‹ Le Mécénat et l'organisation du crédit intellectuelChapitre 13 sur 61 · CX · texte numérisé non relu

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qualifiée par M. Guillemeit de « conseil supérieur

(12) Ernest Lavisse, Histoire de France, tome VIF, deuxième partie, page 107.

Nan ane

de la glorification royale ». Elle était en effet chargée de composer les inscriptions qui devaient relater les mérites du roi sur les monuments, les tapisseries ou les médailles ; c’est là une fonction normale sous le règne de Louis le Grand. Car il n’est pas douteux que le roi ei son surintendant aient réservé leurs faveurs aux écrivains et aux artistes susceptibles d’entonner les louanges du souverain. « La surintendance se présente avec tous les caractères de toutes les institutions d’après la Fronde. Elle fut essentiellement monarchique et elle eut même à un très haut degré un caractère très personnel d'une section de la maison du Roi, ayant pour but de servir, moins encore le Roi incarnant la royauté abstraite, qu'une personne bien définie en chair et en os, Louis, quatorzième de ce nom. Les préambules pompeux des édits ont pu parer les faits d’autres motifs. Les mots cachent mal les mensonges officiels et la réalité des choses... La protection des artisies et des gens de lettres n'est donc pas la protection de tous les artistes et de tous les gens de lettres. Y ont seuls droit ceux qui s’enrôlent pour un iminense panégyrique du Roi et seuls ceux qui agissent selon la doctrine officielle » (13).

Nous comprenons maintenant pourquoi certains écrivains ne connaissaient pas la faveur royale, tels La Rochefoucauld suspect depuis la Fronde ou Fénelon auquel on ne pardonnait pas d’avoir écrit élémaque et l’'Exramen de conscience sur les devoirs

(13) Guillemet. Essai sur la surintendance des bâtiments du roi ; thèse, (p. 12 et 146).

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