PROTECTION CONTRE LES GAZ
Une autre question primordiale retient lattention du médecin dès son arrivée en secteur. Là encore nous nous trouvons en présence d'une pluralité de décisions et de commandement. En repassant rapidement la manière dont à été comprise la défense
Dr. 0e
d'un secteur contre les gaz, nous voyons qu’en 1916 ce service était attribué au médecin de bataïllon. I] prenait toutes dispositions utiles dans la tranchée, dans les abris, surveillait le matériel de protection el en dressait des listes dont chaque compagnie avait un exemplaire dans ses consignes et pour son secteur, et dont la totalité figurait au dossier du chef de bataillon, qui en était responsable. Depuis, le mode d'application a varié par l'institution des officiers gaziers de régiment et de bataillon.
a) Dans certains corps, le Service de Santé continua à s'occuper de cette défense, et les officiers gaziers, qui pour la plupart commandaient toujours leur section et n'avaient point le temps suffisant pour une autre attribution, faisaient simplement les demandes d'appareils ou de matériel.
b) Aïlleurs, le Service de Santé n'eut plus à intervenir que comme conseiller technique, c’est-à-dire que le rôle du médecin se bornait à assister aux séances dans la chambre à gaz où passaient successivement les compagnies.
c) Enfin une troisième interprétation consistait à charger de ce service le pharmacien du régiment.
Il nous a été donné de voir fonctionner les trois méthodes. Et nous n’hésitons pas à dire que le médecin peut fort bien à lui seul, et lui seul, assumer celle tâche. Mais il faudrait pour cela que l’équipe de désinfection, instituée dans! chaque bataillon, ne fût pas morcelée dans les compagnies, et difficile à réunir soit en cas de besoin, soit pour son instruc-