Id., chap. XIII, XIV, XV et suiv
tion, un tel mélange de systèmes de reproduction dans ces genres, inférieurs? Comment peuvent-ils se reproduire à la fois de tant de manières différentes ? Voici l’explication que donne de ce fait M. de Quatrefages, dont l’autorité est considérable en ces matières : « Jusqu’à nos jours, dit-il-, les divers modes de reproduction -avaient été considérés comme indépendants les uns dés 'autres, et par suite on leur attribuait une importance biologiquement égale. Qu’il fût œuf, bulbille ou bourgeon, le germe était pour les naturalistes quelque chose de primitif ; l’être auquel il donnait naissance ne datait que de lui. La reproduction gemmipare était donc l’égale de la génération par œufs. — Évidemment, on se trompait. Les bourgeons, les bulbilles, quelque apparence qu’ils revêtent ne sont que le produit plus ou moins médiat d’un œuf préexistant : celui-ci seul renfermait le genre essentiel, le germe ‘primaire de toutes les générations qui découlent de lui. Par conséquent, les bourgeons ne sont que des germes secondaires ; et les êtres résultant de leurs développements se rattachent médiatement à l’œuf primitif. La reproduction par œufs est donc seule fondamentale, c’est une fonction du premier ordre. La reproduction par bourgeons n’intervient plus que comme accessoire : c’est une fonction subordonnée (4). — Médiatement ou immédiatemment, tout animal remonte à un père et à une mère (appareil mâle ou femelle) ; et la même observation s’applique aux végétaux. L’existence des sexes dont