‹ Le médecin du corps et de l'âmeChapitre 11 sur 81 · IMMORTALITÉ DE L’AME · texte numérisé non relu

IMMORTALITÉ DE L’AME

prouvée anatomiquement par clés inductions négatives.

S’il est impossible à l’homme instruit et de bon sens de nier l’evislencc de l’Ame, il lui

sera bien plus difficile encore de contester l’immortalité d'une substance simple et sans parties.

Cette question n’est point difficile à éclaircir, dés qu’on veut la réduire à ses bornes, et la séparer de ce qui va plus loin.

Il est vrai que l’amc de l'homme n’est point un être constant par soi-mérne, et qui ait une existence nécessaire: il n’y a qu’un être qui ait l'existence par soi qui ne puisse jamais la perdre, et qui la donne, comme il lui plaît, à tous les autres. Dieu n’aurait besoin d’aucune action pour anéantir l’âme de l'homme 11 n’aurait qu’à laisser cesser un moment l’action par aquellc il continue sa création en chaque rnonent, pour la replonger dans l’abime du néant, i’où il l’a tirée, comme un homme n’a besoin ]ue de lâcher la main pour laisser tomber une nerre qu’il tient en l’air; elle tombe d’abord >ar son propre poids. La question qu’on peut aire raisonnablement ne consiste donc nulle - 1 ment à savoir si l’àme de l’homme peut être néanlic, en cas que Dieu le veuille ; i! est maifeste qu elle peut l'être, et il ne. s’agit que p la volonté de Pieu a cet égard.

ilt

Il s'agit de savoir si l’âmea en soi des causes naturelles de destruction, qui fassent finir son existence après un certain temps, et si l’on peut démontrer philosophiquement que l’âme n'a point en soi de telles causes. En voici la preuve négative. Dès qu’on a supposé la distinction très-réelle du corps et de l’âme, on est tout étonné de leur union, et ce n’est que par la seule puissance de Dieu qu’on peut concevoir comment il a pu unir et faire opérer de concertées deux natures si dissemblables. Les corps ne pensent point ; les âmes ne sont ni divisibles, ni étendues, ni figurées, ni revêtues des propriétés corporelles. Demandez â toute I personne sensée si la pensée qui est en elle est i 11 ronde ou carrée, blanche ou jaune, chaude ou 1 froide, divisible en six ou en douze morceaux ; cette personne, au lieu de vous répondre sé- « rieusement, se mettra à rire. Demandez-lui si « les atomes, dont son corps est composé, sont sages ou fous, s’ils se connaissent, s’ils sont ver- ff tueux, s’ils ont de l’amitié les uns pour les ® autres, si les atomes ronds ont plus d’esprit et qi de vertu que les atomes carrés ; cette personne fa rira encore, et ne pourra pas croire que vous ci

il!)

lui parliez sérieusement. Allez plus loin : supposez des atomes de la figure qu’il lui plaira ; dites-lui qu’elle les subtilise tant qu’elle voudra, et demandez-lui s'il viendra enfin un moment où les atomes, après avoir etc sans aucune connaissance, commenceront tout à coup à se connaître, à connaîtré tout ce qui les environne, et à dire en eux-mêmes : Je crois ceci, mais je ne crois pas cela; j’aime un tel objet, et je hais l’autre. Cette personne trouvera que vous lui faites des questions puériles ; elle en rira comme des métamorphoses ou des contes les plus extravagants. Le ridicule de ces questions montre parfaitement qu’il n’entre aucune des propriétés du corps dans l’idée que nous avons du corps ou être étendu. La distinction réelle et l’entière dissemblance de nature de ces deux êtres étant ainsi établies, on ne doit nullement s’étonner que leur union, qui ne il consiste que dans une espèce de concert ou de .. rapport mutuel entre les pensées de l’un et les . mouvements de l’autre , puisse cesser sans qu’aucun deces deux êtres cesse d’exister : il , faut au contraire s’étonner comment deux . cires de nature si dissemblable peuvent de-

meurer quelque temps dans ce concert d’opérations. A quel propos conclurait-on que l’un de ces deux êtres serait anéanti, dès que leur union, qui est si peu naturelle, viendrait à cesser? Représentons-nous deux corps absolument de même nature; séparez-les, vous ne détruisez ni l’un ni l’autre. Bien plus, l'existence de l’un ne peut jamais prouver l’existence de l’autre, et l'anéantissement de l’autre ne peut jamais prouver l'anéantissement du premier. Quoiqu’on les suppose semblables en tout, leur distinction réelle suflit pour démontrer qu’ils ne sont jamais l’un à l’autre une cause d’existence ou d’anéantissement : par la raison que l'un n’est pas l’autre, il peut exister ou être anéanti sans cet autre corps. Leur distinction fait leur indépendance mutuelle. Que si l’on doit raisonner ainsi de deux corps qu’on sépare, et qui sont de même nature, à combien plus forte raison doit-on raisonner de même d’un esprit et d’un corps dont l’union n'a rien de naturel, tant leurs natures sont dissemblables en tout! D’un côté la cessation d’une union si accidentelle à ces deux natures ne peut être ni à l’une ni à l’autre une cause

d'anéantissement; de l’autre, l’anéantissement même de l’un de ces deux êtres ne serait en aucune façon une raison ou cause d'anéantissement pour l’autre. Un être qui n’est nullement la cause de l'existence de l’autre ne peut être la cause de son anéantissement. 11 est donc clair comme le jour que la désunion du corps et de l’ànic ne peut opérer l'anéantissement ni de l’àme ni du corps, et que l'anéantissement même du corps n’opérerait rien pour faire cesser l’existence de l’àme.

L’union de l’àme et du corps ne consistant que dans un concert ou rapport mutuel entre les pensées de l’une et les mouvements de l’autre, il est facile de voir ce que la cessation de ce concert doit opérer. Ce concert n’est point naturel à ces deux êtres si dissemblables et si indépendants l’un de l’autre. 11 n’y a même que Dieu qui ait pu, par une volonté purement arbitraircet toute-puissante, assujettir deux êtres, si divers en nature et en opérations, à ce concert, pour opérer ensemble. Faites cesser la volonté purement arbitraire et toute-puissante de Dieu, ce concert, pour ainsi dire si forcé, cesse aussitôt, comme une pierre tombe par son propre

poids, dès qu’une main ne la tient plus en l’air : chacune de ces deux parties rentre dans son indépendance naturelle d'opération à l'égard de l’autre. Il doit arriver de là que l'àme, loin d’être anéantie par cette désunion qui ne fait que la remettre dans son état naturel, est alors libre de penser indépendamment de tous les mouvements des corps, de même que je suis libre de marcher tout seul, comme il me plaît, dès qu’on m’a détaché d’un autre homme avec lequel une puissance supérieure me tenait enchaîné. La lin de cette union n’est qu’un dégagement et qu’une liberté, comme l’union n’est qu’une gène et qu’un pur assujettissement; alors l’àme doit penser indépendamment de tous les mouvements des corps, comme on suppose, dans la religion chrétienne, que les anges, qui n’ont jamais été unis à des corps, pensent dans le ciel. Pourquoi donc craindraiton l’anéantissement de l’àme dans cette désunion, qui ne peut opérer que l'entière liberté de ses pensées?

De son côté, le corps n'est point anéanti; il n’y a point le moindre atome qui périsse. 11 n’arrive, dans ce qu’on appelle la mort, qu’un

simple dérangement d’organes; les corpuscules les plus subtils s’exhalent; la machine se dissout et se déconcerte. Mais en quelque endroit que la corruption ou le hasard en écarle les débris, aucune parcelle ne cesse jamais d’exister ; et tous les philosophes sont d’accord pour supposer qu’il n’arrive jamais dans l’uriivers l’anéantissement du plus vil et du plus imperceptible atome. A quel propos craindrait-on l’anéantissement de cette autre substance trèsnoble et très-pensante que nous appelons l’âme? Comment pourrait-on s’imaginer que le corps, qui ne s’anéantit nullement, anéantisse l’âme, qui est plus noble que lui, qui lui est étrangère, et qui en est absolument indépendante? La désunion de ces deux êtres ne peut pas plus opérer l'anéantissement de l’un que de l’autre. On suppose sans peine que nul atome du corps n'est anéanti dans le moment de cette désunion des deux parties : pourquoi cherche-t-on avec tant d’empressement des prétextes pour croire que l’àme, qui est incomparablement plus parfaite, est anéantie? Il est vrai qu’en tout temps Dieu est tout-puissant pour l’anéantir, s’il le veut; mais il n’y a au-

eune raison de croire qu’il le veuille faire dans le temps de la désunion du corps plutôt que dans le temps de 1 union. Ce qu'on appelle la mort n’étant qu’un simple dérangement des corpuscules qui composent les organes, on ne peut pas dire que ce dérangement arrive dans l’âme comme dans le <'orps. L’âme, étant un être pensant, n’a aucune des propriétés corporelles : elle n’a ni parties, ni ligure, ni situation des parties entre elles, ni mouvement ou changement de situation. Ainsi nul dérangement ne peut lui arriver. L’âme, qui est le moi pensant et voulant, est un être simple, un en soi, et indivisible. Il n’y a jamais dans un même homme deux moi, ni deux moitiés du même moi. Les objets arrivent à l’âme par divers organes, qui font les différentes sensations; mais tous ces divers canaux aboutissent à un centre unique, où tout se réunit. C’est le moi qui est tellement un, que c’est par lui seul que chaque homme a une véritable unité, et n’est pas plusieurs hommes. On ne peut point dire de ce moi qui pense et qui veut, qu'il a diverses parties jointes ensemble, comme le corps est composé de membres liés entre eux. Cçttc

âme n'a ni figure, ni situation, ni mouvement local, ni couleur, ni chaleur, ni dureté, ni aucune autre qualité sensible. On ne la voit point, on ne l’entend point, on ne la touche point; on conçoit seulement qu’elle pense et ! veut, comme la nature du corps est d’être . étendu, divisible et figuré. Dès qu’on suppose la réelle distinction du corps et de l’âme, il faut conclure, sans hésiter, que l’âme n’a ni

! composition, ni divisibilité, ni ligure, nisitua- . lion de parties, ni par conséquent arrangement d’organes. Pour le corps, qui a des organes, il H peut perdre cet arrangement de parties, chan- I ger de figure et être déconcerté; mais pour K l’âme, elle ne saurait jamais perdre eet arran- H gement qu'elle n’a pas, et qui ne convient point | à sa nature.

On pourrait dire que l’âme n’étant créée que J) pour être unie avec le corps, elle est tellement jp bornée à cette société, que son existence emji pruntée cesse dès que sa société avec le corps li finit. Mais c’est parler sans preuve, et en l’air, ji que de supposer que l’âme n’est créée qu’avec I une existence entièrement bornée au temps de sa société avec le corps. Où prend-on cette

pensée bizarre, et de quel droit la suppose-t-on au lieu de la prouver? Le corps est sans doute moins parfait que l’âme, puisqu'il est plus parfait de penser que de ne penser pas ; nous voyons néanmoins que l'existence du corps n’est point bornée à la durée de sa société avec l’àme : après que la mort a rompu cette société, le corps existe encore jusque dans les moindres parcelles. On voit seulement deux choses : l’une est que le corps se divise et se dérange; c’est ce qui ne peut arriver à l’âme, qui est simple, indivisible et sans arrangement; l’autre est que le corps ne se meut plus avec dépendance des pensées de l’àme. Ne peut-on pas conclure que tout de même, à plus forte raison, l’âme continue à exister de son côté, et qu’elle commence alors à penser indépendamment des opérations du corps? L’opération suit l’être, comme tous les philosophes en conviennent. Ces deux natures sont indépendantes l’une de l’autre, tant en nature qu’en opération. Comme le corps n’a pas besoin des pensées de l’âme pour être mû, l’âme n’a aucun besoin des mouvements du corps pour penser. Ce n’était que par accident que ces deux êtres si dissembla-

blés et si indépendants étaient assujettis à opérer de concert : la fin de leur société passagère les laisse opérer librement chacun selon sa nature, qui n’a aucun rapport avec celle de l’autre.

Enfin il ne s’agit que de savoir si Dieu, qui est le maître d’anéantir l’àme de l’homme ou de continuer sans fin son existence, a voulu cet anéantissement ou celte conservation. Il n’y a nulle apparence de croire qu’il veuille anéantir les âmes, lui qui n’anéantit pas le moindre atome dans l’univers; il n’y a nulle apparence qu’il veuille anéantir l'Ame dans le moment où il la sépare du corps, puisqu’elle est un être entièrement étranger à ce corps et indépendant de lui. Cette séparation n’étant que la fin d’un assujettissement à un certain concert d’opérations avec le corps, il est manifeste que cette séparation est la délivrance de l’Ame, et non la cause de son anéantissement. Il faut néanmoins avouer que nous devrions croire cet anéantissement si extraordinaire et si difficiles comprendre, supposé que Dieu luimême nous l'apprit par sa parole. Ce qui dépend de sa volonté arbitraire ne peut nous être

découvert que par lui. Ceux qui veulent croire <l( la mortalité de l’âme, contre toute vraisem- m1 blance, doivent nous prouver que Dieu a parlé J[ pour nous en assurer. Ce n’est nullement à nous H à leur prouver que Dieu ne veut point faire cet 11 anéantissement; il nous suffit de supposer que i 1 l’âme de l’homme, qui est le plus parfait des i !f êtres que nous connaissions après Dieu, doit sans doute beaucoup moins perdre son existence i 11 que les autres vils êtres qui nous environnent : l"

or, l’anéantissement du moindre atome est 1 sans exemple dans tout l’univers depuis la créa- j i lion ; donc il nous suffit de supposer que l’âme de l’homme est, comme le moindre atome, hors de tout danger d’être anéanti. Voilà le préjugé le plus raisonnable, le plus constant, le plus décisif. C’est à nos adversaires à venir nous en déposséder par des preuves claires et décisives.

Or, ils ne peuvent jamais le prouver que par une déclaration positive de Dieu même. Quand un homme doit très-vraisemblablement avoir pensé en faveur de son ami intime ce qu’il pense en toute occasion en faveur des derniers d’entre tous les hommes qui lui sont les plus indifférents, chacun est en droit de croire qu’il

ense de même de cet intime ami, à moins u’il ne déclare le contraire. De plus, sa vomté libre et purement arbitraire ne peut être onnue que par lui seul. Quand. je suis libre de >rtir de ma chambre ou d’y demeurer, il n’y i que moi qui puisse apprendre à mon dolestique la résolution libre que j’ai prise là— ;ssus pour l'un ou pour l’autre parti. Il est >nc manifeste que les matérialistes devraient jus prouver par quelque déclaration de Dieu éme, qu’il eût fait contre l’Ame de l’homme te exception toute singulière à sa loi générale : n’anéantir aucun être, et de conserver l’exi— mee du moindre atome. Qu’on se taise donc, i qu’on nous montre une déclaration de Dieu ur celte exception de la loi générale.

Enfin nos adversaires, pleins do légèreté et nsouciance en face des tristes débris de la [rouille mortelle de l’homme, et sur une quesn aussi décisive que celle de son néant, ou l’immortalité de son Ame, nous disent : « Jalis, en disséquantle cadavre, je ne rencontrai ne sous le scalpel. » Mais c’est IA une preuve plus de la simplicité mystérieuse de cette islance immortelle. Et nous aussi l’aurions

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trouvée iln ns nos graves recherches, si iY*«*l le— ment elle était composée de parties matérielleset divisibles, et c'est parce qu’elle faillit à nos investigations que nous avons conclu avec espérance et bonheur à sa durée sans fin.

Dlî I.A llKSUltnrCTlON Dlï i.’hommiî.

Une fois qu'il est bien établi que l’âme de j l'homme est immortelle, et que les parties de sm corps ne périssent pas, qui oserait douter de leur réunion future, en présence de la justice de Dieu et de son infinie miséricorde? Lorsque l’âme a pris son vol et qu'elle a laissé' le corps se résoudre en la poussière du tombeau, la vaine philosophie du siècle peut bien combattre la résurrection de l'homme; maistout esprit réfléchi et sensé, en consultant une simple chenille, trouvera dans le papillon une* réponse péremptoire à ces doutes. Inerte et paresseux, rampant lentement sur la terre, et se nourrissant de l’herbe des champs, cet insecte, après sa métamorphose et sa résurrection. ressemble à un séraphin ailé : il est glorieux*. léger comme l’air, actif comme le vent ;

l.'il

I aspire la rosée (Je l'aurore; il extrait des leurs aromatiques le nectar et l’ambroisie, lui, de même que la chenille, transformée en •hrysalide, devient un brillant papillon, ainsi le orps de l'homme, en passant par le tombeau tour retrouver plus tard son Ame, ressuscitera m jour, plein d'une intelligence nouvelle et 'une active concentration de bonheur ou de unilion.

Nous l'avons dit dans un autre opuscule ^'Almanach populaire delu Santé pour IH'ii t nous le répétons volontiers ici :

| « Quel esprit assez irréfléchi oserait nier [existence merveilleuse d’un être tüut-puisnl et bon, après avoir sondé attentivement s secrets inelVables qui lient ensemble charte partie du corps humain? Atomes incomprénsibles et nécessaires à la coordonnance de euvrc principale du Créateur, je ne veux int d’autres preuves de la future résurrecm qui vous est réservée dans un meilleur mde, que les sombres et mélancoliques locations excitées dans toutes les âmes sérieupar votre seul aspect! Ceux qui, en. opén dans les amphithéâtres sur les tristes dé-

bris de la dépouille humaine, ou en parcourant les lits de la soutTrance dans les hôpitaux, n'ont pas été pénétrés d’un sentiment profond de résignation et d'humilité en présence de Dieu, peuvent blasphémer avec dédain leur propre immortalité Pour moi, je ne portai jamais le scalpel sur la chair destinée aux vers (caro data vermibus ) sans élever la pensée .vers l’auteur de mon être, dans la vive espérance que tant de misères et de néant seraient un jour effacés. Souvent les chastes et pudiques nudités de la mort, et même ses putrides émanations, ont reflété avec délice au fond de mon cœur ce mot ineffable de Chateaubriand dans le Génie du Christianisme : « Pourquoi cet « étonnant mystère ne serait-il pas l’indice de « notre immortalité ? Pourquoi la mort, qui « sait tout, n’aurail-elle pas gravé sur le front « de sa victime les secrets d’un autre univers?

« Pourquoi n’y aurait-il pas dans la tombe « quelque grande vision de l’éternité? »

Tel nous a paru l’homme! Ecce homo! sa constitution organique démontre l’existence d’un être souverainement puissant, dont la pensée, étendue sans limites et partagée par sa

principale créature, annonce l’immortalité humaine. O homme formé à l’image de Dieu ! ton intelligence survit à la matière, et celle-ci, devenue impérissable au sein même de sa dissolution, doit renaître un jour pourvoir toute justice accomplie. La vie est changée selon notre foi, mais elle n’est point ôtée. Vita mutatur ; non lollilur, sed dissoluta terrestris hujus habitat ionis donio œturna in cœhs habitat io comparatur. Les éléments d’un édifice sont tous les jours séparés pour être réunis ailleurs; ceux de notre demeure actuelle sont destinés à construire l’habitation de la félicité éternelle, alerna in cœlis habilalio compuratur.

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