SECONDE PARTIE
ORGANOLOGIE DRSCRIPT1VE.
Sous le rapport de sa constitution moléculaire et psycologique, l'homme doit cire mis U en rapport avec chacune des phases et des parlies de son existence, pour être étudié dans les >|i circonstances d’Agc, de sexe, de race, de constitution, de tempérament, de climat, de eondi- ,,,
lion sociale, a travers chacun de ses organes particuliers.
DE l'homme en détail.
I Les sensations, l'imagination et la mémoire kont des facultés relatives aux corps ; mais elles lont essentiellement liées à l’existence de l’Aine. L’homme matériel ressemble aux ani- Inaux, et, en voulant le comprendre dans l’énumération de tous les êtres, on est forcé de le mettre dans la classe des animaux. En le comparant avec eux, on trouve dans tous un forps, une matière organisée, de la chair, du lang, du mouvement et une infinité de choses lemblables; mais toutes ces ressemblances ne lont qu’extérieures pour l’homme qui ne suit ■uc ses appétits ; celui-là ne diffère en rien de la brute.
I Cependant, malgré les habitudes grossières le l’homme qui se dégrade lui-même, on le ■ istinguc des animaux par plusieurs caractères physiques et moraux. La station verticale et In progression bipède lui sont propres. Elles Irml une conséquence nécessaire de la confor-
malion de son squelette, de la puissance de ses ' muscles et de la direction de ses divers organes.
Son appareil digestif offre la réunion de l’organisation des herbivores et des carnassiers , ce qui lui donne la faculté d’user de toute espèce d’aliments, en un mot d’être polyphage. Cette supériorité lui est assurée parle développement et l’harmonie de ses sens, par l’étendue et la finesse de son tact , par la mobilité de ses membres et par leur solidité, par la flexibilité de sa voix et la faculté d’en articuler les sons. Il est cosmopolite, et l'état social lui est naturel.
L'homme est cosmopolite. — Fortifié par tous les moyens que lui fournit son industrie, l’homme, malgré la faiblesse naturelle de sa constitution, devient capable de braver les influences des saisons et des climats : aussi est-il ! ce que l’on appelle cosmopolite.
I.'èlat social lui est naturel ; pourquoi? — Sa sensibilité est le premier moteur qui l'entraîne vers l’état social : ainsi , le sentiment de ■ la reconnaissance, le besoin d’épancher sespeines et de partager ses jouissances, la nécessité de se réunir pour l’attaque et la défense, cil l’œuvre de la reproduction, sont , avec la faci-
lité des signes communicatifs, les causes qui portent les hommes à se rapprocher.
Avantages de la société. — La fécondité de l’espèce humaine, les progrès de la population et la durée de la vie se rattachent aux nombreux avantages de la société. On doit donc regarder l’état social comme naturel à l’homme, quelles que soient d’ailleurs les raisons spécieuses qui ont porté certains philosophes à embrasser l’opinion contraire.