‹ Le méchantChapitre 35 sur 46 · GÉRONTE, ARISTE, VALERE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, ARISTE, VALERE

GÉRONTE

L e voilà bien paré ! Ma foi c'eft grand dommage Que vous ayez ici perdu votre étalage.

VALERE

CelTez de m'accabler, Monfieur, & par pitié Songez qu'avant ce jour j'avpis votre amitiéj Par l'erreur d'un moment ne jugez point ma vie : Je n'ai qu'une efpérance. Ah! m'eft-elle ravie? Sans l'aimable Chloé, je ne puis être heureux : Voulez-vous mon malheur?

GÉRONTE

Elle a d'aflez beaux yeux...

Pour des yeux de Province.

VALERE

Ah ! laiflez-là, de grâce, Des torts que pour toujours mon repentir efface, Laiffez un fouvenir...

Vous-même, lailTez-nous, Monfieur veut me parler. Au relie, arrangez-vous Tout comme vous voudrez : vous n'aurez point ma

Nièce.

VALERE

Quand j'abjure à jamais ce qu'un moment d'yvreffe...

GÉRONTE

Oh! pour rompre, vraiment, j'ai bien d'autre* raifons.

Quoi donc?

GÉRONTE

Je ne dis rien : mais fans tant de façons Laiffez-nous, je vous prie, ou bien je me retire.

VALERE

Non, Monfieur, j'obéis... A peine je refpire... Arifte, vous fçavez mes vœux & mes chagrins, Décidez de mes jours, leur fort eft dans vos mains

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