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l'industrie du fer
perdre, sa teneur en phosphore. Quelques aciéries se livrent elles-mêmes à ce travail de mouture? la plupart vendeot leurs scories phosphoreuses à des intermédiaires qui, pour en tirer profit, ont fait à Fenvi les uns des autres une publicité avantageuse aux détenteurs de cet engrais. Si bien que ce phosphore, naguère odieux aux industriels de la métallurgie, non seulement ne les gêne plus, mais leur rapporte. Les 2000 kilos de chaux introduite dans le convertisseur n'ont coiilé que 38 francs. Les 3 500 kilos de scories phosphoreuses qui en sortent sont vendues, brutes, environ 80 francs. Ici d'ailleurs le bénéfice du maître de forges n'est qu'apparent; le gain réel est pour l'ensemble des consommateurs. L'arrivée d'un nouvel engrais artificiel sur le marché tend à faire baisser les prix de cette marchandise indispensable aux agriculteurs; et le profit des usines sur cet engrais leur permet de réduire, d'un chiffre correspondant, le prix de la tonne d'acier livrée au commerce.
Le rôle de ces « sous-produits, * l'art d'accommoder les restes, est toujours une partie bien curieuse de l'organisation contemporaine — à Paris, la Compagnie du gaz y trouve le plus clair de ses divitiemles. — On m'a montré, aux forges de Jœuf, une sorte de bassin, de douve malpropre, où se jette un ruisseau d'eau noire; il procure un revenu net de '24000 francs par an. Cette eau, jrovenant des forges où elle se charge d'oxyde de
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Creusot. I^rançois
enscig^ne de vaisseau à la fin de rancien n^girne,
Se trouva revenir d'émigration en 1808, avcCH
30 louis pour loulo fortune, juste au moment où
l'iiiduslriel qui avait acheté tialionalement son
Usine, durant la période révolutionnaire, venait de
tomber en faillite. Hentr<^, moyennant une somme
Uc 30 000 francs que lui avancèrent des amis, dans
le domaine patrimonial, il entreprit, pour le g^ou-
Verneraent de Napoléon, la fabrication du matériel
de guerre. Dans les mômes salles où Ton étame
îlujourd'hui pacitîquement du fer-blanc pour les
boites de conserves alimentaires, là où s'agitent,
silencieuses, des ouvrières semblables aux femmes
d'Orient, la tête enveloppée tout entière de lint^^e
blancs qui ne laissent apercevoir que leurs yeux
précaution indispensable dans leur métier,
travailla sans relâche jusque 1814 à fournir les
armées de TEmpire d'essieux et de boulets.
Ce ^enre de commandes venant à cesser brusquement en 4845, il fallut s'ingénier à trouver autre chose. Les AujL^lais, beaucoup plus avaucéa-^ que nous alors, se montraient peu disposés à vul*^! gariser leurs méthodes sur le continent pour s'y créer des concurrences. François de Wcndel fît son petit « Pierre le Grand » ; il passa le détroit et s'engagea en 1817 comme simple ouvrier dans plusieurs usines britanniques. 11 en rapporta cet affinage du fer à la houille, le puddlage qu'avait
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