‹ Le mécanisme de la vie moderneChapitre 15 sur 25 · IS · texte numérisé non relu

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fait que quintupler : de 400 à 2122 voitures; lo cnTÎtal enga{j6 est vingt fois plus fort (parce que li!j automotrices actuelles n'ont rien de coinraun avec les types d'autrefois) : de 7 millions et demi il est passé à )S0 millions. Les impôts, droits et redovauces payés sous diverses formes, tant à l'État qu'à la Ville, sont liuîl fois et demie plus élevés : de 713 000 francs à 5863000 francs. Il n'y a que le bénéQce net qui ait décru ; il est tomb<J au tiers (le ce qu'il était à l'origine : de 1 470 000 à 539000 francs. Aussi les actionnaires, comme ceu-t des Petites Voilures, n'ont-ils touché l'an dernier aucun dividende. Le contraste est piquant; il fait réfléchir.

Le personnel apparent des omnibus, cochers, conducteurs et contrôleurs, ne constitue pas la moitié de l'effectif réel. Les usines, les dépôts, l'entretien des voies, occupent près de 6000 individus. La compagnie fabrique elle-môme tout ce qui lui est nécessaire ; grâce à ce système, un omnibus de 30 places ne lui revient pas à plus de 4 000 fraiics. Chaque année elle répare iS 000 roues et en réforme un millier de vieilles. C'est dire qu'il n'est pas de voilure qui n'aille plusieurs fois par an aux ateliers. Les simples cadrans, qui sonnent et comptent les voyageurs, occasionnent une dépense annuelle de 60000 francs.

Le cheval d'omnibus, de 100 francs plus cher que le cheval de Caere, comme achat, coûte presque moitié plus à nourrir, — 1 fr. 75 au Heu de

LES MOÏENS DE TBANSPOBT URBAINS

1 fr. 20 par jour, ^quoiquo sa ralion, danslaquelle I

la initiasse a récemment éLé expérimentée, soit l'objet (l'une eonslaate sollicitude ea vue do réaliser des économies. Dans ces écuries de iVOOO chevaux, où la vente seule des fumiers se chiffre par 300 000 francs, une différence d'un centime est de grande conséquence. La distance quotidiennement ] parcourue par chaque attelage, — un seul voyage , aller et retour, soit IS h iG kilomètres, — est trois fois moindre que celle des hôtes de flacre. Aussi leur usure est-elle moins rapide : ils servent en moyenne six ans et demi aux tramways et cinq ans aux omnibus, où la traction est plus rude et le : coup de collier plus fréquent ; bien qu'uQ frein Irbs puissant, constitué par une corde qui s'enroule ■ autour du moyeu, atténue les brusques arrSts.

La Compagnie a toujours quelques centaines d'animaux employés temporairement aux champs : le labour est pour eux un repos. Sauf cette villégiature, le cheval d'omnibus ne change jamais de ligne; cela lui couperait l'appétit. Il connaît sa , ligne; môme avec un cocher ivre et incapalile c" tenir ses guides, il sait tourner là où il faut et s'a rète aux bureaux de lui-même.

Dans les voies honteusement étroites du centre, que nos édiles devraient songer à élargir, dans j ces rues du Bac ou do Richelieu, par où le grand | courant d'air parisien va d'une rive à l'autre de la Seine, ces lourds véhicules, roulant à toute vit tiaent avec une adresBo extrême du petit eapac^

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