‹ Le médecin du corps et de l'âmeChapitre 48 sur 81 · PHYSIOLOGIE DE L’AME · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DE L’AME

ET DES MALADIES QUI L’ATTAQUENT, du plaisir et de la douleur.

Les sensations, les affections de l’âme et les fonctions intellectuelles, ont des relations di- I rectes avec le moral, qu’elles concourent à perfectionner, et avec le physique, qu’elles tendent à conserver.

Le plaisir qui accompagne les sensations répand ses influences expansives dans toute l’organisation : il attache à la vie. La douleur concentre le principe sensitif à l’intérieur, enraie , pour ainsi dire, le jeu des organes, et relâche les liens qui attachent à l’existence. Il est : i donc naturel de rechercher les sensations-' agréables, et de fuir celles qui sont pénibles ; 1 ou douloureuses.

Des affections de l’âme. — Les affections de l’âme sont actives ou passives, selon l’espèce j de sentiment moral auquel elles donnent nais-

sance.

Les affections actives sc remarquent dans la bienveillance, la pitié, l’amitié et l’amour, qui nous attachent à nos semblables, et dans la colère, la haine et la jalousie, qui nous en éloignent.

Les affections passives sont agréables dans l'espérance , la satisfaction morale , et pénibles dans la crainte, le dégoût, le découragement.

Les fonctions intellectuelles ou les travaux de l’esprit ne sont point étrangers aux influences du plaisir et de la douleur. Ainsi, la satisfaction qui suit les opérations fructueuses de la pensée délasse l’esprit ; le dégoût qui sc mêle à des efforts stériles le fatigue et le décourage.

L’exercice prolongé de la mémoire, du jugement et de la réflexion est toujours fatiguant; tandis que celui de l’imagination ou du génie excite le cerveau, et sympathiquement tout l’organisme.

Les sensations répétées, les passions tristes et les études sérieuses, épuisent la sensibilité et affaiblissent les organes. De là , la nécessité de les interrompre, de les varier, et de leur

faire succéder l'exercice physique, qui rappelle à l’extérieur les forces de la vie , concentrées sur les sens et sur le cerveau. On voit donc que le repos ou le délassement n’est pas moins nécessaire à l’esprit qu’il l’est au corps.

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