‹ Le médecin du corps et de l'âmeChapitre 47 sur 81 · DIS LA VEILLE EX DD, SOMMEIL , DD MOUVE- MENT ET DU REPOS · texte numérisé non relu

DIS LA VEILLE EX DD, SOMMEIL , DD MOUVE- MENT ET DU REPOS

La veille est cet état dans lequel les sens et le cerveau, les nerfs et les muscles de la vie animale, sont en exercice. Le sommeil est, au contraire, caractérisé par l’inactivité de ces différents organes.

La lassitude qui suit une veille laborieuse engage au repos; le retour de la nuit invite au sommeil. La durée de celui-ci ne doit point être moindre de 5 à 6 heures , ni excéder 8 à 9 heures. Les enfants, les femmes, les hommes de cabinet, ceux qui fatiguent beaucoup ou qui sont affaiblis , doivent lui consacrer un temps plus long que les autres.

On doit faire un choix du lieu, des appuis et du temps pour se livrer au sommeil.

Il n’est point salutaire de dormir dans les lieux bas et humides, ni dans ceux où l’air est chargé d’émanations qui le corrompent.

La nuit est le temps que la nature a assigné pour le sommeil ; cependant il est assez convenable pour les hommes de peine, et pour les individus faibles et très-nerveux, de dormir quelques moments au milieu du jour, surtout dans les temps ou les pays très-chauds.

Les mouvements corporels sont généraux ou partiels, selon qu'ils mettent en action le tronc et les membres simultanément, ou bien quelques parties isolément.

Parmi les mouvements généraux, les uns sont spontanés, c’est-à-dire dépendants de la

volonté, comme la marche, le saut et la course, à la faveur desquels on se livre aux différents exercices de la danse , de l’escrime , de la chasse, etc. ; les autres sont imprimés , comme dans les promenades en voiture et en bateau; d’autres enfin sont mixtes, ainsi que cela a lieu dans l’équitation , le jeu de l’escarpolette, etc.

Les mouvements partiels sont ceux d’un ou deux membres seuls , comme cela s’observe dans le travail qu’exige un grand nombre de professions ; de la voix et de la parole, comme dans le chant et la déclamation.

Tous les exercices, lorsqu’on en use modérément, excitent le développement des organes, accroissent l’énergie des principales fonctions, fortifient la constitution et donnent de la vigueur au corps.

DE l’eXEUCICE DU CORPS.

Les anciens avaient observé dans leurs jeux les bons effets de l’exercice. Ils instituèrent la gymnastique comme un des fondements principaux de l’éducation publique.

Dirigés avec discernement, et variés selon

l’dge, le sexe et la constitution, les exercices ont en général une influence avantageuse sur le physique et le moral des individus; aussi il doit-on regarder comme très-favorable l’introduction de la gymnastique dans les inslilutions destinées aux jeunes gens de l’un et de l’autre sexe.

L’exercice physique , poussé jusqu’à la lassitude extrême, a toujours des effets pernicieux : il entrave l'accroissement, fait languir le corps et ruine les forces.

Les mouvements les plus favorables sont ceux dans lesquels il y a un plus grand nombre de parties en action. Ainsi* les mouvements généraux sont plus avantageux que les partiels, les mouvements spontanés que les mixtes, et ceux-ci sont préférables aux mouvements imprimés.

Du repos partiel. — Le repos est partiel ou i général. Dans le premier cas, il y a des parties' qui sont inactives pendant que d'autres s’exercent ; c'est ce qui s’observe dans les différents' modes de station et dans le travail étant assis. Dans le deuxième cas , tous les muscles volontaires sont dans le silence ; c’est ce qui a lieu

lorsque le corps est couché et que l'on se dispose au sommeil.

11 est une autre espèce de repos que l’on peut appeler délassement. Il consiste à varier les occupations ou la direction des mouvements : c’est ainsi que l’on se délasse des travaux de l’étude en leur faisant succéder l’exercice corporel ; que l’on diminue la lassitude d’une partie, en changeant d’une manière quelconque le sens de son action, etc.

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