‹ Le matérialisme contemporainChapitre 10 sur 24 · Newton, Principia mathematica. London, 1726, p · texte numérisé non relu

Newton, Principia mathematica. London, 1726, p

3. Ibid., p. 160, Q,uamvis fartasse, si physicè loquamur veriuS dicantur impulsas.

Dans un autre passage, il énumère les différentes hypothèses que l’on peut faire sur la cause de l’attraction :

« Soit, dit-il, que ce mouvement ait pour cause la tendance réciproque des corps les uns vers les autres, ou bien des esprits [spiritus) émis par ces corps et les agitant mutuellement, ou enfin l’action d’un éther ou d’un air subtil, d’un intermédiaire quelconque, corporel ou incorporel, dans lequel les corps seraient plongés, et qui les pousserait l’un vers l’autre (1). » Il semble même incliner tout à fait vers cette dernière hypothèse à la fin de son ouvrage, et revenir à la matière subtile de Descartes, lorsqu’il nous dit : « Il serait peut-être à propos d’ajouter, en terminant, quelque chose sur un esprit très-subtil (spiritu subtilissimo) qui pénètre tous les corps et en remplit les vides; par la force et les actions duquel les particules des corps s’attirent réciproquement aux moindres distances et deviennent contiguës ; par lequel les corps électriques agissent à des distances plus grandes, soit en repoussant, soit en attirant les corps voisins; qui est la cause de l’émission de la lumière, de la réflexion, le la réfraction, de l’inflexion, et enfin de la chaleur des corps ; par lequel toute sensation est excitée, et le mouvement des membres déterminé par la volonté des animaux, la vibration de cet esprit subtil étant propagée des organes externes jusqu’au cerveau par les filaments capillaires des nerfs, et renvoyée du cerveau aux muscles. Mais ces matières ne peuvent être traitées en peu de mots ; et d’ailleurs

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