‹ Le médecin du corps et de l'âmeChapitre 46 sur 81 · QUI DOIVENT ÊTRE ÉLIMINÉES DU CORPS · texte numérisé non relu

QUI DOIVENT ÊTRE ÉLIMINÉES DU CORPS

On distingue les excrétions en naturelles, accidentelles et artificielles.

Les excrétions naturelles se divisent en continuelles; exemple :les transpirations cutanée et pulmonaire; journalières; exemple: l'éjection alvine et urinaire ; périodiques; exemple: l’évacuation menstruelle ; extraordinaires ; exemple : les lochies, l’émission du sperme et l’écoulement des larmes.

Les excrétions accidentelles sont celles qui surviennent fortuitement : tels sont l’épistaxis, ou saignement du nez, le flux hémorrhoïdal, le diabétès ou phthisurie sucrée de quelques auteurs, la suppuration des plaies et des ulcères.

Les excrétions artificielles sont le résultat de certains procédés de l’art : elles comprennent celles qu’on obtient par la saignée, les exutoires et les remèdes évacuants, à quoi il faut encore ajouter celles qui tiennent à l’usage du tabac, qui provoque le flux de la salive et du mucus nasal, des lavements purgatifs, etc.

La santé exige que les excrétions se fassent dans une juste mesure. Quand elles sont trop abondantes, elles soustraient les matériaux de la nutrition et font converger les forces de la vie vers l'organe dont l’action est augmentée; d’où résultent l’amaigrissement et la faiblesse. Quand elles se font en moindre quantité qu’à l’ordinaire, il en résulte une exubérance d’humeur, qui engendre la pléthore générale, des maladies inflammatoires, l’apoplexie, etc.

La suspension des excrétions naturelles

donne naissance à une foule d’accidcnls graves. Le danger de la suppression des excrétions accidentelles ou artificielles est en raison de leur ancienneté, de la quantité habituelle du lluide évacué et des dispositions particulières de l’individu.

Les évacuations stercorale, urinaire et séminale sont sous l’empire immédiat de la volonté. Celle-ci n’a qu’une influence indirecte sur les évacuations transpiratoires, muqueuses et salivaires.

On entretient la sécrétion des urines au moyen de boissons légères, abondantes et aiguisées avec les acides végétaux, un vin blanc acidulé, ou avec un sel alcalin, tel que le nitrate de potasse.

L’usage des aliments végétaux, l’abstinence des ragoûts épicés, l’exercice après le repas, les lavements, les bains cl les boissons laxatives préviennent et guérissent la constipation.

On favorise la transpiration en portant des vêlements chauds et en faisant de l’exercice. On la rétablit, lorsqu’elle est supprimée, par les bains, les frictions et les boissons chaudes et aromatiques.

La régularité de la menstruation est la mesure de la santé chez les femmes. Elles doivent, aux approches des rèt/les ou pendant que celles-ci coulent, éviter le froid, les excès dans le boire et le manger et les passions fortes. On les rétablit, lorsqu’elles sont dérangées, par les pédiluves chauds, les applications de sangsues, les saignées de pied, etc.

L'épistaxis et le flux hémorrhoïdal périodiques, les saignées et les purgations habituelles, les suppurations anciennes, exigent les plus grandes attentions. On doit favoriser les unes et ne point interrompre trop brusquement les autres, à moins que quelques circonstances nouvelles ne les réprouvent.

Page 1