‹ Le Médecin des pauvres [microforme]Chapitre 30 sur 66 · PURE ANSE TE TOR · texte numérisé non relu

PURE ANSE TE TOR

ge.et béante ouverture dont les arceaux de plus en plus sombres, et finissant par se perdre dans une obscurité complète, indiquaient la profondeur.

C'était l'entrée du trou des Gangônes.

La caverne, au moment où Raoul et Magui en franchirent le seuil, offrait un spectacle digne des pinceaux de Salvator ou de Rembrandt.

Une centaine de montagnarüäs isolés, ou par groupes, se disséminaient çà et là sous les voûtes, dans les attitudes les plus variées et lee plus pittoresques.

Les uns, enveloppés dans lenrs surtouts de peau de mouton et couchés sur des bottes de paille, dormaient les poings fermés.

D'autres, assis sur des fragments de rocher, ou sur des troncs d'arbres coupés en billots, nettoyaient les lames de leurs rapières et les canons de leurs mousquets.

D’autres, enfin, entouraient un grand feu de fascines qui brûlait au milieu de la caverne et dont la fumée montait jusqu’à la voûte en spirales capricieuses.

Trois piquets entre-croisés soutenaient au-dessus de ce feu une énorme marmite dans laquelle cuisait à gros bouillons un mouton tout entier.

Plusieurs moutons vivants, parqués dans un angle où les rete. naient des palissades de cordes et de broussailles, bélaient en gripre le Lin ae devant eux, et indiquaient snffisamment que ns hommes de Lacuzon étaient approvisionnés de vivres pour bien

es jours.

Deux sentinelles, l'arme au bras, allaient et venaient d’un pas mesuré dans toute la largeur de l’entrée de la caverne, se rejoignant à la moitié du parcours, et se tournant le dos ensuite avec une régu larité rnilitaire.

—Je ne vois pas le capitaine. dit Raoul en promenant autour de lai un regard investigateur.

—Ceci est la caverne des soldats, répliqua Garbas avec un sourire, je vais vous conduire au logis du chef. Mais j’ai l’ordre de vous introduire seul, messire Raoul... Cette femme doit attendre là où Lons sommes...

—Elle m'a guidé pis fit vivement le jeunehomme... sans elle j’aurais péri misérablement... Il est urgent qu’elle parle à Lacuson sur-le-champ... laissez-la m’accompagner..

—]Imypossible Pia consigne est la consigne !.. Parlez au capitaine; le capitaine donnera des ordres...

—Oui.. oui, messire, eg à Magui, hâtez-vous !.. dites au capitaine ce que vous savez, ét il ne me fera pas attendre longtemps... :

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