulis dans ces terribles couloirs. Ils nous écoutaient attentivement. Et, le lendemain, ils étaient les premiers à dire : « Yoilà une bonne place pour faire un « réservoir. En remuant quelques grosses pierres, ici, on pourrait (( arrêter une avalanche .... »

Mais si, dans les écoles de la Suisse protestante, on donne aux enfants quelques notions de ces connaissances d'une utilité pratique, dans les écoles catholiques, on leur enseigne que l'univers a été créé en sept jours et que le huitième il n'y avait plus rien à faire.

Les bergers sont les ennemis des forêts; ce qu'ils demandent, ce sont des pâturages. Tant qu'ils le peuvent, ils dévastent donc ces forêts, sans se douter que leur ruine entraîne fatalement celle de la plupart des prairies.

Nous avons vu dans le chapitre précédent que rabaissement de l'altitude, limite des bois, semble être en raison directe de l'amoindrissement des glaciers. En un mot, que plus les glaciers perdent de leur volume, plus les forêts descendent vers les parties basses. Eh bien, nous avons constaté sur les lits des anciens glaciers qui dominaient la Flégère, au-dessous des Aiguilles-Pourries et des Aiguilles-Rouges, la présence de souches de mélèzes énormes, c'est-à-dire à plus de 100 mètres au-dessus du chalet actuel de la Flégère, tandis qu'aujourd'hui les derniers arbres sont à quelques mètres au-dessous de cet hôtel et végètent à peine. Ces déserts ne sont couverts aujourd'hui que de débris pierreux, de rododendrons et de maigres pâturages. L'eau, même en été, manque sur beaucoup de points, et, pour donner à boire à leurs bestiaux, les bergers de la Flégère ont été obligés d'amener les eaux des lacs Blancs dans quelques réservoirs, au moyen d'un petit endiguement qui suit les rampes des anciennes moraines. Cependant les fonds des ouïes sont abrités , contiennent une épaisse couche d'humus, et il paraît facile, malgré l'altitude (2,000 mètres), d'y faire venir des mélèzes. Mais le mélèze aime le voisinage des neiges ou des glaces. Or, sur ce plateau, dont les

sommets atteignent 2,600 mètres en moyenne, à peine si aujourd'hui, au mois d'août, on signale quelques flaques de neige.

Jadis, ces anciens lits de glaciers étaient criblés de petits lacs, vidés, la plupart, par les bergers eux-mêmes qui ont espéré gagner'ainsi quelques mètres de pâtures. Ces petits lacs, gelés d'octobre en mai, maintenaient les neiges , formaient de petits glaciers, et leur nombre faisait que ces solitudes conservaient des névés persistants qui, couvrant les lits rocheux, ralentissaient leur décomposition. C'était alors aussi que ces mélèzes, dont les souches existent encore , garnissaient les creux et parties abrités des ouïes. La surface des prairies était évidemment restreinte, mais ces prairies étaient bonnes, bien arrosées, et ne pouvaient être envahies. Aujourd'hui, lacs et névés ont disparu, mélèzes aussi, et on voit chaque jour les prés envahis par les débris pierreux et les sables.

Si l'on n'y met ordre, le val du Nant-Borant au Bonhomme, qui possède encore de si beaux pâturages protégés par quelques lambeaux de forêts, sera envahi parles débris; car déjà ces forêts sont exploitées avec une inintelligence complète des conditions imposées par les localités.

Les conifères semblent avoir été créés en vue du rôle qu'ils remplissent sur les rampes des montagnes. Leurs branches, qui s'étalent avec leur verdure persistante, arrêtent les neiges et sont assez fortement clouées au tronc pour résister à la charge qu'elles ont à porter. On voit dans les temps d'hiver, sur les branches palmées des sapins, des couches de 20 et de 30 centimètres de neige qui font à peine plier ces branches. Chaque sapin est ainsi une étagère qui reçoit la neige et l'empêche de s'amasser en bloc compacte sur les rampes. Là, pas d'avalanches possibles. Quand la fonte survient, tous ces petits approvisionnements séparés tombent successivement en poussière. Le tronc du conifère s'accroche aux rochers, à l'aide de racines, qui, comme de larges griffes, vont au loin chercher leur nourriture en reliant entre elles toutes ces pierres roulantes. De préférence même, le conifère choisit un rocher, il se campe sur son dos, l'enveloppe de ses robustes racines comme dans un filet; celles-ci, en s'étendant, vont chercher

des pierres voisines, les attachent à la première, comme pour prévenir toutes chances d'éboulements. Dans les interstices, les débris de feuilles et de branchages s'accumulent, forment un humus qui retient les eaux et donne naissance à des herbacées.

Il est merveilleux de voir comme, en quelques années, des rampes composées de débris de toutes tailles, sans apparence de végétation, se couvrent de sapinières touffues, vivaces, si toutefois les chèvres ne viennent pas arracher les jeunes pousses, et si un peu de repos est laissé à ces éboulis. Alors, le terrain stérile est conquis, et, si l'avalanche survient, elle renverse quelques-uns de ces jeunes arbres, se fait un passage, mais la végétation s'empresse de réparer ses pertes. L'homme aide-t-il jamais à ce travail? Non, il en est l'ennemi le plus dangereux. Au milieu de ces jeunes conifères, il envoie ses troupeaux de chèvres, qui en quelques jours les dévastent, coupent les tiges et les empêchent de s'élever; puis il abat ces -troncs délicats pour faire des fagots; tandis que la grande forêt voisine lui fournirait, en débris, largement de quoi se chauffer.

Nous avons assisté plusieurs années de suite à ce combat entre la végétation et l'homme. Parfois, mais rarement, la forêt naissante remporte la victoire et, déjà grande, se défend. Le plus souvent elle demeure atrophiée et présente un ramassis de troncs rabougris qu'une avalanche écrase et recouvre en quelques instants de débris.

Si, sur les cônes de déjection, la destruction des forêts est un grave danger, là, au moins, les matériaux sont rangés en raison de leur poids et de leur volume, et ces cônes dénudés ne peuvent qu'élargir un peu leur base.

Il n'en est pas de même des moraines. Sur ces remblais glaciaires, les matériaux sont confondus, car ils ont été déposés doucement, menus et gros, suivant que le glacier s'en débarrassait, laissant entre eux des vides quelquefois considérables. Les conifères aiment singulièrement ces terrains mêlés de sable fm et de pierres de toutes dimensions avec des cavités aérées ; ils y poussent avec une énergie et une rapidité particulières et donnent à ces talus escarpés une grande consistance. Mais, si on dé-

pouille la moraine de ce manteau qui la protège, les pluies, les neiges fondues la ruinent avec d'autant plus de facilité que les conditions de stabilité des matériaux sont anormales. Alors, s'il survient des crues, on voit des parties entières de ces amas délayées, entamées, couvrir de vastes espaces cultivés dans les vallées.

On a établi, il y a cinq ans, une route carrossable le long de la grande moraine ancienne de la rive droite du glacier des Bois, dans le val de Chamonix, au-dessous de Lavancher. Depuis lors, tous les ans, la partie dénudée de la moraine en contre-haut de la route, s'éboule sur cette voie, et il faut déblayer et refaire les soutènements chaque été. De proche en proche le désordre se propage, les gros blocs descellés roulent jusqu'en bas, brisant les sapins et entraînant avec eux de larges pans d'humus. Il y a toujours danger à toucher aux moraines et à les déboiser, car ce sont leurs débris qui, entraînés par les eaux, causent dans les vallées les plus grands dégâts.

Si l'éboulement et le délayage des moraines produisent dans les vallées de tristes conséquences, c'est bien pis lorsque ces moraines , placées à de grandes hauteurs , entraînées par des fontes subites ou des pluies d'orage, descendent dans des ravins trèsinclinés et viennent se répandre sur le sol inférieur.

Ces moraines supérieures possèdent encore leurs glaciers ou en sont privées depuis une époque plus ou moins éloignée. Si les glaciers ont fondu, habituellement ces moraines, à une altitude de 2,000 mètres, se couvrent de rhododendrons, de mousses et d'un peu d'herbe; alors elles se maintiennent et ne sont pas entraînées; mais, si les glaciers persistent, ces moraines remuées parles glaces sont absolument dépourvues de végétation, et, s'il survient une fonte abondante à la suite de larges pluies d'orage, l'amas morainique formant digue est rompu sur un point, le torrent entraîne dans son lit une masse boueuse, entremêlée de blocs énormes, qui se précipite sous forme d'avalanche et se répand dans la vallée qu'elle couvre de débris sur une surface plus ou moins étendue. Les prairies, les champs sont alors ensevelis sous une épaisse couche de gravier que les malheureux cultivateurs sont obligés

d'enlever pour extraire l'humus enseveli et le rapporter à la surface. Travail long, décourageant à ce point que ces champs sont souvent abandonnés. C'est ainsi que^ dans le val de Chamonix, le torrent de Greppon recouvre périodiquement de gravier et de roches éboulées toutes les prairies situées entre son point d'arrivée sur le sol d'alluvion et l'Arve, c'est-à-dire un espace d'environ 30 hectares des meilleures terres. Et cependant le torrent de Blaitière, son voisin immédiat, exactement dans les mêmes conditions, ne rejette dans la vallée nul débris de la moraine supérieure. Pourquoi? C'est que le torrent de Blaitière n'arrive sur le sol de la vallée que par une suite de chutes, de cascades, avec paliers de repos, tandis que celui de Greppon coule en droite ligne, le long d'une anfractuosité, dans les schistes cristallins, ne trouvant dans son parcours aucun ressaut. Le lit de ce dernier torrent est un véritable couloir qui amène en quelques instants des boues et blocs morainiques dans le val. Les berges de ce couloir sont cependant formées, surtout dans la partie inférieure du lit, d'amas de sable au milieu desquels sont enchâssés des blocs de protogyne énormes qui cubent jusqu'à 100 mètres et plus.

Il serait très-facile de faire rouler ces blocs dans le lit, de façon à les caler, et de former des paliers successifs de manière à arrêter les éboulis qui contribueraient eux-mêmes à compléter ces paliers.

On aurait ainsi une série de cascades, peu élevées, il est vrai, mais suffisantes pour ralentir les avalanches boueuses. Si les pauvres montagnards, qui ont employé des saisons entières à rechercher leur terre végétale enfouie et à essayer d'élever des digues toujours franchies, avaient consacré le quart de ce temps à améliorer le cours du Greppon, ils seraient aujourd'hui tranquilles, tandis qu'après chaque orage, ceux qui à grand'peine sont parvenus à retourner leurs champs , tremblent de les voir de nouveau couverts.

Mais bien mieux, nous nous sommes assurés, de visu^ que les entraînements de la terrible moraine du glacier des Nantillons qui cause ces dommages, pourraient être arrêtés avant même d'atteindre la partie supérieure du torrent, au point où celui-ci

descend obliquement, après avoir abandonné le lit de l'ancien glacier.

A ce coude, avec un peu de travail, on peut établir un barrage assez solide pour arrêter les débris avant qu'ils n'aient acquis la vitesse que leur donne la pente du lit du torrent au-dessous de ce point. Les débris entraînés se chargeraient eux-mêmes de compléter le barrage, et formeraient un palier à travers lequel les eaux pourraient filtrer et ne plus se précipiter en masse boueuse. Nous avons cité cet exemple entre cent autres, parce que là le phénomène se reproduit à courts intervalles et qu'il est aisé de se rendre un compte exact du remède à apporter au mal, car les matériaux ne manquent pas, sont de nature, par leur poids, à résister à l'entraînement et n'ont qu'à être précipités dans le lit au moyen d'un affouillement des graviers qui les supportent.

Dans l'économie naturelle des torrents, on voit souvent que le moindre obstacle, en cas de crue, modifie en peu d'instants l'écoulement, détermine une déviation, une érosion. L'eau, cherchant toujours son plus court chemin, ne perd ni temps ni force à vaincre un obstacle, si elle peut, avec un moindre effort, passer à côté. Une observation attentive permet donc à l'homme d'influer sur le cours des eaux torrentielles, et parfois quelques pierres, un tronc d'arbre placés à propos , pourraient prévenir des effets désastreux.

Mais ce n'est que quand l'action a acquis une irrésistible puissance que l'homme pense à en arrêter les effets. Yains efforts ! Ses ouvrages les plus dispendieux et les plus longs sont entraînés comme de la paille.

C'est à l'origine des cours d'eau qu'il convient, avant tout, d'apporter l'attention, et c'est là qu'on laisse tout faire au hasard, que souvent même l'homme intervient pour modifier, dans une pensée d'égoïsme inintelligent, ce que la nature prévoyante avait disposé. Une douzaine de petits barrages que trois ou quatre ouvriers pourraient exécuter en une ou deux semaines suffiraient en bien des cas pour empêcher les eaux de ruisseaux d'origine différente de se réunir en un point à un moment donné et de former ainsi , à l'époque des crues, un torrent chargé de débris entraînant tout

dans sa course, ruinant ses berges et couvrant des champs fertiles de sables et de cailloux. Les matériaux ne manquent jamais pour composer ces barrages qui, s'ils sont intelligemment disposés, forment des paliers en très-peu de temps. Les lits, les bords des torrents, les éboulis offrent en abondance ces matériaux. Il arrive très-rarement que les torrents supérieurs coulent sui-

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