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surer à meilleur compte l'édition de certains livres. Mais comme le fait remarquer très justement M. Ferdinand Gros « Réduire le prix d’une édition, méme dans des proportions importantes, non seulement ne résoud pas le problème du crédit intellectuel, mais ne le pose même pas...
Nous aurions créé un organe de production mais non un organe de crédit. Or, c’est ce dernier qu'il importe de créer. »
Mais 1l existe déjà une loi organisant les coopératives de crédit ; et dans Île remarquable rapport qu'il a consacré à la fondation des Presses Universitaires, M. Ferdinand Gros ne fait pas allusion à cette loi du 18 décembre 1915 dont les articles 7 et suivants sont relatifs aux coopératives ouvrières de crédit. Nous avons déjà résumé ces dispositions (1) et nous croyons que les organisateurs du crédit intellectuel pourraient s'en inspirer, mutatis mutandis. L'on pourrait donc constituer des sociétés coopératives de crédit intellectuel sous formes de sociétés à capital variable conformément à la loi du 24 juillet 1867. Elles ne pourraient faire d'opérations d’avances, de transports de créances ou d’'encaissement qu'avec leurs propres associés ou avec d'autres sociétés coopératives. Leurs prêts à long terme seraient réservés aux coopératives de production inteilectuelle ou aux syndicats d'intellectuels.
(1) Voir p. 255.
L'on sait que les coopératives ouvrières de Crédit bénéficient de certains avantages précisés par la
loi du 18 décembre 1915. Elles ont droit aux avances
consenties par l'Etat moyennant un intérêt annuël de 2 0/0. Nous avons dit que ces avances étaient prélevées sur le fonds de dotation des coopératives ouvrières de France, constitué avec l’aide d’une avance faite par la Banque de France. Ces prêts d'Etat sont consentis par l'intermédiaire de banques populaires et après avis d’une commission spéciale de vingt membres, parmi lesquels cinq parlementaires, six fonctionnaires et neuf représentants des coopératives et du conseil supérieur de Travail.
Nous ne pouvons que nous rallier à l'opinion de M. Charles Gide qui, dans sa réponse à l’enquête de M. Henri Clouard, sur le crédit intellectuel, propose de faire bénéficier des mêmes avantages les coopératives de crédit intellectuel. Voici d’ailleurs la conclusion de l’'éminent économiste:
« C'est pourquoi je ne vois que des organisa- « tions coopératives auxquelles l'Etat pourrait faire « des avances remboursables, exactement comme « celles qu'il fait aux associations coopératives ou- « vrières, et comme pour celles-ci les demandes de « prêt seraient soumises à un conseil élu par les « organisations de travailleurs intellectuels, et aus- « si par les Compagnons de l'Intelligence. »
Les précisions données par M. Charles Gide,
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