‹ Le Médecin des pauvres [microforme]Chapitre 3 sur 66 · LA4ER. À · texte numérisé non relu

LA4ER. À

le cercueil, avec des cordes, au le la fosse frafchement creusée, —quand les premières pelletées de terre tombèrent sur la'bière avec. ce bruit sourd et sinistre qui n’a pas d’équivalent parmi les autres bruits de ce monde,—Pierre Prost ne put conteair les impétueux sanglots qui montaient de son cœur à sa.go Rs me DST sa poitrine comme le vent soulève les vagues de

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Il énfonça son mouchoir dans sa bouche pour comprimer les cris inarticulés qui jaillissaient de ses lèvres haletantes,—il se. prosterna, ou plutôt il se précipita tout étendu sur la terre couverte de neige :—il appuya son front sur cette neige qu’on vit fumer et se fondre au contact de son crâne ardent. te

Lorsque la fosse fut comblée,—lorsque le dernier verset du De profundis eut retenti, et, vaguement “pe par les lointains échos des montagnes, se fut éteint dans le silence, Pierre Prost se releva.

Il était redovenu calme,—il venait de triompher poür la seconde fois. on

Alors piusieurs femmes l’entourèrent.—C'étaient de jeunes et vigoureuses paysannes, tenant dans leurs bras de frais marmots dont quelques-uns se suspendaient à leurs mamelles.

Et chacune d’entre elles lui demandait, comme une faveur spéciale et enviée, de la choisir pour être la nourrice de la petite fille.

Le médecin des pauvres les rem. a avec effusion, mais n’accepta point. Il avait décidé qe la pauvre orpheline, privée du lait de sa mère, ne toucherait de ses lèvres le sein d’aucune autre femme et n’aurait pour nourrice que 14 belle-chèvre aux pis gonflés, qui, l'été, tondait l’herhe autour des poiriers de l’enclos, et. l'hiver, dans une petite étable attenant au logis, grignotait d’une dent délicate quelques poignées du foin aromatique recueilli sur les plateaux de la montagne, et qu'embaumaient de leurs senteurs le thym et le serpolet desséchés, : ARMMNEs

Quelle quefût la volonté de Pierre Prost, chac

Aa nualnins nantninas Aa nas ätis. la HONÉSRUN MY DER Dis. LE

10 ‘| : LE MEDECIN DES PAUVKES. Abtmé dans sa douleur, —le front baissé, —les mains inertes, — Je regard vague et perdu, Pierre Prost franchit lentement cette * courte distance. :

Il ir la porte de l'enclos sans même songer à la refermer derrière lui, — Il entra dans la maison.

Un vagissement plaintif l’accueillit.-— L'enfant pleurait,

: — Pauvre innocente créature, — murmura le médecin en la renant dans ses bras, — à peine vivante, et ld douleur t’assaille éjà !.. — Ah ! puisse Dieu, dans sa bonté, te rappeler à lui tout

de suite, si tu dois souffrir un jour ce que ton père souffre aujourd'huil.….

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