‹ Le mécanisme de la vie moderneChapitre 9 sur 25 · I.A BOURRF · texte numérisé non relu

I.A BOURRF

grande prudence qui trouvirenl dans les prCia aux gouvernements l'occasion de s'enrichir. Bien que les emprunts d'État ou les conversions de dettes fussent raroB, cl portassent sur des sommes que nous jugerions minimes aujourd'hui, la pari faite aux l)anquiors était si large qu'ils réalisaient encore (lo copieux bénéfices.

Sous la Restauration tel emprunt espagnol étaitvendu avec 50 p. 100 de rabais sur le taux d'émission, aux courtiers parisiens qui se chargeaient de le placer dans leur clieotMe. Les fonds français, sans rapporter des commissions comparables à celles-là, rémunéraient trfes haut les services d'intermédiaires dont on n'osait se passer, après deux échecs de souscriptions publiques, en 18J8 sous Corvelto, en 1823 sous Villèlc. La conversion du 5 p. 100 on 4 cl demi, tentée par ce dernier sans intervention des banques, n'avait réussi que pour 30 millions sur les 140 millions de rente exislanle et le Trésor dut recourir, pour se tirer d'embarras, aux receveurs généraux qui surent faire payer leur concours. Sous Louis-Philippe le crédit public demeurait fragile, l'argent timide, et peu solides encore étaient les entreprises qui (levaient réussir un jour. Il y eut ainsi à cette époque de grosses portes sur les chemins de fer.

La seconde période va do 1830 à 1870 ; des personnages nouveaux surgissent, plus hardis, plus inventifs : après avoir développé ses théories dans la revue hebdomadaire des Débals, qu'il

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