Science et nature, t. Il, p. 27, 3^, etc
les idées ne repoussent nullement le TeXo; qu'ils devinent, qu'ils voient partout avec Arislole dans la nature. Ils veulent seulement prémunir l'investigateur contre les labyrinthes dans lesquels irait se perdre sa recherche s'il tenait de deviner, au lieu de s'en tenir au rerum cognoscere causas^. » Ces inconséquences de langage, qui trahissent de grandes perplexités de doctrine, sont dénoncées avec énergie par M. Chevreul : « Nous ne concevons rien, dit-il avec une grande justesse, à l'opinion bâtarde de ceux qui, voulant bannir de la langue les mots Dieu et Providence^ ont dit nature^ non plus pour exprimer l'idée de l'univers créé par Dieu, mais pour confondre cet univers avec un être doué d'attributs divins, tels que la force créatrice, la force conservatrice, la prévoyance, parfois même la bonté : en un mot, nous ne pouvons comprendre un être doué d'attributs divins qui ne soit pas Dieu, et qui semble n'avoir été imaginé que pour dire aux