Ih'ul., pass'im
c'est-à-dire à ia inultitude de faits analysés et comparés dont elle est sortie. Bien que cette théorie, comme on le déclare expressément, soit complètement hypothétique dès que Ton sort de l'ordre des faits nouvellement révélés par l'étude de la chaleur, acceptons-la provisoirement comme exacte dans sa généralité. Supposons qu'elle soit aussi incontestable dans toutes ses parties qu'elle l'est dans quelques-unes, qu'en peut-on légitimement conclure dans la question qui nous occupe ? Je sais bien que les matérialistes font déjà les plus grands efforts pour tirer à eux cette théorie et pour appuyer sur cette base leur système toujours menacé et toujours renaissant. Il y a plus de dix ans, dès 1857, M. Bûchner s'autorisait des travaux d'Helmholtz [Sur l'action réciproque des forces de la nature^ ^ de Grove [La corrélation des forces physiques) y de Faraday [Sur la conservation de la force), pour avancer cette hypothèse qu'il n'existe peut-être qu'une seule force première, qui est éternelle, et que les forces isolées qui nous sont connues
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ne sont que différentes manifestations et différents états de cette force première, dont elles se séparent tantôt sous une forme, tantôt sous une autre, mais présentant toujours la même valeur, et à laquelle elles finissent toujours par revenir ^ Il résumait les rapports aperçus entre cette théorie nouvelle et le matérialisme par celte expression choisie non sans dessein : immortalité de la force ^ parce qu'elle constituait à ses yeux le corrélatif le plus favorable de X immortalité de la matière et qu'elle laissait entrevoir, disait-il, la signification non-seulement physique, mais aussi philosophique de cette nouvelle vérité naturelle. — Les espérances de M. Biichner sontelles fondées ? En quoi l'unité des forces physiques, à supposer qu'elle soit hors de toute contestation, est-elle plus conforme à l'hypothèse matérialiste qu'à l'hypothèse d'un principe créateur ? En vérité je ne puis le comprendre.
Ne soyons pas dupes du mot force ^ qui fait