P. Bonnier. L'audition, 1901, p
2. Tominga. Eine neue Théorie des Hôrens. Centralbl. f. Phys., Bd 18, s. 361-366.
3. Zwaardemaker. Ueber den Schalldruck im CortischenOrgan., Arch. f. Ant. u. Phys. Abt. Supp., 1905.
4. Gactchenberger. Ueber dieMôglichkeit einer Quantitat der Tonempfindung. Arch. f. ges. Psych., Bd. II.
laires qui, selon le mot de Bechterew « facilitent la reproduction des vibrations du même rythme i » . C'est là, comme l'a très bien reconnu M. Le Dantec, le phénomène élémentaire delà mémoire. Mais ce qui manquait jusqu'à présent, c'est de pouvoir y rattacher toutes les données de la perception.
L'évolution que nous venons d'indiquer, comble cette lacune. Du moment que la physiologie des sensations ne rattache plus rien d'essentiel ni à la sensibilité de la rétine, ni à l'irritabilité de la membrane basilaire, le développement fonctionnel des réflexes suffit pour expliquer la conservation de tout ce qui nous vient du dehors. Plus n'est besoin de supposer ni la persistance des milliers d'impressions sur la petite surface de l'organe récepteur, ni leur transmission aux dépôts cellulaires. Un nombre limité de voies nerveuses suffit pour rétablissement d'une quantité innombrable de réflexes qui n'ont, la plupart du temps, comme les données de notre conscience, qu'une existence potentielle. Ils n'existent réellement qu'au moment où ils s'opèrent, et ne laissent après eux que la possibilité de leur reproduction.
Ce n'est pas assez de dire que la conception objective des phénomènes mentaux ne rencontre plus du côté de la physiologie des sensations les obstacles qui existaient à l'époque de Sétchénoff. L'appui qu'elle trouve maintenant est tellement puissant, que si la psychologie générale n'était pas dominée par l'introspection, elle en aurait déjà reçu une impulsion directrice.
Voilà ce qu'on trouve aujourd'hui pour les données immédiates de la perception. Mais ce n'est pas encore tout. Le rôle des réflexes cérébraux peut être éclairé non seulement par l'étude des perceptions, mais aussi par l'analyse des états mentaux.
Le fait est que les réflexes en question se rapportent