‹ Le médecin sans médecine, ou le charlatanisme dévoiléChapitre 7 sur 9 · A II · texte numérisé non relu

A II

p,ii:C3 par le même praticien, elle alla, (ii:c-huit moi:; ajn is la prcinicre opernjion, à la Cliarilé, où elle fut opérée pai- M. Leroux, jirofesseur de la l’aeidfé de uiédecine de Paris. Ce lut ])eu île leinps après (ui’cile me lit appeler; je lui pratiip.ai trois, lois la puncLon , puis elle eiit: ;i à l’ilotei-lLeu le 24 lévrier Î82i, ou eile jiuu.i’ut au i)Oi:t de tpielipies jours dans i'etat le jdus déplorable, ayant conservé •sa coiina’ssauce ju'<|ua ses derniers ino-

mens, et emportant avec elle au tombeau les regrets les plus vils de quitter la vie.

Je n'ai pu avob' connaissance de l’examen Ciidavei icpiP ; mais la rate et le l’oie, qui étaient d’un volume si considérable, qu’ils occluraient la plus grande étendue de la cavité abdoininate , après la ponction, deraient prés^’iiter des phcnoinèncs pathologiques fort curieux.

OBSERVATION

Donnant mes soins, pendant l’année 1824, à un jeune boinme atteint d’une svpliilis constitutionnelle, j’appris qu’il logeait avec un compagnon de voyage revenu récemment de l’Amcrique, <jui, loi scju i! était malade, se guérissait en s’adrn iiiitrant f:uelf|ues doses du r omi-puirgatif: ce qu: m’engagea à causer souvent avec cet homme pour connaître le soulagement (jue lui pjocuiait ce l'emède.

Je m’aperçus d’après, ses discours que, maigre une santé' apparente, il était byppochoiulriaque, et qu’il se servait àxxvomipur^atif^ plutôt par manie que par besoin. Un mois environ après, continuant toujours mes visites à la personne qui s’était confiée à mes soins, son compagnon de vovage et son ami, ayant à plusieurs reprises fait usage du vorni-purgatif, tomba sérieusement malade, et me consulta sur sa position. Il existait alors une gastroentériteaiguë avec uneinllammation cbronique du foie, pour lesquelles j’ordonnai une application de vingt sangsues sur l’épigastre ; mais le malade ayant une entière confiance dans le vomi-purgatit , loin de suivre mes conseils , continua l’usage de ce remède. Le mal empira, et, consulté de nouveau, je refusai de le voir, disant au jeune homme que je soignais que je ne me souciais pas de me charger de ce ma-

lade, non parce qu’il se trouvait dans uii état désespéré, mais parce qu’il ne voudrait point, d’après sa manière de raisonner en médecine, suivre exactement ce que je lui prescrirais. On envoya alors cliercher l’inventeur du vomi-purgatif, qui refusa de se rendre auprès du malade. Refus qui étonna singulièrement, parce que beaucoup de personnes ignorent que la renommée de ce pralicien, de meme que celle de tant d'autres, n’exisle que dans les petites affiches et sur les murs de Paris, et (jue ces Messieurs sont trop ignol ans pour reconnaître les affections morbifiques qui nous attaquent.

Quelques temps après j’appris qu’il allait de plus mal en plus mal, et son ami m’engagea de le voir, non pour lui donner mes soins, mais pour dire ce que je pensais de son état. En entrant dans sa charnière, je le trouvai assis sur une chaise

pprcée sur îaquellc il restait des lienrrs entières, aljîmè par uue diarrée qui, depuis fort long-temps, ne le quittait pas; les matières qu’il rendait étaient noirâtres , les urines étaient rares et ne s’écoulaient qu’avec Leaucoup de difflcidlé. La teinte de sa peau était livide et cadavéreuse; son coi |)S , dont la maigreur était exti'cme , répaudiiit une odeur fétide et re[)oussante. I! pouvait à peine prendre des boissons ; sa ^oix se faisait à peine entendre, ses yeux étaient mornes et caves, ses joues creuses, enün il olfi'ait le tacies liv jipocratiijiic le mieux caractérisé. Lorsqu’il se leva de dessus sa chaise |)crcée, il ne put se soutenir qu’à l’aide des personnes qui l’environnaien t ; [’aperçus alors que ses jaml)PS étai'^nt O'd- onateu -es , et ra])domen ballonné, ce dont je m’assurai en le louchant; je me retirai ensuite, annonçant aux personnes qui le soignaient sa

fin procliaine , qui arriva au boni de huit à dix jours.

Je ne puis m’empêcher de témoigner ici mon indignation, quand je rcllechis que la plupart des \ ictiines de l’empirisme et du charlatanisme, ne le deviennent que parce eju’elles croient plus cconomicpie de recourir à des remèdes la plupart du temps incendiaires , que d’appelei’ un médecin. Les insensés ne font pas attention que cette manière de se traiter leur coûte heaucoupplus chei- parce que ces remèdes, qu’on a toujours soin de faire paver d’avance, ne sont prônés que dans la vue de gagner de l’argent , et non pour guérir: ce (jui devrait surtout les éclairer sur les dangers auxquels ils exposent, c’est que les per-onnes riches e! prudentes se gardent bien de s’en servir. Si i’on revient ]jrésentenif'nt à la malheureuse victime du Domi-puroutif , ijui fait le sujet de cette

oljsei-vallon, l’on verra que la cause de sa mort provient particulièrement d’avoir été trop intéressée.

Riche propriétaire des colonies d’Amérique , cet homme pensa qu’il était moins dispendieux de traiter ses nègres lorsqu’ils étaient malades , en leur administrant quehpiPs doses du vomi-purgatif, que d’appeler des médecins; cette recette étant surtout accompagnée d’un livre qui en indique l’efficacité et la manière de s’en servir au besoin. Mais U ne réfléchissait point que ce livre lui devenait inutile dans le traitement des symptômes qudl pouvait être à portée d’observer, puisque ce remède étant regardé comme infaillible dans toutes les maladies , il n’avait besoin que d’un prospectus indiquant les doses de ce remède et la manière de s’en servir. Enfin, entêté par caractère , mais facile à s’abuser , cet habitant des colonies se persuada

si fortement quetout ee que disait l'inventeur du 1)0 mi-purgatif était vrai, qu’il paya de sa vie son aveugle crédulité.

L’affreuse condition des nègres tjui les condamne pour toujours à l’esclavage, me force de dire un mot sur la manière dont on se les procure, et surtout sur celle dont on les transporte dans des bâtîmens appelés négriers. On pourrait avec raison me reprocher de sortir de mon sujet; mais malgré que les principales puissances de l’Europe s’opposent à ce commerce homicide, comme il est encore des hommes assez barbares pour s’y adonner, je crois du devoir des vrais amis de l’humanité et de la hberté , de saisir toutes les occasions possibles pour réveiller l’indignation publique contre la traite des nègres. 11 me semble d’ autant plus important d’appeler l’attention des hommes libres sur ce sujet > (pie la traite étant déclarée illicite, etcon-

sc'(|uPinmciit ne pouvant être assujettie à des régies, les malheureux Africains sont riilasscs dans leurs prisons üottantes, sans etre soumis à d’autres lois (lu’à celles de la cupidité des marchands d’esclaves.

Que l’on se figure ces malheureux nègres, arrachés par laruse, le rapt et la force des armes, à leurs hahlfations, aux êtres qui leur sont le plus cher, traversant pieds i;us , sur un Icnain rocailleux ou sur un sahle hrûlani , un pavs immense ! Ils sont attaches par les bras, souventchargéscomme des l)êles de somme , et sans cesse maliiaités et menacés de la mort s’ils ne peuvent supporter les fatigues du chemin qui les conduit à une éternelle servitude. L’esprit humain se refu^ e à croire (jue ce-soient des homni''s (iui se chargent d’un pareil ollice. Ce n’est point encore là le tenue de leurs souffrances, de hicn plus cruelles les attendent lorsqu’ils ont gagné le hàti-

ment appelé négrier qui «loitles coniiuire à leur tleshnalion. Aiis?ilcit ap>rcs leur arrivée à bord , on oiicliaîne les liommes deux à deux par les jambes et on les l'ait descendre dans la cale du navire qui doit leur servir de prison. Les femmes et b's enfaus ne portent point de feisj ils sont sépare^ des bommes. Ces nialbeureux, dont le iiombi c répond à la cupidité de leurs bourreaux , sont pour ainsi dire entassés les uns sur les autres lorsc|ue le vaisseau est rempli. Combien est alors déplor.able la siluaiioii de ces êtres infortunés!

Dans les navires les mieux réglés un homme qui a atteint sa croissance ne peut di'pO'Cj- que de seize pouces anglais en la; geur,drux pieds huit pouces en bailleur et CiiKj pieds iiuit pouces eu longueur; <'rn(jie« e5 navires sont-ils en très-petit nombre. Il en est beaucoup oii les esclaves ne peuvent se coucher que .sur le côté;

dans aucun ils ne peuvent se tenir Je bout. Ils sont continuellement nus, et n’ont sous eux que les planches qui leur occasionnent, pendant les forts mouveniens du vaisseau, des douleurs ati oces, et souvent des ccorclufres aux parties saillantes de leur corus; ils ont en même temps les Jambes déchirées par leurs fers. Mais le moment le plus affreux de leur position , c^est lorsque le mauvais temps et l’impétuosité du vent force de fermer les écoutilles. Aucune langue xie peut décrire ce que souffrent alors ces infortunés qui ci ienl dans leur langue et J’une vois lamentable: Au secours ! Au secours !

Destéuiolns dignes de foi ont comparé la vapeur émanée de leur corps à travers les callebottis, à celle qui sort d’une fournaise ardente. Plusieurs d’entre eux suffoqués par la chaleur, l'infection et l’air corrompu, ont été ti’ansportés à demi-morts.

de la cale t^ur le pont du navire, et d’autres qui étaient en Lonne santé quelques liettres auparavant ont été retirés morts de sulTocation. Que l’on ajoute à ces cruels tourmens le suicide et l’assassinat des malheureux Africains, on aura une idée exacte du commerce des nègres. Il ne manque plus , pour complelter l’horreur de ce tableau, que d'introduire sur les vaisseaux négriers , l’usage des ton! et des vomipurgatifs.

L’indignation qu’inspire la conduite des marchands d’esclaves, fait désirer que tous ceux qui s’adonnent au commerce des hommes soient indistinctement pun’s de la peine capitale, lorsqu’ils sont pris on flagrant délit.

Je ne finirais point si je voulais rapporter ici toutes mes observations relatives aux funestes effets des éméticjucs et des purgatifs 5 car mou intention n’est point de

fiiiro un gros volume ; je me cotitenlerai d’en citer une fort curieuse , (]ui fejvi connalire comLien on peutsoulTrir longtemps, civant de mourir des j)eruicienx , rcsultalsde la mcderlue cvacuaule, et qui prouve en meme temps que les reins et le foie peuvent se suppléer dans leur sécrétion.

OlîSjaiVATION.

Madame L*** , âg{'e de ciiujuan'e- neuf ans environ , d une forte conslllution , cl mère de (juaire enfans bien poiians, fut oiîtn’ee à l'àge de trente ans d’ime liernie clranglce, suite de gi os^esse , et ])or!ait depuis (’e temps un liamiage. Cette femme (pd lut toujours d’un einbunpoi ut i cinarqua!)!e , a^ait conserve )i;siju'alors 1 babiliide de se faire vomir ou de se jiurgcr poui- le nmindre nuda'se . lorsqu'en novend)ic 1.S2G , à la suite de i'aligucs et de

chagrins domestiques, el'e trouva indisposée et prit un émétique en lavage dans du houillon aux herbes, afin d’évacuer par haut et par bas , ce qui la rendit plus uudiiigre. Appelé à celle épocjue au pi ès d I ne de ses hiles qui était malade, elle pi olita de l’occasion pour me consulter sur son élat. Je blâmai le traitement rpi’eile avait l'ait et lui conseillai de se mettre à l'usage des boissons rafraiebussantes et surtout d’être sobre dans sa manière de vivre, ce qu’elle ne fit point.

Quelques temps après elle perdit totalement l’appétit, sou embonpoint diminua sensiblement, et une douleur insupportable, occupant la région lombaire, se taisait sentir par intervalles et durait plus ou moins long-temps. Comme celte femme n’attacbalt que peu d’inqjoi lauce à mes conseils, je cessai d’aller chez elle, et la perdis de v ue jusqidau lOseplembre 1827,

où elle me fit appeler en consultation avec le docteur Moncourrier, son mcdecîn ordinaire. Ce praticien digne de l’estime de ses confrères , m’apprit que celle dame, depuis la mort de son mari, et par suite de revers de fortune innattemlus, avait depuis long-temps été mal portante, et était particulièrement tourmentée par de vives douleurs occupant toute la région des lombes, douleurs qu’elle m’avait dit éprouver lorsque pavais cessé de la soigner.

Des bains, des saignées générales et locales avaient été employés sans efficacité, lorsqu’elle entra à la maison royale de santé du faubourg Saint-Denis , oii elle resta trois semaines environ sans qu’on lui procurât aucun soulagement. 11 est important d’observer que cette malade était très-obstinée dans sa manière de voir et faisait fréquemment des écarts de régime.

])(' retour chez elle, après avoir cou-

suite plusieurs médecins, elle s’attacha I\I. Moncoun ier, qui n’eut jamais l’espoir de la guérir, parce que rafTeclion qui la tourmentait faisaltchaquejour desprogrès, et réduisait celte malheureuse au dernier degré du marasme.

L’état dans lecjuel elle était lorsque je consultai avec mon confrère, était des plus désespérans , et nous tombâmes d’accord sur le terme de son existence, qui ne pouvait tarder d’arriver. Les symptômes que pi ésentait la maladie dénotaient une lésion organique profonde. La face était maigre et tirée , la langue blanchâtre et sèche , parfois jaune , la peau avait une teinte légèrement bilieuse et une chaleur âcre au toucher , et le pouls était fréquent. Ces symptômes ne s’observaient que pendant les accès de fièvre déterminés par les douleurs lombaires. L’abdomen , xjuoique souple , était légèrement douloureux à la

région opigastriqun , et la malade re.'sentai! cliafjue jour des douhnirs alrf)ces dans la l égion des lombes , qui commençaient vers le soir el se [)• o ongeaieni plus ou moins avant dans la nuil ; ces douleurs allaient foiqours en eroii-sanl au [loint rpie la malade, ne pomant nlus le< supporter, elle tombait, arcablée île fatigue, dans un profond assoiq)issement ; cet as«:oiq)issement peut en même temps être attribué à l’usage de l’acélafe de morpbine auquel elle était babiluée , et dont elle prenait de fort es doses dans l’intention de calmer ses souffrances. Les digestions ne se faisaient qnbnec la pins gi’ande dilficullé, aussi ne pj-ennll-elle peut ainsi dire jmiiït d’alimeiis. Les seücsii’avai' ni lieu «pm tmis les (piati e ou cinq jours ef au d' In, le plus ordinairement à laide de laveinens.

Les excrémens étaient grisâtres tii aiit sur le brun, et ne pai aissaieut contenir aucune matière bilieuse.

Ces svmptàmp.s nous fii ent reoonnnltre une lésion organique proioïKle du foie et de l’estomac , et présumer celle d’un des reins, vu la mauvaise nature desuriiies t|ue la malade rendait; elles étaient grumeler.sps, pundentes et d’mie couleur \ erte foncée, et ne s’écoulaient (jue toutes les vinst"(iua! re heures après la üii de l’accès

des doideurs de reins ou des lombes. Ces mines, dont la quantilc était de deux:

verres einiiou, piaseutaient les particularités suivantes : observées dans le bassin . on vovi.it une certaine quantité d’u- ; ine naturelle enlourar.t un fluide plus épais et plus abondant , d’une couleur verte fonec’e , lég'reinent purulente , ce qui me fit pi é: umer (jue s’il existait une lésion dans les \ oies urinaires , il ne dev ait y avoir f|u’uii rein de jualade. Mises dans un verre, ces urines en se mêlant, n’offj aient plu? rpi’mi fluide vrrdàlre, toul-à-

fait semljlahle à la bile. M. Baruel , préparai eiir du laboratoire de chimie de rj^cole de Médecine de Paris, s'était chargé d’analjser ces urines , mais je n'ai pu jusqu’à ce jour obtenir de lui le résumé de son analyse.

Nous nous bornâmes, pour bâsedu traitement , à continuer les opiacés, surtout l’acétate de morphineauquel la malade était tellement habituée, qu’elle en prenait dans les derniers temps, jusqu’à deux grains par jour. Comme aucun aliment ne pouvait passer facilement , nous prescrivîmes un régime nourrissant, mais liquide, tels que le bouillon de bœuf et de poulet, avec lequel on lui faisait de légers potages à la semoule, à la fécule de pommes de terre, de riz ou d’arou root , dont elle ne prenait que quelques cuillerées. Elle variait ce genre de nourriture avec un régime lacté. Vers la finde sa maladie, les bolssonsne pu-

reiit plus passer, les douleurs lombaires devinrent moins fortes, et la vitalité s’éteignant par degré , elle mourut sans agonie le 21 décembre 1827.

Nécropsie. L’habi tude extérieure du cadavre était d’une maigreur remarquable et de couleur jaunàti e -, les extrémités supérieures se trouvaient infdtrées jusqu’aux coudes , et l’extrémité inférieure droite dans toute son étendue; rexlrémité inférieure gauche était émaciée et la peau qui recouvre le sacrum excoriée. L’abdomen nullement distendu, laissait apercevoir sur la région onibilicale,uue tumeur herniaire peu volumineuse et molle au toucher.

A l'ouvert une du corps, les cavités crânienne et thoracbique n’offrirent rien de remarquable.

L’aijdomen ouvert , il se dégagea une certaine f|uanlité de gaz lVtides,el nous vîmes s’écouler un fluide sero-purulant

epanclié dans la rcgion ombilicale, el dans le sac lici'iiiaîre d’une portion d’cpli piooii sortie au travers de l’amieau ombilical . à la paiiie sit[)cricure du(|uel ou remarquait une adbcrencc. Celle collection purnlcule nous parut piovenircb^ l'ulcciation d’une tumeur caiiccreuse dont il sera mention plus bas.

L’c'slomac et les inteslins oirraient les traces d’une înllammal ion cbroniijue an cionne, et ne lais;-aient apercevoir aucune teinte de bile.

Le foie était de volume ordinaire , et d’une couleur brun cendrée , plus foncee dans sa moitié droite et supérieure cpie diins le n'sle de son étendue, <|ui avait

une teinte légèrement jaunâtre. A sa lace siqrcrieure oc; convexe, eî près de son bord Irancbant , il existait quatre macules de couleui' jaune très- disli nele , rurnn es [lar la présence de lunu'i;is développées dans

l'cpn ’ssfur de la sulistance j)aioucliy mairii'C. Sur la t'acc inrcricurr ou concave (le l'oi'£;ai!e ÿtd'i'cteui' de la hüe, nous reiT confràüies trois autres tuineurs de niême naîun' nue codes de la lace convexe, l’aiini ces ti.meurs, qui (itaieiit au iiomlire de sept, il sVo liou'.ait di-i.x jdus\o!undiiee.sps que les autres ; rime de la gros- SPi;i‘ d’u .'! ond' de poule , occupaii l la pai I ic auleiieure et interne i!u grand !ob(', et i’aulro plis giüS'C encore silude dans la sc:ssure tiaiisversiile du foie. La vesici le contenait un fluide tout-à-i'ait seuibddde au niecmiium.

Cr.') timieui’.-, di v'isc’rs avf'c le scalpel, offraient un ti.'Sü de couleur jaune, inarfli ce dei Ji's rosacées ( t di’ ia cmisi lance des rems : eües lais-aicnt suinler un lluide analogue aux ui ines ohservi-es [lendanl la Vie du sujcf. l a plus \ o!u tr.iui'use de ces turr]«'urs, ori iqiai.t !a scihsure transi er-

sale, était traversée par le canal hépatique, qui se trouvait cancéreux et comme obstrué dans l’étendue de trois lignes environ.

Procédant ensuite à l’examen des voies urinaires, nous trouvâmes une tumeur cancéreuse du volume du poing , située au-devant de l’aorte et de la colonne vertébrale, entre les deux reins, et renfermée dans la duplicature du péritoine où commence le mésentère. A la partie supérieure et gauche de celte tumeur se trouvait un loyer purulent ((ui contenait deux ou trois cuillerées de pus provenant de la désorganisation de son tissu. Les reins étaient parfaitement sains, et ne contenaient dans leur parenchyme aucun Iluide analogue aux urines que la malade avait rendues. La vessie et les ureteres n offraient lien de remarquable j il y avait cependant une li espetite quantité d’urine bilieuse dans la

vessie.

La matrice contenait un peu de sang exsudé de la même manière que pendant les règles.

D’après celte observation, je pense que, pendant que les douleurs determinéps par rulcération de la tumeur cancéreuse abdominale se faisaient sentir, l’irritation se propageant sympatbiquenient aux reins empêchait la sécrétion de l’urine; qu’alors la sécrétion de la bile était augmentée, et qu'aussitôt que l’état d’érétbisme avait cessé, la bile ne pouvant s’écouler par le canal bépalliique obstrué, se trouvait porté dans les voies urinaires et rendue avec les urines. J’ai remarqué que, si les urines étaient plus long-temps que de coutume à s’écouler, la teinte jaunâtre de la peau devenait plus foncée.

J e me contente d’émettre cette opinion, et laisse aux physiologistes à expliquer par quelles voies peut s’opérer le transport de

la i)ile dans la vessie, lors(|ue le foie pL l*n[)pareil urinaire se suppléenl dans leurs l’oiici iuns.

L’ou pourrait me reprocher de uc- ciler <pie des observations (jui comhaltent i’nsage des émcticjiies et des purgalil’s, sans en cilei' une seule à raj)pi.i de mon nniiinoi'l)i<jue et de la theoi ie sur laquelle il repose, ^hioicjue )'aie dc|à manihr-'lt; mon opinion sni’ ce icMuède, |e l'ei ai oi)server <jue , maleré les lains ellets «[u’on ]iourrait en ohlndr, je me garderais hif ti de rapporter ici les observations <jue les malades eux- m c mes m’a dressennent, dans laci’ainte de Inmber dans la même faute que 1 in- 1 cnleur du lom-purgatil , (jui ilit en parlant, lie ecnx oni se sont li'ai'.cs avec sa « 1

nromic, cl (lui en ont surtout olitcnu de bons ciTcls ; a N. B. L’insertion de plue sieurs lettres conlmues dans ce lolume, >' ii’fsl point de notre part une aj'pi ob.t-

)i tion aL“o!ue des assei’tions qu’eiles conn tiennent : ce sont Ui plupart des per- )' sonnes qui, otianrrres a T; rt de £;uci ir,

!i conl'ondent re.-pèce, le gi'r.n' et l’niti n- « siîe des maladies. jNous invitons nos lecr teurs à ne ]>i endre une détcrniii ation ' ji quelconque dans les cas ana'ognes, afin » d'e\iler les inconvcnlens qui ponriaient n en résulter. L’alms est si soinent à côlé a de l’usage, que nous ne saurions trop i-e- « commandei- de nous consulter oraknieut n ou par écrit. iXous discenu'rons les indi- » cations précises en dirig' ant la nva clie }' d’untraiteinenl ralr onncetinéllsüdiiiue a ] ’aj): ès cette note, n’est-oî; pas en droit de demander à l'auteur quelle es* l’ulilité de son livre, ayant j)Our liire /<7 Medt^cine sans le yicdecm ^ puisqu’il faut consulter ])Our êti e cej tain de sa guérison. On jionrjait encuif; loi prouve!- (ui'il avoue luijnèrne le dangrr de s'en sei vii-, parce cp/a-

( î-'îe )

vec son ouTi’agCj on peut confond; e l'ospèce , le genre et l’intensité des maladies. Enfin , je finirai celte partie de mon travail par l’anecdote suivante ;

Cl Me trouvant dernièrement dans un salon avec un riclie négociant, cet homme me raconta rpi’étant légèrement indisposé, il alla consulter l’inventeur du loni-purgatif, qui lui conseilla son remède, et lui vendit son ouvrage en l’assurant qu’il pourrait désormais se passer de médecin. Malgré les précieuses Indications de cet ouvrage, la personne se trouvant plus mal, retourna chez l’auteur de la Médecine sans le médecin^ et lui dit qu’elle avait sui^i exactement les prescriptions de son livre sans en éprouver de soulagement. A quoi ce patricien renommé répondit , qu’avec son livre il était encore nécessaire de consulter. Le négociant, peu satisfait de sa réponse, partit au plus vite, en lui disant :

votre ouvi'age n’est donc pointla sans médecin. » EnP.a, que penser du mérite d’un ouvrage que rauteur est réduit à vendre en le faisant annoncer dans les villages au son du tambour. Voyez Tarticle suivant extrait du Journal de la Lancette française., tome 2 , n° 54.

Page 1