FORCE D'INERTIE CÉRÉBRALE
irveau est encore plus grande, car ce sont les lendances mêmes du sujet, tes plus fondamentales, les plus fortes, qui sont en cause, et non pas des représentations acquises. Aussi est-il ordinairement impossible de faire naitre à volonté des sentiments chez un individu quand ils sont en opposition avec ses tendances normales. Ce serait essayer de modifier sa personnalité mâmc que d'y prétendre.
Si les idées, si les sentiments à faire admettre, sont, au contraire, de même sens que les idées et lés sentiments et tendances du sujet, alors aucune résistance ne se produit, et d'emblée ils s'implantent et se développent rat'^rae souvent, suivant les impressions el représentations antérieures du sujet capables de les renforcer.
Mais cela ne représente pas proprement la force
inertie de la machine, ou du moins cela ne repréte que celle qui se manifeste pour la mise en marihe. C'est là une subdivision dans l'énergie absorbée par la machine elle-mi'me, que j'ai négligé tout à l'heure de faire, pour ne pas compliquer les clioses, mais qu'il
it cependant indispensable dénoter, car elle indique ie de plus entre une machine quelconque et
cerveau.
La force d'inertie cérébrale, absorbant une plus ou lins grande partie de l'énergie libérée sous l'influence
'une excitation , est mise en évidence de deux façons au ins : par le temps de réaction et par réchauffement cerveau, qui sont d'ordre physiologique et physique,
par une troisième qui est d'ordre psychologique, le sentiment de l'efForl pour produire l'effet utile, que cet effet soit une représentation ou un mouvement.
Je n'ai pas à rappeler ici en quoi consiste le temps
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de réaction. Mais on peut le prendre pour critérium de *! l'inerlie ciîrtîbrule. On le voit en elTet varier cl aiigmentt dans des proportions quelquefois énormes dans certains états, comme la mi?lancoIie, où les impressions reçues meltent des secondes el quelquefois des minutes îi provoquer la réponse motrice ou la repri5sen talion mentale.
Nous savons, d'autre part, que le travail intellectuel, quels que soient son but el son effet, physiologique ou psychologique, él^ve la température du cerveau. Ce n'est pas aulre chose que réchaufTemcnt delà machine qui travaille. 11 n'y a plus analogie ici, il y a identité de fonctionnement entre le cerveau et la machine sous ce rapport, et nous voyons là une dos plus grandes lois gouvernant le monde physique et les transformations d'énergie physique s'appliquer rigoureusement au fonctionnement du cerveau.
Enfln, la machine qui produit un travail éprouve «ne certaine résistance à vaincre, résistance variable et indépendante de l'énergie libérée, dont la quantité doit lui être proportionnée et toujours supérieure. Sinon' il y a équilibre entre les deux forces et la machine s'arrête. Si nous n'avons pas d'appareil pour mesurer' notre effort au cours d'un travail quelconque — je ne. parle pas bien enlendu du dynamomètre qui ne mesure: que la force déployée, l'énergie dégagée sur l'appareil, et non l'effort lui-même — et particulièrement d'un travail Intellectuel, comme nous en avons pour les machines, nous sommes du moins avertis de cette résistance et de ses variations par le sentiment d'effort. Et lorsque la résistance opposée t notre organisme est plus grande que l'énergie qu'il peut dégager, nous faisons comme la machine, nous nous arrêtons.- Nous nous arrêtons comme elle, épuisés, c'est-à-dire ayanldépensé
* loule notre énergie de réserve disponible, et nous I devons, comme elle, reconstituer celle réserve avant I de pouvoir produire un nouveau travail.
Qa'arrive-t-il dans une machine quand on lui fait toujours accomplir son travail maximum, lorsqu'on la force au point qu'elle ne peut vaincre la résistance qui I lui est offerte ? C'est qu'elle s'use avec une beaucoup I plusgrande rapidité que, à travail égal produit, elle le [ feritit si elle n'était pas poussée au maximum, et, si Ion la force, elle se fausse, se détraque, et tombe hors ' d'usage. Qu'arrive-t-il d'autre au cerveau quand on le surmôue? No vient-il pas un moment où il est, lui aussi, usé, détraqué, et réduit à une incapacité plus ou moins complète? N'est-ce pas le cas de tant de neurasthénies, démences précoces, arrêts intellectuels, à la suite de surmenage intellectuel ou moral?
Que l'on considère les états normaux ou pathologiques du cerveau, on arrive toujours au même résultat: inalogic complète de fonctionnement entre le cerveau t une macliine. Et lorsque je dis analogie, ce n'est pas luffisant, il y a similitude, équivalence, et souvent inème identité, toutes réserves faites, bien entendu, trovenant des différences et de substance, et d'agencebent, et de forme d'énergie.
Voyons maintenant une machine en fonction, et exalinons ce qui se passe dans certains cas particuliers, lorsqu'elle est soumise à certaines manœuvres, à cer-
Ëjtaines actions, auxquelles elle peut sans doute satisfaire, Kour lesquelles même sa construction a été prévue, taais qu'on ne saurait considérer comme absolument normales pour son fonctionnement.
Un des cas les plus fréquents est celui où, la machine K^taut en plein travail, on renverse brusquetneiU le sens
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liu ilégngement de son énergie. A l'inertie habitueUn (le la machine pour se mcUre en marche dans un sens, il faut ajouter la force représentée par ie mouvement commencé. Fhis ce mouvement était rapide, plus la machine vu ^tre obligée de faire de travail pour le con-. tiebalancer, l'annuler. Elle développe donc un effoi considérable, qui, si elle est mal construite, peut ame-; ner son détraquement. 11 se produit en tous cas ébranlement pinson moins violent de toute la machine, puis un arrCt momentané, et enfin, l'énergie suivant le sens inverse d'avant le renversement, la machine reprend sa marche.
Mais si l'on répète trop souvent cette manœuvre elle se fait surtout au moment mtime où la machine donne son travail maximum, il se produit ce qu'on appelle du jeu, lequel amène une usure beaucoup pluy; rapide de la machine, et lui fait perdre surtout grande partie de sa capacité de travail. La quantib d'énergie absorbée par la machine elle-même, aux dépens par conséquent de celle qui est utilisée sous forme de travail, est beaucoup pins grande.
Sous l'action du renversement de la force, il résulte donc toujours, soit au moment même où il se produit, soit par la suite, une absorption par la machine ellemême, aux dépens du travail produit, de l'énergie libérée dans la machine.
Pareil fait s'observe dans le fonctionnement dn cerveau, quand il est soumis k certaines impressions, et l'on voit maintenant ce qu'il faut entendre par émotion et émotivifé au point de vue mécanique et dynamique.
L'ébranlement produit dans une machine par l'application à elle-même de son énergie utilisable en travail constitue, quand il s'agit de la machine cérébrale,
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