Revue des Cours scientifiques, 18 janvier
spiriiualistes : nous pensons comme vous, et aux matérialistes : nous ne croyons pas à Dieu, mais comme vous nous croyons à la nature sensible à nos sens ^ »
Faut-il donc admettre avec M. Moleschott qu'il y ait comme une âme plastique de la malière, puissance occulte, mystérieuse, indépendante des êtres contingents dans lesquels elle réalise ses effets? « Mais une nature universelle, comme dit Leibniz, serait une sorte d'idole. » C'est encore Leibniz qui déclare que la nature, prise en général, n'est rien de plus que l'ensemble des forces de l'univers avec l'ensemble de leurs puissances persistantes et de leurs lois\ Non, la nature n'est pas une puissance secrète répandue dansla masse des choses. Ce serait là je ne sais quel principe équivoque, superposé à la série des forces et des phénomènes. Ou cette nature est Dieu même ou elle n'est qu'une vaine idole, une abstraction, un mot. Elle n'a pas d'existence réelle en soi, voilà