‹ Le Mécénat et l'organisation du crédit intellectuelChapitre 27 sur 61 · TOI · texte numérisé non relu

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qu'une évolution heureuse semble se dessiner dans ce domaine où la faveur paraît se transformer lentement en droit tandis que la charité devient peu à peu de l'assistance et qu'apparaît déjà l'idée de crédit.

ll ne suffit pas de proclamer le droit de l’individu à l'instruction et d'admettre en théorie que l'Etat ait le devoir d'organiser l’enseignement de manière à ce que ce droit soit effectivement respecté. Telle était la conception de Condorcet (3). Elle n'est pas encore réalisée à l'heure actuelle; mais il importe de noter qu'en assurant par la loi du 16 juin 1881, la gratuité de l’enseignement primaire public, la Troisième République a eu le mérite de mettre partiellement en pratique une des principales idées révolutionnaires. En outre, le législateur républicain — s'inspirant de l'idée de Victor Duray — a compris que cette réforme était encore insuffisante. Assurer la gratuité, c'est fort bien; mais encore faut-il permettre aux familles pauvres d'élever et d'entretenir convenablement leurs enfants, pendant que ceux-ci fréquentent l’école. C'est pour répondre à ce besoin qu'ont été DEAD IEENS les caisses des écoles.

C'est à Victor Duruy, ministre de l’Empire libéral, que l’on doit la création de ces caisses. L'article

(3) Condorcet. Rapport déposé à Mb Législative les 2 et 21 avril 1792. G. Peschet. La gratuité de l’enseignement secondaire. Thèse. |

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