‹ Le mécanisme de la colonne vertébrale scoliotiqueChapitre 6 sur 7 · IX. La scoliose cypliotifine · texte numérisé non relu

IX. La scoliose cypliotifine

Nous avons déjà dit plus haut que la colonne vertébrale scoliotique perd ses courbures physiologiques. Tout d’abord, c’est le segment dorsal qui voit disparaître sa forme cyphotique. La colonne vertébrale scoliotique toute entière est alors située dans un plan frontal.

Cependant il y a des exceptions. Le Musée pathologique de Vienne, possède des préparations où le plan dans lequel est située la scoliose est presque sagittal, de manière cependant que les corps vertébraux regardent littéralement en arrière. On voit par là que ce sont des scolioses tout à fait pures, mais arrivées à un tel degré que la rotation à fait faire aux vertèbres un demi-tour complet: preuve éloquente du rôle que joue la rotation.

Sur de telles préparations, on voit encore comment les côtes, non seulement du côté convexe, s’enroulent autour de la vertèbre fortement tordue, pour se porter ensuite en avant; mais on voit encore du côté concave, comment les côtes s’appliquent ici contre les corps, pour s’étendre ensuite et parvenir à leur point d’insertion.

Quelque imposant que soit ce spectacle, il n’offre absolument rien qu’on no retrouve aussi dans les scolioses d’un degré inférieur; les modifications ne sont considérables que sous le rapport de la quantité.

Par exem])le, l’inflexion brusque dans la surface postérieur du corps vertébral, visible précisément au début de la scoliose, et le déplacement qui s’ensuit, des orifices des emissaria atteint dans les scolioses cyplio-

tiques, un degré si élevé que la moitié postérieure du côté concave se rencontre à angle aigu avec la moitié du côté convexe. Il en est de môme ([uant à la torsion frontale, qui a lieu en une mesure vraiment étonnante. Dans une colonne vertébrale cypliotique dont les vertèbres furent détachées les unes des autres et que le professeur Paltauf m’avait remise pour rexaininer, les arcs dans chaque vertèbre, sont inclinées de 45® contre les surfaces basales du corps vertébral. Tout aussi étonnante est la croissance en hauteur de chaque série de vertèbres surtout celle des vertèbres lombaires.

Dans une préparation du Musée d’anatomie pathologique, dont le segment lombaire se dirige en arrière presque en ligne droite, les vertèbres lombaires ont pris la forme des hauts cylindres. De môme sur chaque vertèbre oblique du segment dorsal de plusieurs préparations, se montre une croissance en hauteur, tout à fait frappante. Par contre, il est surprenant que précisément dans ces scolioses la formation en coin ne se soit manifestée qu’en une faible mesure. Des cas où les deux surfaces basales se coupent presque, de tels cas ne se rencontrent point ici. Eu somme, les scolioses cyphotiques font sur nous l’impression que la rotation des éléments représente un facteur vraiment des plus puissants.

Sous certains rapports, ces scolioses cyphotiques mériterai uent une étude spéciale.

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