SAINT-ALBIN, DURVILLE
DURVILLE, à part.
Comment à Saint-Albin conter mon changement ? Il le faut. Le procès me fait trop peur , vraiment.
SAINT- ALBIN , à part.
Parlons ; car le duel me fait trembler d'avance.
DURVILLE, de même.
Il semble m'aborder avec peu d'assurance.
SAlNT-ALBIN, de même.
Il paraît hésiter.
DURVILLE, haut.
Eh bien , mon cher ami , Qu'avez-vous obtenu de monsieur Doligny ?
SAINT-ALBIN
C'était vous qui deviez lui demander la place. J'attendais.
DURVILLE
La demande , à présent m'émbarasse.
Je vois un concurrent se jetler entre nous.
SXINT-ALBÏN.
Et le croyez- VOUS fait pour l'emporter sur vous ?
DURVILLE
Il est plus dangereux, peut-être, qu'on ne pense , El je crois qu'avant tout, il faut de la prudence.
Quoi ! vous auriez donc peur aussi ?
DURVILLE
Que dites-vous ?.
Est-ce que vous auriez quoique crainte ?
SAINT-ALBIN
Entre nous , Dites-moi ce qui peut intimider votre âme.
DURVILIJE.
Faites-moi votre aveu que l'amitié réclame.
SAINT-ALBIN
Est-ce que d'un duel on vous menacerait ?
DURVILLE
Est-ce que d'un procès on vous tourmenterait f
SAINT-ALBIN
Un procès!
DURVILLE
Un duel .
SAINT- ALBIN
D'après ma conjecture , Je vois qtoe vous cherchez un sujet de rupture.
DURVILLE
Non : je vois que c'est vous qui cherchez le moyen D'éluder nos projets , et cela n'est pas bien.
Dites que vous voulez retirer la promesse De me donner la main de votre aimable nièce.
DURVILLE
Convenez que c'est vous qui craignez un rival.
SAINT-ALBIN
\ ous craignez un procès qui voVis serait fatal.